Quelque 2000 partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro ont manifesté dimanche à Caracas pour exiger sa libération des États-Unis, où il a été emprisonné après sa capture lors d’une opération militaire américaine.
M. Maduro et son épouse Cilia Flores ont été incarcérés dans une prison de sécurité maximale à New York, où ils devront répondre d’accusations de trafic de drogue et de terrorisme notamment.
« Libérez notre président, L’empire les a enlevés », « Nous voulons qu’ils reviennent », « le Venezuela n’est la colonie de personne » : les slogans ont fusé lors de la mobilisation de dimanche, où certains protestataires étaient armés de fusils.
« Ce qui s’est passé est terrible, mais le Venezuela est le pays qui a mis fin à l’empire espagnol et il mettra fin à l’empire “gringo” (américain, NDLR). Le narcotrafiquant et le terroriste, c’est Trump », estime auprès de l’AFP Nairda Itriago, 56 ans, fustigeant le président américain.
Interrogé sur la question de savoir qui dirigeait le pays depuis l’éviction de Nicolas Maduro, Donald Trump a répondu dimanche que les États-Unis étaient » aux commandes « .
« Nous voulons notre président Nicolas Maduro », exige également Yeiner Blanco, commerçant de 40 ans, assurant avoir la « certitude absolue » que le président déchu va « revenir au pays ». « Trump a commis une grosse erreur », soutient-il.
Un autre manifestant, qui se fait appeler « Papa Juancho », apporte son soutien à la vice-présidente Delcy Rodriguez, proche de Maduro nommée présidente par intérim pendant 90 jours en raison de « l’absence temporaire » de celui-ci.
« Delcy est loyale, on sait qui sont les loyaux », dit l’homme de 69 ans, qui se demande pourquoi « les défenses aériennes n’ont pas fonctionné ».
« Nicolas Maduro a été renversé par des traîtres car avec autant de sécurité, il est impossible qu’il se soit passé ce qui s’est passé », poursuit Soraya Diaz, 56 ans.
Le fils du dirigeant, le parlementaire Nicolas Maduro Guerra, a déclaré dans un message audio que » l’histoire dira qui étaient les traîtres «, en réponse à des rumeurs autour d’un espion présumé qui aurait aidé à mener l’opération.
Certains manifestants attendent de pied ferme la réunion du Conseil de sécurité convoquée lundi à l’ONU, espérant un rejet unanime de l’intervention américaine.
« Nous verrons qui est qui, qui soutient la démocratie vénézuélienne et qui soutient les terroristes “gringos” », ajoute Orlando Contreras, 32 ans.