°C

Capture de Nicolás Maduro : l’ONU face à une ligne rouge du droit international

L’arrestation spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, dans la nuit du 3 janvier 2026 à Caracas,

L’arrestation spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, dans la nuit du 3 janvier 2026 à Caracas, a provoqué une onde de choc diplomatique majeure et ravivé les tensions au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Transféré à New York avec son épouse, Cilia Flores, le chef de l’État déchu a été présenté devant un tribunal fédéral américain, tandis que Washington revendiquait une opération de « justice » fondée sur des mandats pour trafic de drogue et autres crimes.

Réuni en urgence lundi 5 janvier 2026, le Conseil de sécurité a été le théâtre d’un affrontement frontal entre deux visions de l’ordre international. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment l’interdiction du recours à la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des États. Il s’est dit « profondément préoccupé » par une intervention américaine qui, selon lui, met à l’épreuve le droit international et crée un précédent dangereux.

Les États-Unis, par la voix de leur représentant Mike Waltz, ont défendu une conception extraterritoriale de l’État de droit, estimant que Nicolás Maduro a été arrêté comme « un trafiquant » devant répondre de crimes commis contre la population américaine. Une justification rejetée par Caracas, qui a dénoncé un acte d’agression. Le représentant vénézuélien, Samuel Moncada, a qualifié cette date de « moment de gravité historique » et accusé Washington de violer les conventions internationales.

La fracture s’est élargie avec les prises de position de plusieurs États. La Russie, la Chine et Cuba ont dénoncé une application sélective du droit international et mis en garde contre la « loi du plus fort ». La France a tenté une position d’équilibre, critiquant à la fois la répression du régime Maduro et l’opération militaire américaine.

À l’issue de la réunion, aucune résolution n’a été adoptée. Mais le débat a mis en lumière une ligne rouge : celle qui oppose la primauté du droit international à l’usage de la force comme instrument de justice, au cœur d’un système multilatéral aujourd’hui profondément éprouvé.

Mega bannière bas : 728×90

Partager :

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pavé : 300×250

A suivre aussi

602400532_1327461132757362_8527288622396139286_n
La Commission Électorale Indépendante (CEI) a annoncé les résultats définitifs des législatives du 27 décembre 2025, à l’exception des circonscriptions de Toumodi, Dualla et Massala,
WhatsApp Image 2026-01-09 at 16.13.07 (1)
L’équipe en charge du projet de construction de l’échangeur au rond-point de la gendarmerie d’Abobo a rencontré, le jeudi 8 janvier 2026, les transporteurs, les

Articles populaires

tiktok

AFP – TikTok fait-il la promotion du suicide ? Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le signalement d’un député pointant l’influence néfaste

L'ancien président Laurent Gbagbo

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien Président Laurent Gbagbo, a annoncé ce jeudi 6 novembre qu’il ne participera aux

Catégories les plus consultés

Pavé : 300×250

Articles similaires

Nouvelle saison,
TEMPO est de retour !

Nouvelle saison, nouveau format et encore plus de divertissement. Préparez-vous à vivre des moments forts en émotions.
ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio