La Société de Philosophie et des Études africaines d’Abidjan (SoPEA) a été officiellement constituée à l’occasion d’une assemblée générale tenue au Département de Philosophie de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan-Cocody. Cette nouvelle société savante ambitionne de contribuer au rayonnement de la philosophie, au développement de la recherche et à la valorisation des études africaines. Rebecca Sandrine Kongoué, enseignante-chercheure à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, en a été élue présidente à l’unanimité.
Réunis en présentiel et en ligne le samedi 3 octobre 2026, les membres fondateurs ont adopté à l’unanimité les statuts et le règlement intérieur de la nouvelle organisation, après examen et intégration de plusieurs amendements. Ces textes constituent le socle de son fonctionnement et devront faire l’objet de vérifications finales avant l’engagement des formalités de légalisation.
L’ouverture des travaux a été marquée par l’intervention du professeur honoraire Boa Thiémélé Ramsès, fondateur de l’ancien laboratoire Philosophie des Cultures et Civilisations africaines (PHICCAF). Saluant une initiative collective porteuse d’avenir, il a présenté la création de la SoPEA comme un acte historique de haute portée sociétale, susceptible de contribuer significativement au rayonnement de la philosophie et des études africaines.
Il a également exhorté les membres fondateurs à privilégier une gestion saine, responsable et durable, en faisant de la recherche, de l’innovation et du développement de l’Afrique les principaux axes d’action de cette structure.
Élue par acclamation, Rebecca Sandrine Kongoué a exprimé sa reconnaissance aux membres fondateurs et pris l’engagement de travailler au positionnement stratégique de la SoPEA, tant au niveau national qu’international. L’assemblée a, par ailleurs, désigné Hien Sansan Ignaté et Kouadio Franck, tous deux enseignants-chercheurs à l’Université Félix Houphouët-Boigny, respectivement premier et second commissaires aux comptes.
Au terme des travaux, les différentes interventions ont insisté sur la nécessité de poursuivre cette dynamique collective. À travers la SoPEA, ses fondateurs entendent créer un espace de dialogue scientifique, de production et de circulation des savoirs, au service de la connaissance des sociétés africaines et de leurs transformations contemporaines.