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Éducation : le ministre N’Guessan Koffi veut faire de chaque établissement scolaire un centre d’excellence

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, veut donner une nouvelle impulsion au système éducatif ivoirien. À travers une série de séances de travail préparatoires tenues les 11 et 12 août au Lycée Sainte-Marie de Cocody, il a mobilisé les principaux responsables de l’administration éducative autour d’un objectif : faire de chaque établissement scolaire un véritable centre d’excellence. Inspecteurs généraux, directeurs généraux, directeurs centraux, responsables de structures rattachées, directeurs régionaux, responsables des CAFOP, des Centres d’information et d’orientation, chefs d’antennes pédagogiques et de la formation continue, puis inspecteurs de l’enseignement primaire et préscolaire, chefs d’établissement et directeurs d’unités mobiles ont successivement pris part à ces échanges. À ses collaborateurs, N’Guessan Koffi a présenté le nouveau slogan de son département : « La Côte d’Ivoire à l’École », porté par une vision : « faire du système éducation-formation, le moteur du développement durable de la Côte d’Ivoire ». Une ambition qui doit, selon lui, contribuer à la constitution d’un capital humain compétent, capable de répondre aux besoins de développement du pays. Pour y parvenir, le ministre a identifié sept priorités : des curricula lisibles et des manuels uniques accessibles à chaque élève, des enseignants mieux formés, accompagnés et valorisés, des écoles sécurisées et salubres, des examens dont la valeur ne souffre d’aucune contestation, un enseignement technique et une formation professionnelle choisis, le développement d’une culture scientifique et numérique et, enfin, le renforcement de la discipline et du goût du travail. Sur le terrain, le ministre entend également améliorer l’attractivité des établissements. Il a appelé les responsables à accorder une attention particulière à la propreté des salles de classe, à l’aménagement des espaces verts et des terrains de sport ainsi qu’à l’animation de la vie scolaire, à travers les clubs, les compétitions interétablissements ou encore les activités théâtrales. « Il s’agit de faire de tous les établissements de la Côte d’Ivoire, des centres d’excellence », a affirmé N’Guessan Koffi. Pour lui, l’amélioration de la qualité de l’éducation passe aussi par une meilleure connaissance des réalités de terrain. Il a ainsi demandé la collecte et la remontée systématiques de données fiables, notamment sur la présence des enseignants et l’évolution des enseignements. Les élèves en difficulté et les jeunes sortis du système scolaire devront également faire l’objet d’une attention particulière. Le ministre veut que des réponses adaptées soient apportées à chaque situation afin de ne laisser aucun apprenant en marge. Cette mobilisation vise enfin à garantir une rentrée effective le 14 septembre 2026 dans les établissements primaires et secondaires, publics comme privés. N’Guessan Koffi a demandé aux directeurs régionaux de suivre étroitement l’avancement des préparatifs. Après plusieurs années de réformes, l’année scolaire 2026-2027 doit ainsi être une étape de consolidation. « Le moment est venu d’en dresser un bilan lucide, d’en corriger les insuffisances et de bâtir, avec l’ensemble des acteurs de l’école, les politiques qui permettront à notre système éducatif de franchir un nouveau cap », a-t-il déclaré.

Consultations nationales: 4,3 milliards de FCFA pour accompagner des organisations et 5,3 millions de jeunes d’ici 2030

La Côte d’Ivoire a célébré, mercredi 12 août 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, la Journée internationale de la jeunesse, à l’occasion de la deuxième édition des consultations nationales de la jeunesse. Placée sous le thème « Différentes réalités, aspirations communes », la rencontre a permis de restituer les consultations menées dans les 31 régions du pays et de faire émerger de nouvelles priorités. Les jeunes ont notamment mis en avant la lutte contre les drogues et les produits addictifs, l’utilisation responsable des réseaux sociaux et les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Ils ont proposé de renforcer la prévention des addictions en milieu scolaire, de lutter davantage contre la cybercriminalité et de développer l’éducation au numérique ainsi que l’accès aux nouvelles technologies. Présidant la cérémonie, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a assuré que l’Etat entend transformer ces préoccupations en actions concrètes. « Le Gouvernement va faire sa part, à travers une méthode simple : écouter, agir, rendre compte et vérifier », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement a par ailleurs instruit le ministre chargé de la Jeunesse de garantir la transparence dans la gestion du Fonds d’appui aux organisations de jeunesse, avec la publication préalable des appels à projets, des critères d’éligibilité et des règles de sélection. Selon le ministre Mamadou Touré, 4,3 milliards de FCFA ont été mobilisés pour soutenir les activités des organisations de jeunesse. Le Programme Jeunesse du Gouvernement 2026-2030 ambitionne, quant à lui, d’impacter 5,3 millions de jeunes à l’horizon 2030. Le président du Conseil national des jeunes, Ibrahima Diabaté, a indiqué que 86 % des préoccupations exprimées lors des consultations de 2025 ont déjà été prises en compte.

Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme : Abidjan se dote d’un nouveau centre régional du GIABA

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a procédé, mercredi 12 août 2026, à l’ouverture officielle du nouveau siège du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), situé aux Deux-Plateaux, 7e Tranche, à Abidjan. La cérémonie a été marquée par la remise officielle des clés de ce siège moderne, entièrement équipé et destiné à renforcer les capacités du GIABA dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour Adama Coulibaly, cette infrastructure traduit la volonté de la Côte d’Ivoire d’accompagner les efforts régionaux contre la criminalité financière. Le ministre a également salué l’accompagnement du GIABA, qui a contribué à la mise en œuvre, avant l’échéance fixée par le Groupe d’action financière (GAFI), du plan d’action adopté en octobre 2024 pour renforcer le dispositif ivoirien de lutte contre le blanchiment des capitaux. Pour Edwin Harris Junior, directeur général du GIABA, ce nouveau dispositif témoigne de la confiance accordée à l’organisation par les autorités ivoiriennes. Le général Idrissa Touré, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), a lui souligné que ce centre devrait favoriser la recherche, la formation, la coopération et le partage d’expertise au profit des États francophones et lusophones.

Stocks de cacao : après la clôture du programme, l’OIA Café-Cacao appelée à faire toute la lumière sur l’opération

Dans une lettre datée du 10 août 2026 adressée au Conseil du Café-Cacao, le Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles (COPA-CI) réclame davantage de transparence sur l’opération de rachat des 100 000 tonnes de stocks de cacao inventoriés. Le collectif demande notamment la publication de la liste des coopératives et structures recensées, les volumes concernés, ainsi que l’identité des bénéficiaires effectifs et les quantités enlevées. Si ces demandes soulèvent des questions légitimes de transparence et de redevabilité, le bilan de cette opération semble surtout relever de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole Café-Cacao (OIA Café-Cacao), à qui sa conduite avait finalement été confiée. Le 9 avril 2026, à l’auditorium de la Caistab, le porte-parole de l’OIA Café-Cacao, Obed Doua, avait annoncé que le Conseil du Café-Cacao lui avait officiellement concédé la gestion de cette opération. L’OIA devait ainsi réaliser l’inventaire, sélectionner les coopératives bénéficiaires et répartir les volumes à décharger. Le Conseil du Café-Cacao devait, pour sa part, délivrer les connaissements, assurer le contrôle de la qualité et gérer le fonds de stabilisation dédié à l’opération. Dès lors, au terme du programme, les interrogations du COPA-CI sur les critères de sélection, les volumes attribués et les quantités effectivement rachetées appellent une réponse de l’OIA Café-Cacao.Alors que l’opération est désormais achevée, les producteurs, coopératives et autres acteurs de la filière attendent donc de l’organisation interprofessionnelle un bilan clair, chiffré et documenté des 100 000 tonnes rachetées.

Gagnoa : deux accidents font 38 victimes dont un mort en quelques heures

La circulation a été particulièrement accidentogène, samedi 8 août 2026 à Gagnoa, où deux accidents survenus en l’espace de quelques heures ont fait 38 victimes, dont un décès. Les pompiers civils du Gôh sont intervenus à deux reprises pour porter secours aux personnes impliquées.

Abidjan accueille la 2e édition du SIFIA‑Africa en Octobre 2026

La capitale ivoirienne vibrera au rythme de l’innovation et de la créativité du 19 au 26 octobre 2026, à l’occasion de la deuxième édition du SIFIA‑Africa, le Salon International des Fournisseurs et Investisseurs d’Afrique. Après une première édition remarquée, ce rendez‑vous continental revient avec une programmation encore plus ambitieuse, destinée à mettre en lumière les talents, les projets et les solutions qui façonnent l’avenir du continent. Placée sous le thème : « Connecter les entreprises, créer des marchés et accélérer la croissance », cette édition réunira des entrepreneurs, chercheurs, institutions, investisseurs et partenaires. L’objectif est clair : créer un espace de dialogue et de collaboration pour accélérer la transformation économique et sociale de l’Afrique. Pendant une semaine, les participants auront accès à un programme riche comprenant : expositions thématiques mettant en avant les filières innovantes, conférences et panels animés par des experts africains et internationaux, rencontres B2B pour favoriser les partenariats et les investissements et ateliers de formation destinés aux jeunes entrepreneurs et porteurs de projets. Sponsor officiel de cette édition, la directrice de 2A Immobilier n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance à l’événement qui pour elle, est une voix à saisir pour les entrepreneurs. « Après notre expérience de la première édition, nous pouvons certifier que ce salon est une opportunité unique de créer des partenariats durables et d’accéder à de nouveaux marchés. Nous sommes vraiment impatients d’y échanger avec d’autres acteurs, de présenter notre savoir-faire et de contribuer à faire rayonner l’expertise de la Côte d’Ivoire. Nous sommes convaincus que c’est ensemble, par le dialogue et la coopération, que nous bâtirons une Afrique plus prospère » a déclaré Widad Daouda. Pour le commissaire général, Marc Ekressin, l’histoire économique d’un pays ne s’écrit pas uniquement dans les ministères ni dans les banques. Elle s’écrit lorsqu’un entrepreneur rencontre enfin le bon partenaire. Lorsqu’une PME signe son premier contrat national ou international. Lorsqu’une entreprise ouvre un nouveau marché. Voilà, le véritable sens du SIFIA, créer des rencontres, créer des marchés, créer des opportunités, créer de l’espoir. Notons que la première édition a rassemblé 130 exposants (60 locaux & 70 internationaux),1700 visiteurs qualifiés, 17 partenariats signés, 5 entreprises internationales implantées en Côte d’Ivoire et plus de 4,5 milliards de FCFA de volume d’affaires générés.

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