Algérie-Côte d’Ivoire : Sonelgaz mise sur l’expertise et les équipements pour conquérir le marché ivoirien

Le groupe algérien Sonelgaz entend renforcer sa présence en Côte d’Ivoire et, plus largement, accélérer son expansion sur le marché énergétique africain. Cette ambition a été réaffirmée lors d’une réunion de la commission de coordination sectorielle, au cours de laquelle le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a appelé à accélérer le traitement des dossiers liés aux partenariats. Au cœur de cette stratégie figure la Côte d’Ivoire, considérée comme un marché à fort potentiel en raison de sa dynamique économique et de ses besoins croissants en infrastructures énergétiques. Sonelgaz souhaite notamment valoriser son expertise à travers l’exportation d’équipements et de solutions d’ingénierie, mais également le transfert de compétences. Transformateurs, turbines, câbles électriques, gestion des réseaux et développement des énergies renouvelables pourraient ainsi constituer des axes majeurs de coopération. Le groupe entend également accompagner ses partenaires ivoiriens dans la formation des cadres et le renforcement des capacités techniques. Opérateur historique de l’électricité et du gaz en Algérie depuis 1969, Sonelgaz s’est progressivement transformé en un groupe industriel composé de plusieurs filiales et sociétés partenaires. Avec cette offensive vers la Côte d’Ivoire, l’Algérie cherche à mieux valoriser son savoir-faire énergétique et à consolider sa coopération économique avec l’Afrique de l’Ouest, dans l’esprit de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Finale AfroBasket U18 : les Éléphants veulent le sacre, le Sénégal veut gâcher la fête à Abidjan

Le Palais des Sports de Treichville s’apprête à vibrer au rythme d’une finale 100 % ouest-africaine. La Côte d’Ivoire et le Sénégal s’affrontent ce dimanche 16 août 2026, à partir de 20h GMT, pour le titre du FIBA AfroBasket U18. Une affiche qui promet un grand spectacle devant le public ivoirien. Invaincue depuis le début de la compétition avec cinq victoires en autant de rencontres, la Côte d’Ivoire pourra compter sur Nathan Djako, Karl-Randell Kouame-Zeze et Jason Ake pour dynamiter son secteur extérieur. Les Éléphants devront toutefois se méfier de la solidité sénégalaise, qui n’a concédé qu’une défaite, face au Cameroun. Le sélectionneur ivoirien Stéphane Konaté sait à quoi s’attendre : « Le Sénégal est une équipe difficile à jouer, avec de la taille, et elle est rapide, mais nous allons jouer comme d’habitude. Essayer de très bien défendre et de contrôler le rebond défensif ». En face, Mouhamed Diadie Sène affiche confiance et ambition : « Notre état d’esprit est toujours d’être plus intelligents et de rester plus forts mentalement tout en jouant notre jeu. […] Nous verrons simplement comment se passera le match de demain, mais j’espère que nous gagnerons parce que c’est pour cela que nous sommes ici ». La Côte d’Ivoire, pays hôte, rêve désormais de conclure son parcours parfait par un sacre à domicile. Face à elle, un Sénégal déterminé à prendre le dessus dans cette finale qui s’annonce électrique.
Transfusion sanguine : un nouveau centre inauguré à Boundiali pour renforcer les urgences médicales

La ville de Boundiali, dans la région de la Bagoué, dispose désormais d’un Centre départemental de transfusion sanguine (CDTS). L’infrastructure, inaugurée vendredi 14 août 2026 au sein de l’Hôpital Général, vise à améliorer la disponibilité des produits sanguins et à contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Le nouveau centre permettra notamment de répondre plus rapidement aux besoins liés aux urgences obstétricales, pédiatriques et chirurgicales, tout en réduisant les difficultés d’approvisionnement liées à l’éloignement des structures spécialisées. Pour renforcer son fonctionnement, le CDTS est doté d’un véhicule destiné aux campagnes mobiles de collecte de sang dans les villages, ainsi que d’une moto de liaison pour faciliter l’acheminement des poches vers les établissements sanitaires environnants. Lors de la cérémonie, la députée-maire de Boundiali, Mariatou Koné, a appelé les jeunes, les femmes, les entreprises et les guides religieux à promouvoir le don de sang régulier et bénévole. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Professeur Soro Kountele et du Professeur Yassongui Sekongo, directeur général du Centre national de transfusion sanguine de Côte d’Ivoire.
Karité : le prix bord-champ fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027

Le prix minimum bord-champ de l’amande de karité est désormais fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027 en Côte d’Ivoire. La décision a été annoncée par Ehui Kouassi Jérôme, président du Conseil d’administration du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCA), à l’ouverture de la nouvelle campagne. À travers ce prix garanti, les autorités ivoiriennes entendent mieux sécuriser les revenus des productrices, particulièrement nombreuses dans les régions du nord du pays. La collecte, le dépulpage et le séchage des noix de karité constituent en effet une importante source de revenus pour des dizaines de milliers de femmes dans le Poro, le Tchologo, le Bounkani ou encore la Bagoué. La fixation d’un prix plancher doit également contribuer à réduire les pratiques de sous-évaluation imposées par certains intermédiaires et à encourager la commercialisation à travers les circuits formels. Longtemps moins valorisée que le cacao, l’anacarde ou le coton, la filière karité présente pourtant un potentiel important. Le beurre de karité est notamment recherché par les industries cosmétique et agroalimentaire. Cette nouvelle campagne s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de structurer davantage la filière, d’améliorer la transformation locale et de renforcer la place du karité dans l’économie agricole du nord ivoirien. Le principal défi demeure toutefois l’application effective du prix de 250 FCFA sur le terrain, notamment dans les zones frontalières.
81 motocyclistes tués depuis le début de l’année à Abidjan, Oumar Sacko annonce des réformes

Le gouvernement ivoirien veut renforcer la réglementation du secteur des deux-roues, face à la progression inquiétante des accidents impliquant les motocyclistes. Réunis samedi 15 août 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, motocyclistes, livreurs et entreprises de livraison à moto ont été sensibilisés par le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko. Les chiffres présentés dressent un constat alarmant. Depuis le début de l’année, 81 motocyclistes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation à Abidjan, selon la Préfecture de police. Au niveau national, les motocyclistes ont été impliqués en 2025 dans 4 531 accidents ayant fait 426 morts, contre 364 décès en 2024 et 261 en 2023. « Il faut rapidement corriger le tir », a alerté Oumar Sacko, rappelant que la Stratégie nationale de sécurité routière visait à réduire le nombre de morts de 1 600 à 1 200 par an. Or, le pays compte encore environ 1 300 décès. Autre indicateur préoccupant : 3 419 accidents impliquant des deux-roues ont déjà été recensés de janvier à juillet 2026, tandis que 900 motos ont été mises en fourrière. Face à cette situation, plusieurs réformes sont annoncées. L’immatriculation des engins sera progressivement transférée au Guichet unique de l’automobile, avec une harmonisation des coûts sur l’ensemble du territoire. Une licence sera également bientôt obligatoire pour exercer comme livreur à moto. Elle devra notamment garantir une formation adaptée à la conduite professionnelle. Oumar Sacko a par ailleurs appelé au respect de l’interdiction de circulation sur l’axe principal du boulevard Félix Houphouët-Boigny, où trois personnes ont perdu la vie ces trois derniers mois.
Bouna : deux adolescents découverts morts dans une chambre, la jeunesse communale interpelle les parents

Le décès de deux adolescents, retrouvés sans vie vendredi 14 août 2026 dans une chambre en location à Bouna, continue de susciter l’émoi au sein de la communauté. Une troisième adolescente, retrouvée inconsciente sur les lieux, a été secourue puis placée sous surveillance médicale. L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) rapporte que les deux victimes, une fille et un garçon âgés de moins de 16 ans, ont été retrouvées dans la chambre du garçon. Elève en classe de quatrième et mécanicien moto, il avait quitté le domicile familial depuis environ deux mois pour prendre son indépendance. Selon des témoignages, il aurait passé la veille une soirée bien arrosée avant de regagner son logement avec les deux jeunes filles. Alertée par l’absence de réponse du jeune garçon, un voisin a forcé la porte après avoir tenté de le joindre entre 7 h et 10 h. La police a ouvert une enquête. Dans un communiqué, le président de la jeunesse communale, Camara Ladji Seydou, a exprimé sa consternation et appelé les parents à davantage de responsabilité. Il les invite à renforcer le suivi quotidien des adolescents, à privilégier le dialogue et à mieux veiller sur leurs fréquentations, déplacements et activités, afin de prévenir les comportements à risque.
Retour volontaire : plus de 250 Ivoiriens rapatriés du Niger et de Libye

