Décès d’un enseignant à Bédiala : le ministère appelle au calme en attendant les résultats de l’enquête

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique appelle au calme et à la retenue après le décès de Keïta Daouda, Professeur d’anglais au Lycée Moderne de Bédiala, survenu le samedi 26 septembre 2026 au corridor de Bédiala, sur l’axe Daloa-Bédiala. Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre 2026, le ministre N’Guessan Koffi indique qu’une enquête doit établir les circonstances exactes du drame. Le ministre invite les acteurs de la communauté éducative à éviter « les accusations prématurées, les commentaires et les interprétations » susceptibles d’alimenter les tensions ou de troubler l’ordre public. Il adresse ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative. Cette réaction intervient deux jours après une mobilisation des syndicats du secteur Éducation-Formation du Haut-Sassandra. Le 28 septembre, le collectif, regroupant 23 organisations syndicales, a remis une motion de protestation à la préfecture de Daloa. Les syndicats réclament notamment la suppression du corridor de Bédiala, l’établissement des responsabilités et des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans le décès de leur collègue. Ils demandent également une prise en charge de la famille du défunt, notamment la scolarisation de ses enfants. Le collectif réclame en outre la prise en charge intégrale des frais médicaux des enseignants blessés lors des événements ayant suivi le décès. Selon la motion, une dizaine d’enseignants auraient subi des coups et des violences, dont quatre se trouvaient encore à l’hôpital au moment de la démarche syndicale. Les organisations demandent également l’interdiction de l’utilisation de cordes comme dispositifs de barrage et leur remplacement par des équipements réglementaires, visibles et adaptés. Elles exigent enfin le respect de l’intégrité physique, de la dignité et des droits des enseignants lors des interventions des forces de sécurité. Ces revendications ont été formulées alors que les enseignants du Haut-Sassandra observaient trois jours de deuil régional en hommage à Keïta Daouda et en solidarité avec sa famille et les collègues blessés. Le mouvement s’accompagnait d’un arrêt des activités pédagogiques et administratives dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire. Les circonstances précises du décès de Keïta Daouda restent toutefois à établir officiellement. Les éléments avancés par les syndicats devront être confrontés aux conclusions de l’enquête annoncée par les autorités. Le ministère réaffirme son attachement à la sécurité, à la dignité et à la protection des personnels du système éducatif, ainsi que sa disponibilité au dialogue avec leurs représentants. Une assemblée générale du collectif syndical devait se tenir à l’issue des trois jours de deuil pour décider des suites du mouvement. Donald Konan
Le ministère des transports annonce l’ouverture d’un centre spécial d’immatriculation

La procédure d’immatriculation des véhicules neufs franchit une nouvelle étape en Côte d’Ivoire. À compter de lundi prochain, un centre spécialement dédié à l’accélération des formalités d’immatriculation des véhicules neufs commercialisés par les concessionnaires agréés entrera en service à Treichville. L’annonce a été faite le 29 septembre 2026 à Abidjan par le Directeur général du transport terrestre et de la circulation (DGTTC), Oumar Sacko, lors d’une rencontre avec les concessionnaires agréés du pays. Selon le directeur général, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’arrêté pris par le ministre des Transports et des Affaires maritimes en août 2025 pour accélérer les procédures d’immatriculation. Après une phase pilote menée avec plusieurs concessionnaires, le dispositif est désormais prêt à être déployé à grande échelle. L’objectif est de permettre aux acquéreurs de véhicules neufs d’obtenir plus rapidement leurs plaques d’immatriculation définitives, dès lors que la preuve du dédouanement du véhicule est disponible. Cette mesure vise à réduire les délais administratifs tout en maintenant le processus classique de traitement des dossiers jusqu’à l’établissement définitif de la carte grise et de la vignette. Au-delà de la rapidité, cette réforme entend également renforcer la sécurité et la traçabilité des immatriculations provisoires. Oumar Sacko a expliqué qu’: « à la suite de cas de fabrication illégale de plaques provisoires, une plateforme numérique a été développée pour permettre aux forces de l’ordre de vérifier instantanément l’authenticité des immatriculations en circulation ». Pour le Directeur du Guichet unique, Souleymane Touré: « l’augmentation constante des importations de véhicules neufs en Côte d’Ivoire justifie la mise en place de ce nouveau centre spécialisé. Le dispositif devrait contribuer à désengorger le système actuel et à offrir un service plus efficace aux concessionnaires comme aux usagers ». Avec cette innovation, les autorités ivoiriennes poursuivent leur ambition de moderniser les services liés au transport terrestre et de simplifier les démarches administratives pour les propriétaires de véhicules neufs. Yoann APIA