À la veille du quart de finale très attendu entre la Côte d’Ivoire et l’Égypte, ce samedi 10 janvier 2026 à Agadir, Emerse Faé s’est présenté face aux journalistes avec un discours clair, lucide et résolument ambitieux. Après son homologue égyptien Hossam Hassan, le sélectionneur ivoirien a affiché sa détermination à qualifier les Éléphants pour les demi-finales, sans calcul.
« Si vous voulez gagner une CAN, il faut être prêt à battre n’importe quelle équipe à n’importe quel moment », a affirmé Faé, balayant toute idée de prudence excessive. Conscient du défi que représente l’Égypte, nation la plus titrée de la compétition, il assume pleinement l’objectif : aller le plus loin possible et franchir l’obstacle égyptien. Malgré un contexte logistique moins favorable lié au changement de ville, d’hôtel et un jour de repos en moins, le sélectionneur se veut rassurant. « On a été un peu déboussolés, mais notre objectif reste intact : aller au bout ».
Faé n’a pas éludé la complexité du duel face aux Pharaons. Selon lui, l’Égypte reste fidèle à son identité historique : une équipe qui semble parfois subir, mais qui ne rompt jamais. « Elle donne l’impression d’être en difficulté, mais elle punit à la moindre opportunité », a-t-il analysé, évoquant même des similitudes avec la génération victorieuse de 2006. Une formation solide défensivement, jouant avec le cœur, et portée par des talents offensifs de classe mondiale comme Mohamed Salah et Omar Marmoush.
« Les joueurs sont prêts, psychologiquement et physiquement », rassure l’ancien milieu du FC Nantes tout en rappelant qu’il ne faut jamais affronter l’Égypte avec excès de confiance. Même si les statistiques sont défavorables avec une seule victoire ivoirienne en 11 confrontations à la CAN, le sélectionneur insiste : « on remet les compteurs à zéro ».
Enfin, Faé a tenu à s’exprimer longuement sur le jeune Inao, symbole du renouveau ivoirien. Il salue un joueur talentueux, techniquement à l’aise, bien intégré au groupe et porteur d’une fraîcheur précieuse. « Il apporte sa joie de vivre, son insouciance. C’est un bonheur », confie-t-il, soulignant un état d’esprit exemplaire et une marge de progression prometteuse.

Concentré uniquement sur son équipe, Faé écarte toute polémique, y compris autour de l’arbitrage. Pour lui, l’essentiel est ailleurs : livrer un grand match, être à la hauteur de l’événement et décrocher une place dans le dernier carré.