À l’approche de la 31e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP31), prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, la Côte d’Ivoire affiche ses ambitions. Le pays entend mobiliser des financements internationaux pour soutenir son Plan national de développement (PND) 2026-2030, tout en plaçant la résilience sanitaire au cœur de son agenda climatique.
Les grandes orientations de la participation ivoirienne ont été présentées le 2 novembre 2026, lors de la cérémonie d’avant-départ de la délégation nationale, présidée par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.
À cette occasion, le ministre a insisté sur la nécessité de faire de cette rencontre internationale un levier de mobilisation de ressources techniques et financières durables. L’objectif est notamment de renforcer la capacité des infrastructures et des populations à faire face aux conséquences du changement climatique, dont l’érosion côtière et les inondations.
« La Côte d’Ivoire a désormais une nouvelle approche : s’y rendre avec un objectif clair et en revenir avec des résultats concrets », a-t-il déclaré. Il a précisé que les projets présentés et les partenariats recherchés devront s’inscrire dans les priorités définies par le PND 2026-2030.
Parmi les principaux enjeux figure également le financement de la troisième version de la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0), dont les besoins sont estimés à environ 59 milliards de dollars à l’horizon 2035. À travers cet engagement, la Côte d’Ivoire ambitionne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,07 % d’ici 2035, par rapport au scénario de référence. Cette nouvelle orientation accorde une place importante à la santé humaine, en intégrant les conséquences sanitaires du dérèglement climatique dans les politiques de résilience.
En outre, Abou Bamba a annoncé l’adoption prochaine du Pacte africain sur le climat et la transition écologique (PACTE). Ce mécanisme vise à accompagner les pays africains dans la lutte contre le changement climatique et la mise en œuvre de leurs engagements environnementaux.
Sa phase pilote prévoit de mobiliser 443 millions de dollars, soit environ 265 milliards de FCFA, sur cinq ans, au profit de quatre à sept pays africains.
Pour porter ces différentes ambitions à Antalya, la délégation ivoirienne sera conduite par le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, qui représentera le chef de l’État, Alassane Ouattara.
À travers cette participation, la Côte d’Ivoire entend ainsi faire de la coopération climatique un instrument de financement de son développement et de renforcement de sa résilience face aux défis environnementaux
Cyrielle Brou