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Karité : le prix bord-champ fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027

Le prix minimum bord-champ de l’amande de karité est désormais fixé à 250 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027 en Côte d’Ivoire. La décision a été annoncée par Ehui Kouassi Jérôme, président du Conseil d’administration du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCA), à l’ouverture de la nouvelle campagne. À travers ce prix garanti, les autorités ivoiriennes entendent mieux sécuriser les revenus des productrices, particulièrement nombreuses dans les régions du nord du pays. La collecte, le dépulpage et le séchage des noix de karité constituent en effet une importante source de revenus pour des dizaines de milliers de femmes dans le Poro, le Tchologo, le Bounkani ou encore la Bagoué. La fixation d’un prix plancher doit également contribuer à réduire les pratiques de sous-évaluation imposées par certains intermédiaires et à encourager la commercialisation à travers les circuits formels. Longtemps moins valorisée que le cacao, l’anacarde ou le coton, la filière karité présente pourtant un potentiel important. Le beurre de karité est notamment recherché par les industries cosmétique et agroalimentaire. Cette nouvelle campagne s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de structurer davantage la filière, d’améliorer la transformation locale et de renforcer la place du karité dans l’économie agricole du nord ivoirien. Le principal défi demeure toutefois l’application effective du prix de 250 FCFA sur le terrain, notamment dans les zones frontalières.

81 motocyclistes tués depuis le début de l’année à Abidjan, Oumar Sacko annonce des réformes

Le gouvernement ivoirien veut renforcer la réglementation du secteur des deux-roues, face à la progression inquiétante des accidents impliquant les motocyclistes. Réunis samedi 15 août 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, motocyclistes, livreurs et entreprises de livraison à moto ont été sensibilisés par le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko. Les chiffres présentés dressent un constat alarmant. Depuis le début de l’année, 81 motocyclistes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation à Abidjan, selon la Préfecture de police. Au niveau national, les motocyclistes ont été impliqués en 2025 dans 4 531 accidents ayant fait 426 morts, contre 364 décès en 2024 et 261 en 2023. « Il faut rapidement corriger le tir », a alerté Oumar Sacko, rappelant que la Stratégie nationale de sécurité routière visait à réduire le nombre de morts de 1 600 à 1 200 par an. Or, le pays compte encore environ 1 300 décès. Autre indicateur préoccupant : 3 419 accidents impliquant des deux-roues ont déjà été recensés de janvier à juillet 2026, tandis que 900 motos ont été mises en fourrière. Face à cette situation, plusieurs réformes sont annoncées. L’immatriculation des engins sera progressivement transférée au Guichet unique de l’automobile, avec une harmonisation des coûts sur l’ensemble du territoire. Une licence sera également bientôt obligatoire pour exercer comme livreur à moto. Elle devra notamment garantir une formation adaptée à la conduite professionnelle. Oumar Sacko a par ailleurs appelé au respect de l’interdiction de circulation sur l’axe principal du boulevard Félix Houphouët-Boigny, où trois personnes ont perdu la vie ces trois derniers mois.

Bouna : deux adolescents découverts morts dans une chambre, la jeunesse communale interpelle les parents

Le décès de deux adolescents, retrouvés sans vie vendredi 14 août 2026 dans une chambre en location à Bouna, continue de susciter l’émoi au sein de la communauté. Une troisième adolescente, retrouvée inconsciente sur les lieux, a été secourue puis placée sous surveillance médicale. L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) rapporte que les deux victimes, une fille et un garçon âgés de moins de 16 ans, ont été retrouvées dans la chambre du garçon. Elève en classe de quatrième et mécanicien moto, il avait quitté le domicile familial depuis environ deux mois pour prendre son indépendance. Selon des témoignages, il aurait passé la veille une soirée bien arrosée avant de regagner son logement avec les deux jeunes filles. Alertée par l’absence de réponse du jeune garçon, un voisin a forcé la porte après avoir tenté de le joindre entre 7 h et 10 h. La police a ouvert une enquête. Dans un communiqué, le président de la jeunesse communale, Camara Ladji Seydou, a exprimé sa consternation et appelé les parents à davantage de responsabilité. Il les invite à renforcer le suivi quotidien des adolescents, à privilégier le dialogue et à mieux veiller sur leurs fréquentations, déplacements et activités, afin de prévenir les comportements à risque.

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