°C

« Nous proposons des solutions digitales et une offre de proximité pour accompagner les PME », Nvalaye Kourouma

À l’occasion de la 9è édition du Salon de l’Epargne de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP), Ecobank Côte d’Ivoire reste

À l’occasion de la 9è édition du Salon de l’Epargne de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP), Ecobank Côte d’Ivoire reste toujours aux premières loges d’un combat décisif : faire de l’épargne, de l’investissement et de l’éducation financière des instruments accessibles à tous. Dans cet entretien, Nvalaye Kourouma, Directeur Commercial Banking Côte d’Ivoire et UEMOA de l’institution financière, détaille la stratégie de la banque pour inclure les particuliers comme les entreprises, grâce à des solutions digitales, une offre de proximité et un accompagnement renforcé des entrepreneurs et des PME. Il revient aussi sur l’engagement aux côtés du SEIP, un partenariat pensé comme un investissement dans la culture financière et l’avenir économique de la Côte d’Ivoire.

  • L’inclusion financière progresse en Côte d’Ivoire et dans l’UEMOA. Au-delà de l’ouverture d’un compte bancaire, que signifie concrètement rendre les services financiers accessibles et utiles au plus grand nombre ?

L’accès aux services financiers doit avant tout permettre à chacun de développer ses ressources et de construire progressivement son patrimoine. Au-delà de l’inclusion financière, ce qui compte, c’est la capacité de chacun à améliorer sa situation financière.

Comment progresser, acquérir une plus grande stabilité financière et répondre à ses besoins personnels et familiaux ? Notre rôle, en tant que banque, est précisément d’accompagner nos clients dans ce parcours, en leur donnant accès aux moyens financiers et aux services qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs.

Nous avons également la responsabilité de veiller à ce que ces services soient accessibles à tous les profils : les jeunes, les femmes, les personnes en début, en milieu ou en fin de carrière, les familles dont les besoins évoluent, mais aussi celles et ceux qui souhaitent investir dans une activité économique.

Chaque client a son propre parcours financier. Notre responsabilité est de l’accompagner à chaque étape.

  • Comment la banque adapte-t-elle ses solutions aux besoins de profils aussi différents que les jeunes actifs, les salariés, les commerçants et les entrepreneurs ?

Notre première responsabilité est de bien connaître nos clients. Nous disposons de nombreux outils pour nous rapprocher d’eux, mieux comprendre leurs besoins, leurs attentes et leurs aspirations. C’est à partir de cette connaissance que nous pouvons développer des solutions réellement adaptées.

La technologie joue aujourd’hui un rôle essentiel. Les progrès réalisés dans les services mobiles, Internet et les moyens de paiement nous permettent de rendre les services financiers plus accessibles, plus rapides et plus efficaces.

Mais notre ambition va au-delà de la simple mise à disposition de services. Nous voulons donner davantage d’autonomie à nos clients, leur permettre de prendre des décisions mieux informées et de répondre plus facilement à leurs besoins.

C’est dans cet objectif que nous développons nos solutions technologiques, nos produits et l’expérience que nous proposons à nos clients : leur donner les moyens d’agir et de gérer leurs finances de la manière la plus efficace possible.

  • Avec la progression des services financiers numériques et de l’interopérabilité des paiements, quelles nouvelles possibilités s’ouvrent aux particuliers et aux entreprises ?

L’interopérabilité répond précisément à cette volonté de donner davantage de possibilités aux clients. Plus les services financiers sont interopérables, plus les clients disposent de choix et peuvent accéder à différentes solutions pour répondre à leurs besoins.

Pour les acteurs du secteur financier, cette évolution ouvre également de nouvelles perspectives. Elle nous permet de concevoir des produits plus élaborés, mieux adaptés aux usages et aux attentes des clients.

Elle favorise surtout les partenariats entre les banques, les opérateurs de télécommunications, les fintechs, les commerçants et les PME.

C’est cette complémentarité entre les différents acteurs qui permet de construire un écosystème de services financiers plus riche, plus accessible et capable de renforcer les possibilités financières des particuliers comme des entreprises.

  • L’accès au financement reste un enjeu important pour les PME. Comment vous accompagnez leur développement, depuis la gestion quotidienne de leur activité jusqu’au financement de leurs projets ?

L’accès au financement demeure un enjeu majeur pour la croissance et le développement des PME. Les besoins sont réels et importants. Mais la difficulté ne réside pas uniquement dans la disponibilité des financements : elle tient aussi à la capacité des entreprises à y accéder, à disposer des bonnes informations et à s’y préparer.

Cette préparation suppose notamment une organisation suffisamment structurée, une comptabilité fiable et une bonne visibilité sur les flux financiers. Ce sont des éléments essentiels pour permettre aux banques et aux établissements financiers d’évaluer les besoins d’une entreprise et de déterminer les modalités de financement appropriées.

Notre première action consiste donc à faciliter l’accès à l’information. Sur nos stands au SEIP, par exemple, nous mettons à disposition des simulateurs qui permettent aux visiteurs d’évaluer les conditions et le coût d’un éventuel crédit. C’est une manière concrète de les aider à mieux comprendre les implications d’un financement avant de s’engager.

Mais notre accompagnement ne s’arrête pas à l’éducation financière. Nous mettons également à la disposition des PME des plateformes et des outils qui leur permettent de mieux organiser, comprendre et piloter leurs activités.

