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Le Gabon suspend les réseaux sociaux pour prévenir les dérives numériques

Le Gabon a annoncé la suspension des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, une décision prise par la Haute Autorité de la Communication (HAC) afin de lutter contre les dérives liées à l’usage des plateformes numériques. Cette mesure concerne notamment Facebook, WhatsApp et d’autres applications de messagerie et de partage, et restera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». Selon le communiqué officiel, la HAC justifie cette décision par la multiplication de contenus jugés diffamatoires, haineux ou injurieux, susceptibles de menacer la cohésion sociale et la stabilité des institutions. Les autorités mettent également en avant la propagation de fausses informations et de discours violents, considérés comme un danger pour la paix publique. La suspension des réseaux sociaux s’inscrit dans une logique de régulation de l’espace numérique. Elle vise à protéger les citoyens contre le cyberharcèlement et les campagnes de désinformation, tout en préservant la sécurité nationale. Toutefois, cette mesure suscite un vif débat : si certains y voient une réponse nécessaire aux abus en ligne, d’autres dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et à l’accès à l’information. Le Gabon n’en est pas à sa première restriction numérique. Des mesures similaires avaient déjà été prises lors de périodes électorales ou de tensions politiques, traduisant une volonté des autorités de contrôler la circulation de l’information dans des contextes sensibles. Yoann APIA

Emmanuel Macron veut interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans

Emmanuel Macron, Président de la république française, a annoncé dans une vidéo diffusée par BFM-TV, le samedi 24 janvier, que son gouvernement engageait la procédure accélérée pour faire adopter rapidement la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. L’objectif est que la mesure entre en vigueur dès la rentrée prochaine. Dans cette vidéo, Emmanuel Macron insiste sur la nécessité d’une règle claire pour les adolescents, les familles et les enseignants. Il rappelle son engagement pris lors d’un débat en province et affirme : « Le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois. » Le chef de l’État souhaite également interdire l’usage des téléphones portables dans les lycées, afin de protéger la santé mentale et la concentration des jeunes. La proposition de loi, portée par la députée Renaissance Laure Miller, sera examinée à l’Assemblée nationale. Elle a été réécrite en commission pour se conformer au droit européen, notamment au règlement sur les services numériques. Le texte prévoit que l’accès aux plateformes sociales sera interdit aux moins de 15 ans, tout en excluant les encyclopédies en ligne et les répertoires éducatifs. Cette initiative est soutenue par le gouvernement et le groupe Ensemble pour la République, mais suscite des débats. La France insoumise a déposé une motion de rejet, dénonçant un « paternalisme numérique », tandis que certains écologistes critiquent une solution jugée simpliste. En revanche, le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains soutiennent la mesure. Yoann APIA

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