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Le CEPICI à la conquête du marché chinois pour accélérer l’industrialisation de la Côte d’Ivoire

Solange Amichia, directrice générale du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), a présenté les opportunités d’investissement liées à l’ambition d’industrialisation de la Côte d’Ivoire, du 20 au 23 septembre dernier, à Hefei, dans la province de l’Anhui en Chine. Face aux acteurs économiques chinois et étrangers elle a fait savoir que son pays regorge d’énormes potentialités. C’était à l’occasion de la World Manufacturing Convention 2026.

Xi Jinping : « La Gouvernance de la Chine », le récit d’une résilience d’État

À l’occasion de l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique 2026, l’ouvrage « Xi Jinping : La Gouvernance de la Chine » offre une lecture de la trajectoire politique, économique et sociale de la Chine contemporaine. Son cinquième volume expose les priorités revendiquées par l’État chinois : continuité politique, modernisation, réforme, innovation, prospérité commune et ouverture au monde. En septembre 2024, lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), le président Xi Jinping a annoncé que 2026 serait l’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique. Cette année marque également le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des premières relations diplomatiques entre la Chine et un pays africain, l’Égypte, en 1956. Dans ce contexte, « La Gouvernance de la Chine » constitue un document permettant de comprendre le récit politique porté par les dirigeants chinois. Son cinquième volume défend notamment la poursuite de la modernisation à la chinoise et l’édification d’un pays socialiste moderne. Le récit proposé part d’une histoire marquée par les crises. Guerres de l’opium, invasions, guerre civile, famines et Révolution culturelle sont présentées comme autant d’épisodes ayant profondément marqué la trajectoire nationale. La résilience devient ainsi un fil conducteur. La Chine contemporaine est décrite comme un pays ayant transformé ses périodes de faiblesse en leviers de reconstruction et de puissance. La direction du Parti communiste chinois occupe une place centrale dans cette conception de la gouvernance. Le concept d’« auto-révolution » du Parti est présenté comme un mécanisme permettant de lutter contre la corruption, de renforcer la discipline interne et d’adapter l’organisation aux nouvelles réalités. Cette continuité est associée à une planification de long terme. Les ambitions de modernisation sont ainsi inscrites dans des horizons de plusieurs décennies, loin d’une logique limitée aux échéances immédiates. La modernisation à la chinoise constitue un autre axe majeur. Elle est présentée comme une voie propre, qui ne reproduit pas mécaniquement les modèles occidentaux. L’équation chinoise reste considérable : nourrir plus de 1,4 milliard d’habitants, accompagner l’urbanisation, maintenir une base industrielle puissante et améliorer les conditions de vie tout en préservant la souveraineté économique. La sécurité alimentaire revêt, dans cette perspective, une dimension stratégique. La production céréalière est considérée comme un élément essentiel de l’autonomie nationale. Le volume met également l’accent sur la transformation du modèle économique. Après plusieurs décennies de croissance portée par l’industrialisation et les exportations, l’accent est désormais mis sur l’innovation et les « forces productives de nouvelle qualité ». Intelligence artificielle, biotechnologies, énergies nouvelles, agriculture moderne et économie numérique figurent parmi les secteurs associés à cette mutation. L’éducation, la recherche et la formation des talents sont présentées comme des ressorts essentiels de la compétitivité future. Le projet de développement s’accompagne de la recherche d’une « prospérité commune », avec la volonté affichée de réduire les disparités entre villes et campagnes. Selon les statistiques officielles chinoises, 98,99 millions de ruraux sont sortis de la pauvreté absolue entre 2012 et 2020. L’environnement constitue également une priorité. La construction d’une « belle Chine » traduit la volonté de concilier développement économique et protection écologique. La Chine s’est notamment fixé l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2060. La modernisation militaire est, elle, présentée comme une garantie de la souveraineté nationale et comme une réponse aux expériences historiques de domination étrangère. Sur le plan international, cette vision se prolonge par la promotion d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité » et par le développement de partenariats à travers la Ceinture et la Route et le FOCAC. Pour les 25 journalistes ivoiriens en formation à Pékin sur la communication omnimédia, comme pour les publics africains concernés par cette année d’échanges, « La Gouvernance de la Chine » offre ainsi une grille de lecture de la Chine contemporaine. L’ouvrage n’est pas un récit neutre : il expose la vision politique et le projet de développement défendus par les autorités chinoises. Son intérêt réside notamment dans la manière dont il relie histoire, gouvernance, développement et ambitions internationales. L’Année des échanges humains et culturels Chine-Afrique offre, à cet égard, un cadre pour confronter ce récit à d’autres regards et approfondir la compréhension mutuelle entre la Chine et le continent africain. Par Ly Aimé

Communication : 25 journalistes ivoiriens à l’école de la Chine

Vingt-cinq journalistes ivoiriens issus de plusieurs rédactions séjournent actuellement en Chine pour une formation de deux semaines consacrée aux nouveaux enjeux de la communication et aux pratiques médiatiques chinoises. Une initiative qui s’inscrit dans le renforcement des échanges professionnels entre la Côte d’Ivoire et la Chine.