La Côte d’Ivoire a accueilli, les 11 et 13 août 2026, un total de 254 migrants ivoiriens rapatriés du Niger et de la Libye dans le cadre d’opérations de « retour volontaire » organisées avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), selon les informations rapportées par InfoMigrants.net. Le 13 août, 119 personnes, dont 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, ont atterri à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Deux jours plus tôt, 135 ressortissants ivoiriens, parmi lesquels deux mineurs, étaient revenus du Niger. À leur arrivée, les migrants ont été accueillis par le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Adama Dosso, la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE) et l’OIM. « Les Ivoiriens où qu’ils se trouvent doivent être secourus », a déclaré le ministre. Ces retours s’inscrivent dans une série d’opérations menées depuis le début de l’année. En février et mars, plusieurs centaines d’Ivoiriens avaient déjà été rapatriés de Tunisie et du Niger. Après leur retour, les migrants bénéficient d’une assistance immédiate, puis d’un accompagnement à la réintégration pouvant durer jusqu’à 18 mois. Cette étape demeure toutefois délicate, notamment pour ceux qui reviennent après avoir subi des violences, la traite ou l’esclavage, et doivent faire face aux difficultés de réinsertion familiale et sociale.
L’INFAS et l’Agence Emploi Jeunes signent des partenariats pour former et insérer les jeunes

L’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) a signé deux conventions de partenariat avec l’Agence Emploi Jeunes et l’Office national du service civique, le mardi 12 août 2026 lors d’une cérémonie organisée au Parc des expositions d’Abidjan à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. La cérémonie s’est déroulée en présence de Pierre Dimba, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, et de Touré Mamadou, ministre de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ainsi que de nombreux élèves. La première convention, conclue avec l’Agence Emploi Jeunes représentée par Jean‑Louis Kouadio, prévoit la prise en charge de stages de qualification de dix mois pour les élèves de l’INFAS. Chaque bénéficiaire recevra une prime mensuelle de 75 000 FCFA, une mesure destinée à faciliter leur transition vers le monde professionnel et à renforcer leur expérience pratique dans les établissements sanitaires. La seconde convention, signée avec l’Office national du service civique dirigé par Amara Coulibaly, instaure la mise en place d’un « campus citoyen » au sein des structures de l’institut. Ce dispositif vise à inculquer aux élèves les valeurs civiques et le sens de la responsabilité, contribuant ainsi à leur formation citoyenne. Pour la directrice de l’INFAS, Pr Méliane N’Dhatz‑Epse Sanogo, ces partenariats représentent des leviers essentiels pour rapprocher la formation théorique des réalités du terrain, tout en favorisant l’insertion professionnelle et l’engagement citoyen des jeunes. À travers ces conventions, l’INFAS confirme son rôle de catalyseur dans la préparation des futurs agents de santé, en leur offrant des opportunités concrètes pour s’épanouir professionnellement et socialement. Yoann APIA
FIBA U18 AfroBasket 2026 : la Côte d’Ivoire élimine l’Égypte et file en demi-finales

La Côte d’Ivoire affrontera le Cameroun, samedi en demi-finales
Yopougon accueille la 8ᵉ édition du Festival du Porc d’Abidjan

La 8ᵉ édition du Festival du Porc d’Abidjan (FESPA) se tiendra du 11 au 13 septembre 2026 au Stade de la BAE de Yopougon. L’événement entend mettre à l’honneur la filière porcine, la gastronomie ivoirienne et les acteurs locaux, avec 10 000 festivaliers attendus.