La deuxième édition du Salon international de la Salubrité et de l’Environnement (SISE 2026) a officiellement ouvert ses portes le vendredi 10 juillet 2026, à Abidjan-Plateau. Placé sous le signe de la coopération et de l’innovation, ce rendez-vous entend promouvoir des solutions concrètes pour accélérer la transition écologique en Côte d’Ivoire et sur le continent africain.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Environnement, Abou Bamba, en présence de plusieurs acteurs publics et privés engagés dans les questions environnementales. Le Gabon est le pays invité d’honneur de cette deuxième édition.
Pendant plusieurs jours, le salon réunira experts, collectivités territoriales, chercheurs, entreprises, investisseurs et organisations internationales autour de panels, conférences, expositions, rencontres d’affaires et remises de distinctions.
Prenant la parole, l’initiatrice du salon, Madame M’Baya, a rappelé que le SISE est né de la volonté de fédérer les acteurs autour des défis environnementaux.
« Le SISE est bien plus qu’un salon d’exposition. Il constitue une plateforme internationale de dialogue, de partage d’expériences, d’innovation et de partenariats où les décideurs publics, les collectivités territoriales, les chercheurs, les industriels, les investisseurs, les organisations internationales et les citoyens construisent ensemble les solutions de demain », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les villes africaines font aujourd’hui face à des défis majeurs liés à la croissance démographique, à l’augmentation de la production des déchets, à la pollution, à la dégradation des ressources naturelles ainsi qu’aux effets du changement climatique.
Revenant sur les acquis de la première édition, organisée en juillet 2025, elle a cité notamment la participation à la COP30, la promotion de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), la création de la Confédération des entreprises vertes de Côte d’Ivoire et plusieurs campagnes nationales de sensibilisation en faveur de la protection de l’environnement.
Pour l’Honorable SEHI BI Alphonse, président du comité scientifique, le salon s’inscrit dans la dynamique des réformes environnementales engagées par la Côte d’Ivoire, notamment avec l’adoption du Code de l’environnement de 2023 et la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Selon lui, le SISE contribuera à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en mettant l’accent sur quatre priorités : l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la mobilisation des populations et le développement de l’innovation territoriale grâce aux nouvelles technologies, à la coopération et aux partenariats.
Il a également insisté sur le rôle des collectivités territoriales dans la réussite de cette transition, notamment en matière d’assainissement, de gestion des déchets, d’urbanisme et de sensibilisation des populations.
Procédant à l’ouverture officielle du salon, le ministre Abou Bamba a appelé les entreprises, les industriels, les start-up, les chercheurs et les partenaires techniques à investir davantage dans des technologies sobres en carbone et adaptées aux réalités africaines.
Pour le ministre, l’environnement ne constitue plus uniquement un enjeu de préservation de la nature, mais représente désormais un levier de développement économique. « Le paradigme a changé. L’environnement est aujourd’hui un véritable moteur de croissance, de création de richesses et d’emplois verts », a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs souligné que les investissements réalisés par le gouvernement dans les domaines de l’assainissement, de la gestion des déchets et des infrastructures résilientes participent à la protection des populations, à l’amélioration de la santé publique, au développement économique local et à la création d’emplois durables.
À travers cette deuxième édition, le SISE 2026 ambitionne ainsi de renforcer les partenariats entre les différents acteurs et de faire émerger des solutions innovantes capables d’accompagner la transition écologique en Côte d’Ivoire et en Afrique.
Yidéman KOUADIO