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La mécanisation ouvre de nouvelles perspectives à la production rizicole dans le Tchologo

La mécanisation des cultures de riz et de maïs enregistre ses premiers résultats dans la région du Tchologo. Sur le périmètre rizicole de Dékokaha, dans le département de Ferkessédougou, l’opération pilote améliore les conditions de travail et la conduite des exploitations. En visite sur le site le 2 novembre 2026, le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a appelé à renforcer l’accès aux équipements, aux intrants et aux semences améliorées pour accroître les rendements. La mise à disposition des machines et l’accompagnement en intrants permettent de faciliter les opérations culturales et de limiter les pertes à la récolte. Des améliorations restent toutefois nécessaires dans l’aménagement des parcelles. Certaines diguettes entravent le passage des moissonneuses-batteuses. Leur réaménagement et l’utilisation de machines à chenilles, mieux adaptées aux sols boueux, devraient faciliter les récoltes. Les équipes de l’Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ) et de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) devront poursuivre l’accompagnement technique des producteurs. L’adhésion des exploitants constitue également un facteur important pour la réussite de cette opération. « S’ils sont satisfaits, cela veut dire que nous sommes satisfaits », a déclaré Bernard Kini Comoé. Le gouvernement prévoit de rapprocher les équipements agricoles des producteurs, avec un accès dans un rayon de 25 kilomètres des zones de production. À Dékokaha, l’utilisation des variétés améliorées C10, C26 et CRAM 17, associée à une fertilisation adaptée et à une bonne maîtrise de l’irrigation, pourrait porter les rendements à 8 ou 9 tonnes à l’hectare. « Notre défi, c’est d’aller jusqu’à 10 tonnes », a indiqué le ministre. Les effets de la mécanisation se font également sentir au moment des récoltes. Autrefois réalisées à la faucille et nécessitant une importante main-d’œuvre, elles sont désormais facilitées par les moissonneuses-batteuses. « Maintenant, ça devient très facile. On ne fait qu’emballer, coudre et envoyer à la maison », a expliqué Fousseny Ouattara, directeur général de l’ONG Action pour le développement de la région du Tchologo (ADRT). Le bilan de la campagne permettra de mesurer les gains de productivité.L’objectif est désormais d’étendre cette expérience à d’autres bassins de production pour accroître les rendements et renforcer la compétitivité du riz local face aux importations. YONA DIANHORÉ

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