L’UNJCI veut renforcer son partenariat avec la Chine pour la formation des journalistes

L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) veut donner un nouvel élan à sa coopération avec la Chine, notamment dans le domaine de la formation et du renforcement des capacités des professionnels des médias. La présidente de l’organisation, Marie-Laure N’Goran, a plaidé vendredi 3 septembre à Abidjan pour un partenariat stratégique et durable avec l’Ambassade de Chine en Côte d’Ivoire.

Forum mondial sur la réduction de la pauvreté : la Chine se dit prête à accompagner la Côte d’Ivoire dans ses efforts de lutte

Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté a pris part au Forum mondial sur la réduction de la pauvreté et de développement à Beijing en Chine, les 27 et 28 mai 2026. Sa participation à ce sommet, lui a permis de renforcer la coopération entre les 2 pays. La Chine se dit prête à accompagner la Côte d’Ivoire dans ses efforts de lutte contre la Pauvreté notamment dans le développement de l’agriculture en général et de la riziculture en particulier.

Sous haute tension, Shein ouvre à Paris son premier magasin pérenne au monde

Malgré les sanctions administratives et l’enquête judiciaire ouverte pour la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine, le géant de l’e-commerce asiatique Shein ouvre mercredi son premier magasin physique et pérenne au monde à Paris. Signe de la portée hautement polémique de cette ouverture à 13H00, au 6e étage du BHV dans le centre de la capitale française, des forces de police étaient présentes dès mardi soir autour du magasin. L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la régulation du commerce en ligne et de la mode jetable ultra-éphémère. Dernier épisode en date: la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur son site internet constatée par la Répression des fraudes, qui a déclenché un tollé politique et l’ouverture d’une enquête judiciaire. Shein a depuis assuré qu’elles avaient été retirées de la plateforme et avoir mis en place une interdiction totale des produits de type « poupées sexuelles ». Visée par une proposition de loi anti fast-fashion, l’entreprise a déjà reçu cette année en France trois amendes pour un total de 191 millions d’euros, pour non-respect de la législation sur les cookies, fausses promotions, informations trompeuses et non-déclaration de microfibres plastiques. Depuis son annonce début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France. Jusqu’ici exclusivement disponible en ligne et dans des magasins éphémères, l’entreprise franchit mercredi une étape stratégique avec son implantation durable. Et pas n’importe où: dans un emblématique symbole du commerce parisien, le BHV, un joyau art déco situé face à l’hôtel de ville parisien. « Une erreur stratégique » et « un danger », a déploré mercredi le ministre français de la Ville, Vincent Jeanbrun, sur TF1. Son collègue à l’Industrie, Sébastien Martin, a lui dénoncé chez Shein « une stratégie (…) d’agressivité qui est aussi une politique d’attaque de nos valeurs », avant de pointer du doigt en creux le BHV: « certains acteurs économiques devraient remettre un petit peu de morale dans leur action, y compris les magasins qui décident d’accueillir ces rayons-là », a-t-il dit sur Public Sénat. « Le BHV fait entrer le loup dans la bergerie », s’est alarmé le coprésident de l’organisation patronale Impact France, Pascal Demurger, sur Franceinfo, pour qui « le low-cost, c’est le chômage ». Frédéric Merlin, le patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV depuis 2023, a rétorqué que « Shein, c’est 25 millions de clients en France », mercredi sur RTL, opposant la popularité du géant asiatique aux griefs des responsables politiques. – Bientôt cinq autres magasins Shein – Si Shein est autant décrié, outre les accusations de recours à des sous-traitants sous-payés et des pratiques supposées néfastes pour l’environnement, c’est aussi parce qu’il est accusé de causer la ruine du secteur du textile et des petits commerces. Ces derniers sont particulièrement touchés par la déferlante de produits conçus en Asie, majoritairement en Chine. En 2024, 4,6 milliards de colis à moins de 150 euros ont été importés dans l’UE. Le nombre de ces colis, exemptés de droits de douane, double tous les deux ans au rythme actuel. Frédéric Merlin a déjà assuré que les produits vendus dans ce magasin ne sont pas ceux de la « marketplace » de Shein et qu’ils répondent aux normes européennes. Avant même l’arrivée de Shein au BHV, plusieurs marques françaises ont fui le grand magasin, dénonçant un partenariat en contradiction avec leurs valeurs et leurs intérêts. L’intersyndicale des salariés y est également opposée. Reste à voir si les consommateurs répondront présent. Selon une étude de l’application de shopping Joko, Shein était en 2024 l’enseigne de mode où les Français ont dépensé le plus. Cinq autres boutiques Shein ouvriront dans le reste de la France prochainement. Les grands magasins qui les hébergeront ne seront plus des Galeries Lafayette mais des « BHV », le groupe Galeries Lafayette ayant rompu son contrat avec la SGM pour ne pas être associé à Shein.

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