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Dans le quartier de Parque Burnier, à Juiz de Fora, dans l’Etat du Minas Gerais, au Brésil, le 24 février 2026. SILVIA IZQUIERDO/AP

Au moins 36 personnes ont perdu la vie et 33 autres sont toujours portées disparues dans le sud-est du Brésil, frappé par des pluies torrentielles d’une rare intensité. Le dernier bilan officiel communiqué mercredi 24 février 2026 fait état d’importants dégâts dans l’État du Minas Gerais, où la défense civile nationale a été placée en « alerte maximale ».

Les municipalités de Juiz de Fora et Ubá figurent parmi les plus durement touchées. Lundi, des précipitations exceptionnelles ont provoqué des inondations soudaines, des effondrements de bâtiments et des glissements de terrain meurtriers. Des quartiers entiers ont été envahis par les eaux et la boue, ensevelissant des habitations et piégeant leurs occupants.

Mercredi, les équipes de secours poursuivaient leurs recherches dans des conditions particulièrement difficiles. Les pompiers mobilisés sur le terrain ont toutefois reconnu qu’il est « peu probable » de retrouver des survivants sous les coulées de boue, alors que de nouvelles pluies intenses sont attendues jusqu’à vendredi. Malgré ces perspectives sombres, les opérations de fouille se poursuivent sans relâche dans les zones sinistrées.

Dans le quartier de Paineiras, à Juiz de Fora, plusieurs familles ont été décimées par l’effondrement de terrains saturés d’eau. Josiane Aparecida, cuisinière de 43 ans, recherche toujours les enfants de sa cousine, âgés de 6 et 9 ans, ainsi que leur père. « Notre famille est désespérée », confie-t-elle. Sa cousine et sa propre mère ont péri dans un glissement de terrain qui a détruit leur maison. « Nous peinons à garder l’espoir, c’est très difficile et nous avons déjà perdu deux proches », a-t-elle ajouté.

Les pompiers ont également indiqué avoir extrait le corps d’un homme qui avait réussi à sauver sa femme avant de succomber, illustrant la violence soudaine des coulées de boue qui ont balayé certaines zones résidentielles.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le président Luiz Inácio Lula da Silva a confirmé mardi la déclaration d’état de catastrophe naturelle dans la région. La défense civile nationale a été placée en « alerte maximale », permettant la mobilisation de ressources fédérales supplémentaires et l’acheminement d’aides d’urgence.

Le Brésil a connu ces dernières années une succession de catastrophes liées à des phénomènes climatiques extrêmes. En 2024, des inondations meurtrières avaient fait plus de 200 morts dans le pays. En 2022, une violente tempête à Petrópolis, dans l’État de Rio de Janeiro, avait causé 241 décès.

De nombreux experts établissent un lien entre la multiplication de ces événements et les effets du changement climatique, qui accentuerait la fréquence et l’intensité des précipitations extrêmes. Dans le Minas Gerais, les autorités redoutent désormais que les sols déjà saturés n’aggravent encore la situation dans les prochains jours.

L’entrée de la localité de Vonkoro à la frontière avec le Ghana, dans la région du Bounkani © AIP

La brigade de gendarmerie de Bouna a procédé, mardi 24 février 2026 aux environs de 4 h du matin, à Vonkoro, localité frontalière avec le Ghana, à l’arrestation de K.P, trafiquant d’anacarde âgé de 38 ans, pour son implication présumée dans une opération de fuite illicite de 25 tonnes de noix de cajou sorties du territoire pour ce pays limitrophe.

Selon des sources, le mis en cause qui circulait à moto, aurait facilité sur l’axe Bouna-Vonkoro, le passage d’un camion transportant 25 tonnes de sacs de noix de cajou à destination du pays voisin.

Informé de l’activité suspecte grâce à un réseau d’information et de surveillance qu’il a institué, le procureur de la République près le tribunal de Bouna, Coulibaly Pan Jean, figure centrale de la lutte contre la fuite des produits vers les pays limitrophes, a immédiatement ordonné le déploiement d’un dispositif d’interception. Le commandant de brigade (CB) de Bouna et ses hommes ont ainsi pris la direction de l’axe menant au Ghana.

À leur arrivée à Vonkoro, située à 35 km de Bouna, le camion était déjà très avancé. Le véhicule avait franchi le poste frontière, traversé le pont sur le fleuve Volta noire et réussi à passer avec l’intégralité de sa cargaison sur le territoire ghanéen.

Sur instruction du procureur, la gendarmerie a alors tendu une embuscade à K.P., qui, de retour en Côte d’Ivoire vers 4 h du matin sur sa moto, a été interpellé à Vonkoro. Conduit à Bouna, une perquisition effectuée, sous ordre du procureur, à son domicile au quartier Gborontchara, a permis la saisie d’un camion de 15 tonnes contenant 55 sacs de 100 kg de noix de cajou, qui s’apprêtait également à prendre la destination du Ghana.

Placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Bouna, K.P attend son déferrement devant le Pôle pénal économique et financier d’Abidjan, où il devra répondre des faits qui lui sont reprochés et citer les éventuels complices.

Le 11 février à Bouna, le préfet de la région du Bounkani, Yacouba Doumbia, avait, au cours d’un atelier du conseil du coton et de l’anacarde-karité, appelé les forces de défense et de sécurité (FDS) à la vigilance et à l’intransigeance dans la lutte contre la fuite des produits agricoles, notamment l’anacarde, vers les pays limitrophes.

Le préfet avait prévenu les FDS sur le fait qu’ils doivent renforcer la coordination et faire preuve d’une intégrité sans faille afin de restaurer pleinement la confiance de l’État et des populations, rappelle-t-on.

La promptitude des éléments de l'ONPC a permis d'éviter l’embrasement de la pharmacie Fidelitas. © AIP

Un départ de feu, survenu mercredi 25 février 2026 dans une pharmacie à Man, a été maîtrisé par les pompiers civils, évitant sa propagation au bâtiment.

L’incident s’est produit aux environs de 8 h à la Pharmacie Fidelisas, située au quartier Capen. Une fumée s’échappant d’un bureau a alerté le personnel et des riverains, entraînant la saisine des agents de l’Office national de la protection civile (ONPC) de Man.

Un engin incendie et un véhicule de soutien, équipés de matériel d’intervention, ont été dépêchés sur les lieux. Les secours ont procédé à l’ouverture du bureau concerné avant de circonscrire le feu. Le commandant de l’ONPC de Man, Henoc Yobouet, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un incendie.

« Ce n’est pas un incendie, c’est un départ de feu. L’officine n’a pas pris feu. Le feu est parti d’un ordinateur dans un bureau. Ce sont les fils électriques qui se consumaient, ce qui a produit beaucoup de fumée », a-t-il expliqué.

« Nous sommes intervenus aussitôt que nous avons été saisis. Le feu a été circonscrit et l’incident est resté limité au bureau, il y a eu plus de peur que de mal », a-t-il ajouté, indiquant qu’aucun autre dégât n’a été enregistré.

Selon le commandant Yobouet, les médicaments sont restés intacts et l’officine peut reprendre son service.

Sur place, un riverain a exprimé sa reconnaissance aux agents déployés.

« Merci pour votre intervention. On a évité le pire », a-t-il déclaré.

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