Après quarante-trois jours de paralysie budgétaire, un record aux États-Unis, le président Donald Trump a promulgué mercredi 12 novembre soir la loi mettant fin au « shutdown » le plus long de l’histoire du pays. Le texte, adopté quelques heures plus tôt par le Congrès, marque la reprise du fonctionnement normal de l’administration fédérale, durement touchée depuis le 1ᵉʳ octobre.
« Aujourd’hui, nous envoyons le message clair que nous ne céderons jamais au chantage », a déclaré le président républicain depuis le Bureau ovale, avant de signer la proposition de loi sous les applaudissements de ses partisans.
Après son adoption lundi par le Sénat, la Chambre des représentants a approuvé la proposition budgétaire mercredi avec 222 voix pour et 209 contre. Seuls six élus démocrates ont voté avec la majorité présidentielle, tandis que deux républicains s’y sont opposés. Le président de la Chambre, Mike Johnson, a salué la fin d’un « long cauchemar national », tout en accusant les démocrates d’avoir prolongé la crise « inutilement ».

Le texte prolonge le budget précédent jusqu’à fin janvier 2026, évitant une nouvelle fermeture immédiate des services publics. Mais il laisse en suspens la question de la prolongation des subventions d’ »Obamacare », un point majeur de discorde.
Les démocrates ont obtenu quelques concessions, dont la réintégration des fonctionnaires licenciés et la pérennisation du programme d’aide alimentaire SNAP jusqu’en septembre, garantissant la distribution de cette aide vitale à plus de 42 millions d’Américains.
Huit sénateurs démocrates ont toutefois permis l’adoption du texte, suscitant la colère de leur camp. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a dénoncé sur X une « capitulation » et une « trahison ». Le chef de la minorité démocrate, Hakeem Jeffries, a, lui, exhorté les républicains à tenir leur promesse d’un futur vote sur les subventions santé.

Depuis le début du blocage, plus d’un million de fonctionnaires n’étaient pas payés et des milliers de vols avaient été annulés, provoquant de lourdes perturbations économiques. Avec la signature de cette loi, les États-Unis sortent enfin de la plus longue crise budgétaire de leur histoire, sans garantie d’éviter un nouveau bras de fer début 2026.