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 Entrepreneuriat des jeunes : à 14 ans, Coulibaly Aminata Rayanne remporte la 3ᵉ édition de Small Boost

À seulement 14 ans, Coulibaly Aminata Rayanne s’est hissée sur la première marche du podium de la 3ᵉ édition de Small Boost. Porteuse du projet AYRA, une céréale abordable fabriquée à base de souchet, également appelé tchongon, la jeune entrepreneure empoche 1 million de FCFA récompensant le premier prix de cette compétition dédiée aux talents âgés de 12 à 21 ans. Après 13 sessions de formation, représentant plus de 50 heures d’apprentissage et de coaching, les 9 finalistes ont livré leur grand oral devant un jury composé d’entrepreneurs aguerris. La finale s’est tenue samedi 5 septembre 2026 à l’Institut Français d’Abidjan, au terme d’un parcours destiné à renforcer leurs capacités et à leur permettre de mieux structurer leurs projets. Organisé par Small Graine, Small Boost est un programme national de détection, de formation et d’accompagnement des jeunes, scolarisés ou non. L’initiative vise à identifier les talents dès leurs premières idées et à leur offrir un cadre pour développer leur potentiel. « L’objectif est d’aller les détecter quand ils sont encore à l’état de graine, de les planter en terre, de les former et puis de les aider à accéder à cette plateforme pour s’exprimer, pour pitcher », a expliqué Paule-Marie Konan, fondatrice de Small Graine et présidente de l’association Small Boost. Pour la promotrice, ce programme vient notamment combler un vide dans l’accompagnement de cette tranche d’âge. « Il n’y avait pas de cadre pour les jeunes de cet âge », a-t-elle souligné, estimant que cette initiative doit contribuer à constituer progressivement « une pépinière de talents pour la nation ». Une démarche saluée par le Gouvernement, à travers la Direction générale de l’Emploi du ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle. « Le ministère ne pouvait qu’associer son image à la structure Small Graine, qui fait la promotion d’une telle initiative », a indiqué le conseiller technique du Directeur général de l’Emploi, souhaitant bon vent à cette structure qui œuvre à la promotion de l’innovation et de la culture de l’excellence. Au terme des délibérations, Coulibaly Aminata Rayanne a remporté une enveloppe d’un million de FCFA grâce à AYRA. Le deuxième prix, assorti de 500 000 FCFA, est revenu à Bryan, 20 ans, pour MONJETON, une application de gestion financière adaptée à l’environnement ivoirien. Kouadio Epiphane, 19 ans, s’est classé troisième avec BRIDGE, une plateforme d’orientation centralisée destinée à accompagner les futurs bacheliers. Deux autres distinctions ont également récompensé l’originalité des projets. Coumba, 16 ans, a reçu le prix spécial, doté de 200 000 FCFA, pour BYNE, une marque de soins de la peau à base d’anacarde. Kéhila, 15 ans, a remporté le prix du jury et 100 000 FCFA avec AYO, une application mettant en relation particuliers, artisans et techniciens. Au-delà du palmarès, cette troisième édition de Small Boost aura ainsi mis en lumière une nouvelle génération de jeunes Ivoiriens qui entendent transformer leurs idées en projets concrets.

AITEK Innovation Summit 2026 : l’Afrique veut passer de la consommation à la création technologique

Passer de la consommation à la création technologique pour faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de développement socio-économique. C’est le pari de la 2ᵉ édition de l’AITEK Innovation Summit, prévue le 2 octobre 2026 au siège d’AITEK, à Abidjan Zone 4. Placé sous le thème « De l’intelligence artificielle à l’impact », le rendez-vous lancé ce mardi 8 septembre 2026 entend réunir pouvoirs publics, entreprises, experts et acteurs technologiques autour des conditions d’une transformation numérique plus concrète en Côte d’Ivoire et en Afrique.

40 autobus de la SOTRA calcinés dans un incendie à Koumassi 

Un important incendie a ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, une partie du dépôt 5 de la Société des transports abidjanais (SOTRA), à Koumassi. Le sinistre, survenu aux environs de 2 heures du matin, a endommagé 55 autobus, dont 40 ont été entièrement calcinés. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, selon le bilan provisoire communiqué par la SOTRA.

Bourses d’études hors Côte d’Ivoire 2026-2027 : les résultats d’attribution disponibles

Les résultats de la session d’attribution des bourses d’études hors Côte d’Ivoire au titre de l’année académique 2026-2027 sont désormais disponibles, informe le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Selon la Direction de l’Orientation et des Bourses (DOB), les étudiants concernés ainsi que leurs parents peuvent consulter les résultats depuis le 4 septembre 2026. La consultation se fait en ligne sur le site officiel de la Direction de l’Orientation et des Bourses, à l’adresse www.dob-mesrs.ci. Cette publication marque une nouvelle étape dans le processus d’attribution des aides destinées à accompagner les étudiants retenus pour poursuivre leur formation dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger. Le ministère réaffirme, à travers cette initiative, sa volonté de promouvoir la formation, la recherche et l’excellence académique, en investissant dans le développement des compétences de la jeunesse ivoirienne. Les étudiants et parents d’élèves sont ainsi invités à se rendre sur la plateforme pour prendre connaissance des résultats de cette session d’attribution pour l’année académique 2026-2027.

