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« Trend du repos » : les organisations féministes dénoncent la banalisation de la « dette sexuelle » par des institutions

Une tendance devenue virale sur les réseaux sociaux suscite depuis plusieurs jours une vive réaction des organisations féministes. Baptisée autour de l’expression « allons se reposer », la trend, popularisée par un web-humoriste, est notamment associée à un pagne devenu un véritable objet de communication sur les réseaux sociaux. Son utilisation par des institutions publiques, dont la Police nationale et la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), a cependant provoqué la réaction de plusieurs organisations féministes. À l’origine de la polémique, l’usage qui est fait de l’expression dans les vidéos virales. Selon les organisations féministes, « allons se reposer » fonctionne comme un euphémisme désignant une attente de rapport sexuel après une invitation à déjeuner ou à dîner. Elles y voient ainsi une représentation de la « dette sexuelle », c’est-à-dire l’idée qu’une femme serait redevable de son corps après avoir bénéficié d’une dépense, d’un cadeau ou d’une invitation de la part d’un homme. La polémique a pris une nouvelle dimension lorsque des institutions ont repris le fameux pagne dans leurs campagnes de communication. La Police nationale a notamment publié sur Facebook un contenu utilisant le « pagne du repos » pour sensibiliser les automobilistes : « Reposez-vous avant de conduire, une seconde d’inattention peut détruire plusieurs vies ». La PLCC a, elle aussi, repris le code visuel. Une publication montre notamment un homme portant un bonnet et une chemise confectionnés dans ce pagne, accompagnée du message : « Même en tenue du repos la PLCC vous regarde ». Au moment de la rédaction de cet article, les visuels concernés étaient toujours accessibles sur les canaux de communication des institutions citées. Ce constat intervient alors que plusieurs organisations féministes demandent précisément leur retrait. Pour les institutions concernées, ces publications s’inscrivent dans une logique de communication et de sensibilisation. Mais pour les organisations féministes, le choix du symbole n’est pas neutre. Le jeudi 3 septembre, La Ligue, association féministe créée par de jeunes femmes ivoiriennes, s’est adressée directement aux entreprises, marques, institutions publiques, communautés ecclésiastiques et personnalités publiques reprenant la tendance. L’organisation estime que ce n’est pas « juste une blague » et considère que ces contenus peuvent installer l’idée qu’une dépense ou une invitation crée une obligation sexuelle. Elle appelle les acteurs concernés à « prendre leurs responsabilités », à mesurer l’impact de leurs publications et à les retirer. Le lendemain, vendredi 4 septembre, l’ONG Opinion Éclairée a à son tour publié une déclaration. Elle dénonce l’utilisation de la tendance par plusieurs pages institutionnelles, en particulier celle de la Police nationale. L’organisation affirme que reprendre ce symbole contribue à normaliser une forme de violence morale et entretient, selon elle, « une confusion dangereuse » entre invitation et consentement sexuel.  Opinion Éclairée souligne également le caractère institutionnel de la polémique : une institution chargée de protéger les citoyens, estime-t-elle, ne devrait pas reprendre un symbole associé à la coercition sexuelle. Elle demande notamment le retrait des visuels concernés, la formation des gestionnaires des pages institutionnelles à une communication non sexiste et l’adoption de directives encadrant l’utilisation de symboles liés aux violences basées sur le genre.  Au-delà du débat sur une simple tendance des réseaux sociaux, les réactions de La Ligue et d’Opinion Éclairée posent donc une question plus large : jusqu’où une institution peut-elle utiliser les codes d’une culture populaire pour faire passer un message, lorsque ces codes sont perçus par une partie de la société comme porteurs d’un message sexiste ou violent ? Pour les organisations féministes, la réponse est claire : une invitation ne vaut jamais consentement sexuel.

Drame à Kobakro : un homme retrouvé mort à son domicile, son épouse interpellée

Un homme de 57 ans, identifié par les initiales D. A., a été retrouvé mort dans sa chambre, mardi 1er septembre 2026, dans le quartier Kobakro à Abobo-N’Dotré. Son épouse, K. A., 38 ans, a été interpellée après les premières constatations des policiers du Commissariat du 41e arrondissement. Selon les éléments communiqués par Police Secours, les faits auraient débuté vers 9 heures, lorsqu’une employée de maison, F. D., aurait entendu des cris provenant de la chambre principale. Elle aurait ensuite vu sa patronne sortir de la pièce avec un couteau portant des traces de sang. À l’intérieur, D. A., agent immobilier, était grièvement blessé. Il est décédé des suites de ses blessures. Après le drame, K. A. aurait tenté d’empêcher l’employée d’alerter les voisins. Deux scénarios auraient ensuite été envisagés pour dissimuler les circonstances du décès. Le premier consistait à faire passer la mort pour un suicide. Face au refus de l’employée, une seconde hypothèse aurait été envisagée : déplacer le corps afin de faire croire à une agression commise à l’extérieur du domicile. Un jeune homme sollicité pour cette opération aurait également refusé. Ce n’est que vers 21 heures que la police a été alertée. La Police criminelle, la Police scientifique et du personnel médical ont alors rejoint les lieux. Le corps présentait plusieurs blessures, notamment à l’abdomen et aux bras. Un couteau considéré comme l’arme présumée ainsi que des vêtements présentant des traces de sang ont été retrouvés au domicile. Confrontée aux premiers éléments, K. A. aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, évoquant une dispute avec son époux liée à la gestion des affaires du couple. Elle a été remise à la Police criminelle, qui poursuit les investigations afin d’établir les circonstances exactes du drame.

Administration numérique : la Côte d’Ivoire cible 100 services publics à digitaliser

La Côte d’Ivoire accélère la transformation numérique de son administration. Un atelier national s’ouvre ce jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan pour identifier et prioriser les 100 premiers services publics à numériser. Une étape qui doit également permettre de poser les bases de la future feuille de route nationale des infrastructures publiques numériques.

Intelligence artificielle : la Côte d’Ivoire s’allie à Mistral pour accélérer sa transformation numérique

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de l’intelligence artificielle. Le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique (MTNIT) a conclu un partenariat stratégique avec Mistral, acteur européen de référence de l’intelligence artificielle générative, en vue d’identifier et de déployer des solutions adaptées aux priorités nationales.

Basket-ball : Les Éléphants visent le maximum de victoires à Dakar

Les Éléphants de Côte d’Ivoire entament, du 27 au 30 août 2026 à la Dakar Arena au Sénégal, la quatrième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde de basket-ball 2027. Pour cette manche aller du deuxième tour, la sélection ivoirienne entend engranger le maximum de victoires face au Mali, à l’Égypte et à l’Angola afin de renforcer ses chances de qualification pour le Mondial prévu au Qatar.

Le Haut Conseil de l’Église d’Abobo investi en présence de Kandia Camara

Les forces chrétiennes d’Abobo veulent désormais parler d’une seule voix. Le Haut Conseil de l’Église d’Abobo a officiellement installé son bureau exécutif, samedi 22 août, lors d’une cérémonie organisée au rond-point de la mairie d’Abobo, en présence de la maire de la commune, Kandia Camara, des responsables religieux et de nombreux fidèles.

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