« Les Ivoiriens sont-ils suffisamment préparés aux imprévus ? », c’est la question centrale autour de laquelle s’est tenue une rencontre entre Belife Insurance, le Conseil national des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire et la presse, le mercredi 24 juin dernier à Abidjan. Objectif, réfléchir autour des principaux freins au développement de l’assurance en Côte d’Ivoire afin d’y apporter des solutions concrètes.
La compréhension des produits et la perception de la valeur de l’assurance, sont quelques éléments clés que le citoyen ne comprend pas à l’instant lorsqu’un agent assureur s’approche de lui. Selon Marius Comoé, président du Conseil national des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire, il appartient à l’Etat de créer les conditions.
« L’État s’est désengagé presque du secteur de l’assurance pour les confier à des particuliers. Donc notre rôle est de savoir si les offres et les services qui sont mis à la disposition du consommateur, répondent à ses attente », a-t-il indiqué.

Pour y parvenir, il fait savoir qu’il faut adopter une démarche de dialogue direct avec les pouvoirs publics afin de soumettre des solutions concrètes aux difficultés des usagers.
En outre, il souligne que les compagnies d’assurance doivent avant tout inspirer confiance en faisant preuve de transparence sur leur capacité à indemniser les assurés en cas de sinistre. Il déplore également que les clauses contractuelles soient souvent mal expliquées et appelle à un effort de pédagogie afin que chaque consommateur comprenne clairement les garanties auxquelles il souscrit.
Pour sa part, Belife Insurance par la voix de son représentant Maméry Silué, directeur du développement commercial, a plaidé pour des réformes structurelles afin de renforcer la protection financière des Ivoiriens. Aussi, il a saisi l’occasion pour proposer de rendre obligatoires certaines garanties d’assurance-vie, notamment la couverture des frais funéraires.

Selon lui, de nombreuses familles, déjà éprouvées par les dépenses médicales engagées pour soigner un proche, se retrouvent confrontées à de lourdes charges supplémentaires en cas de décès. Pour alléger ce fardeau, il suggère d’adosser une garantie complémentaire à la Couverture maladie universelle (Cmu), afin de prendre immédiatement en charge les frais de conservation du corps, de cercueil et de transfert.
Rappelant les actions entreprises par son employeur, il a informé que la compagnie d’assurance mise désormais sur la technologie pour démocratiser ses services.
« Nous allons lancer sous peu une plateforme de souscription 100 % digitale. Les usagers pourront y suivre l’évolution de leurs prestations directement en ligne », a-t-il annoncé.