L’UNJCI veut renforcer son partenariat avec la Chine pour la formation des journalistes

L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) veut donner un nouvel élan à sa coopération avec la Chine, notamment dans le domaine de la formation et du renforcement des capacités des professionnels des médias. La présidente de l’organisation, Marie-Laure N’Goran, a plaidé vendredi 3 septembre à Abidjan pour un partenariat stratégique et durable avec l’Ambassade de Chine en Côte d’Ivoire.

Libertés en Afrique : Sidi Touré plaide pour une jeunesse libre d’entreprendre et de décider

À Abidjan, le débat sur l’avenir de l’Afrique passe aussi par celui de ses libertés. Lors des « Rencontres africaines de la liberté », le ministre Sidi Tiémoko Touré a appelé jeudi 3 septembre 2026 à faire de la liberté politique et économique les deux moteurs du développement du continent, porté par une jeunesse qui, selon lui, ne doit plus attendre qu’on lui « donne la permission » d’être libre.

Audace Institut lance le débat à Abidjan sur l’apport de la liberté au développement de l’Afrique

Chercheurs, responsables politiques, étudiants et acteurs de la société civile se sont retrouvés à Abidjan pour réfléchir à une question centrale : la liberté peut-elle accélérer le développement de l’Afrique ? Organisée par Audace Institut , la première édition des Rencontres africaines de la liberté a accueilli comme invité d’honneur le ministre Sidi Tiémoko Touré. Celui-ci a appelé le continent à faire davantage confiance aux libertés politiques et économiques afin de permettre à sa jeunesse d’exprimer pleinement son potentiel. La rencontre s’est tenue le jeudi 3 septembre 2026 à Cocody Riviera 4, en partenariat avec Atlas Network, la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté et le Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP). Devant un public composé d’universitaires, de décideurs, d’étudiants et de représentants de la société civile, le ministre des Ressources animales et halieutiques, également vice-président de l’Internationale libérale, a défendu une conviction forte : sans liberté, il ne peut y avoir de prospérité durable. Selon l’ancien ministre de la Communication, la liberté n’est ni une idée importée ni une valeur étrangère aux sociétés africaines. Elle est déjà présente dans de nombreuses pratiques communautaires, fondées sur la confiance, le dialogue et la responsabilité. Il a notamment cité l’exemple des tontines, qui illustrent à la fois la solidarité et l’autonomie économique au sein des communautés. « La liberté n’est pas étrangère à l’Afrique. C’est surtout sa confiscation qui lui est étrangère », a-t-il affirmé. À travers cette déclaration, Sidi Tiémoko Touré a invité les participants à repenser le développement africain sous l’angle des libertés humaines, économiques et politiques. Donner à la jeunesse les moyens d’agir La jeunesse africaine a occupé une place centrale dans son intervention. Avec un âge médian d’environ 19 ans, le continent dispose d’une formidable réserve de talents, d’énergie et de créativité.Mais cette richesse humaine ne pourra porter ses fruits que si les jeunes évoluent dans un environnement qui encourage l’initiative, l’innovation et l’entrepreneuriat. Autrement, leur potentiel risque de rester inexploité.« Une jeunesse à qui l’on ferme les portes n’est qu’une promesse », a-t-il averti. Pour Sidi Tiémoko Touré, les libertés politique et économique vont nécessairement de pair. Il les a comparées aux « deux jambes d’un même corps » : l’une ne peut avancer durablement sans l’autre. À ses yeux, les pays qui ont connu les plus grandes transformations industrielles et économiques sont précisément ceux qui ont su créer un cadre favorable à ces libertés. Une alerte sur les reculs démocratiques Le ministre ivoirien a également attiré l’attention sur les menaces qui pèsent sur les libertés publiques dans plusieurs pays africains. Il a notamment évoqué les transitions politiques qui s’éternisent et les restrictions croissantes imposées aux citoyens. « L’ordre sans la liberté n’est pas la paix, mais une pause avant l’orage », a-t-il prévenu. Dans le même temps, il a salué les performances économiques enregistrées par la Côte d’Ivoire sous la présidence d’Alassane Ouattara. Selon lui, ces résultats sont notamment liés à l’ouverture économique du pays et à la place accordée à l’initiative privée. Sortir la liberté des clichés Pour Gisèle Dutheuil, directrice d’Audace Institut, il est urgent de parler de la liberté sans la réduire à l’individualisme ou à l’égoïsme. L’ambition de ces rencontres est justement de dépasser les caricatures idéologiques pour examiner, de manière concrète, la contribution des libertés humaines au développement des sociétés africaines.Tout au long de la journée, panels et conférences ont permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs : la gouvernance, l’économie, la responsabilité citoyenne et la place des idées libérales dans la construction de l’Afrique de demain. Avec cette initiative, Audace Institut souhaite faire d’Abidjan un lieu incontournable du débat intellectuel sur la liberté et le développement. Un espace de dialogue particulièrement nécessaire à l’heure où le continent cherche de nouveaux modèles de croissance et de gouvernance. Le message porté par cette première édition tient en une conviction : le XXIe siècle pourra être africain, à condition que l’Afrique donne à ses citoyens la liberté d’imaginer, de créer et d’agir.

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