Ces outils contribuent aussi à améliorer la visibilité sur leurs flux de paiement. Pour nous, cette information est précieuse, car elle permet de mieux apprécier leur capacité de financement.

Enfin, nous travaillons à l’automatisation des processus de crédit. L’objectif est de pouvoir nous appuyer davantage sur l’historique des transactions et les flux financiers des entreprises qui travaillent avec nous pour évaluer leurs besoins et faciliter les décisions de financement.

  • Les femmes entrepreneures rencontrent encore des obstacles spécifiques pour accéder au financement. Quelles réponses leur apportez-vous ?

Les femmes entrepreneures occupent une place particulière dans notre stratégie. Nous sommes convaincus que la diversité et la participation des femmes sont indispensables à la construction d’une économie plus solide.

Nous savons également que les femmes peuvent rencontrer des difficultés spécifiques dans le développement de leurs activités. C’est pourquoi nous avons mis en place ELLEVER, un programme qui leur est spécialement dédié.

Ce programme tient compte des réalités de l’entrepreneuriat féminin et vise à proposer un accompagnement mieux adapté aux besoins des entreprises dirigées ou portées par des femmes.

J’invite donc les femmes entrepreneures à se rapprocher de nos équipes pour découvrir ce programme et les solutions que nous pouvons leur proposer en fonction de leur activité et de leurs projets.

  • En Côte d’Ivoire, votre institution financière a également développé des initiatives de financement en faveur de l’entrepreneuriat féminin, notamment à travers le Gender Bond. Quel est l’objectif de cette démarche et quels résultats peut-on en retenir ?

Notre ambition est de mobiliser toutes les ressources et toutes les énergies disponibles pour soutenir le développement économique de l’Afrique. Or, ce développement ne peut se faire sans une pleine participation des femmes.

C’est dans cette logique que s’inscrivent nos initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin, notamment le Gender Bond. L’objectif est de contribuer à un développement économique plus solide, reposant sur une base plus large et davantage inclusive.

Nous voulons que les opportunités de développement et de financement bénéficient à toutes les composantes de la société : aux hommes comme aux femmes, mais aussi aux jeunes générations.

C’est cette ambition d’une croissance plus inclusive qui guide notre démarche.

  • Vous accompagnez le SEIP depuis ses premières éditions. Pourquoi cet engagement dans la durée et comment ce rendez-vous contribue-t-il à rapprocher les populations des questions d’épargne, d’investissement et de constitution du patrimoine ?

Nous considérons que notre première responsabilité est de contribuer au développement économique de l’Afrique. Nous sommes présents en Côte d’Ivoire depuis plusieurs décennies, et cet engagement se traduit aussi par les actions que nous menons pour accompagner le développement du pays.

L’inclusion financière constitue l’un des piliers de cette ambition. Mais elle ne peut véritablement progresser sans une éducation financière accessible au plus grand nombre.

C’est précisément ce qui donne au SEIP toute son importance. Depuis neuf éditions, nous soutenons ce rendez-vous parce qu’il contribue à diffuser la culture financière et à rapprocher les populations des questions d’épargne, d’investissement et de constitution du patrimoine.

Et nous ne comptons pas nous arrêter là. Notre volonté est d’aller plus loin, en explorant de nouveaux outils et de nouvelles plateformes pour renforcer l’éducation financière.

L’enjeu est double : permettre aux Ivoiriens de mieux gérer et développer leurs ressources aujourd’hui, mais aussi préparer les générations futures à construire les patrimoines qui contribueront à la création de richesse demain.

  • Un mot à l’endroit des personnes qui sont plus réticentes et qui hésitent encore à venir ?

Nous avons tous une responsabilité individuelle : celle de rechercher les informations qui nous permettront de prendre des décisions éclairées. Aujourd’hui, cette information est accessible, et le SEIP constitue justement une occasion de venir la chercher.

J’invite donc les personnes qui hésitent encore à venir rencontrer nos équipes sur nos stands. Elles pourront poser leurs questions, obtenir des explications sur les solutions disponibles et bénéficier des conseils de nos collaborateurs pour mieux orienter leurs décisions.

L’essentiel est de s’informer. C’est la première étape pour faire les bons choix financiers.

Mega bannière bas : 728×90

Partager :

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Pavé : 300×250

A suivre aussi

DOOO_0

Vice-président de la Fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA), Serge Doh est promu Executive Vice President (EVP) d’Onafriq, une entreprise panafricaine spécialisée dans les paiements numériques et

1-286
Un service de livraison premium de livraison de restaurant est désormais disponible à Abidjan. Dénommé Goya by Yango Food, il permet aux clients de profiter

Articles populaires

5a9c3e25-189e-416b-9e17-16a6e6eff0fc

Quatre milliards trois cents millions FCFA, c’est le budget que l’Etat de Côte d’Ivoire prévoit en faveur des organisations et associations de jeunesse afin de

WhatsApp Image 2026-10-12 at 12.28.11
Le Département d’État des États-Unis a publié son Rapport 2026 sur le climat des affaires en Côte d’Ivoire, qui met en lumière les opportunités offertes

Catégories les plus consultés

Pavé : 300×250

Articles similaires

Nouvelle saison,
TEMPO est de retour !

Nouvelle saison, nouveau format et encore plus de divertissement. Préparez-vous à vivre des moments forts en émotions.
ic_fluent_live_24_regularCreated with Sketch.

Nos chaînes TV & Radio