Un grave accident aérien a endeuillé la Colombie, lundi 23 mars 2026. Un avion militaire de type Hercules C-130 s’est écrasé peu après son décollage à Puerto Leguízamo, dans le département du Putumayo, au sud du pays, près des frontières avec l’Équateur et le Pérou. Le bilan provisoire fait état d’au moins 66 morts et de plusieurs dizaines de blessés parmi les 125 personnes à bord.
Selon les autorités locales, l’appareil transportait essentiellement des militaires. Le dernier bilan communiqué par une source militaire précise que 58 soldats, 6 membres de l’armée de l’air et 2 policiers figurent parmi les victimes. Au total, 114 militaires et 11 membres d’équipage se trouvaient à bord au moment du drame.
L’accident est survenu quelques instants après le décollage, aux environs de 16 heures (heure française). D’après les premières informations, l’avion aurait brusquement perdu de l’altitude avant de s’écraser au sol, puis de prendre feu. Des images diffusées par les médias montrent une épaisse fumée noire s’élevant au-dessus des débris de l’appareil, consumé par les flammes au milieu d’une zone végétalisée.
Les opérations de secours ont été rapidement engagées, mais se heurtent à d’importantes difficultés logistiques. Le gouverneur du Putumayo, Jhon Gabriel Molina, a évoqué « de grandes difficultés pour évacuer les victimes » en raison des infrastructures limitées de l’aéroport local. Au moins 81 blessés ont été pris en charge et évacués vers des structures médicales, selon les autorités.
Le président colombien, Gustavo Petro, a exprimé sa profonde tristesse face à ce qu’il a qualifié « d’accident affreux qui n’aurait jamais dû se produire ». Il a également souligné la nécessité de moderniser la flotte militaire, sans établir pour l’heure de lien direct avec les circonstances du crash.
De son côté, le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, a indiqué qu’« aucun indice d’une attaque d’acteurs illégaux » n’avait été relevé à ce stade, dans une région pourtant marquée par une forte activité de groupes liés au narcotrafic. Il a toutefois précisé qu’une partie des munitions transportées à bord avait explosé après l’impact, ce qui expliquerait certaines détonations entendues dans des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de la catastrophe. Les autorités appellent à éviter toute spéculation dans l’attente des conclusions officielles.
Ce drame intervient moins d’un mois après un autre crash impliquant un avion du même type en Bolivie, soulignant les préoccupations croissantes autour de ces appareils pourtant largement utilisés par les armées à travers le monde.