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Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé le report à une date ultérieure de la marche de protestation qu’il prévoyait d’organiser le samedi 8 novembre 2025 à Abidjan, indique un communiqué transmis à la presse.

Le parti de Laurent Gbagbo explique que cette décision est motivée par la tenue, le même jour, des obsèques de militants tués à Yamoussoukro lors des manifestations contre le projet de 4ᵉ mandat du président Alassane Ouattara. Soucieux de privilégier le recueillement et l’hommage aux disparus, le président du PPA-CI invite l’ensemble des militantes, militants et sympathisants à se rendre à Yamoussoukro pour soutenir les familles endeuillées.

Le communiqué souligne que, fidèle à son engagement en faveur de « la paix, de la démocratie et de la dignité humaine », le PPA-CI appelle sa base à demeurer « mobilisée, disciplinée et solidaire » dans l’attente de nouvelles consignes relatives à la marche.

Quelques heures avant cette annonce, le préfet d’Abidjan, Andjou Koua, avait mis en garde la direction du PPA-CI contre l’organisation de la manifestation projetée dans la commune de Cocody, rappelant que l’arrêté interministériel n°0755/MIS/MEMD du 17 octobre 2025, interdisant pour deux mois les réunions et manifestations publiques des partis politiques sur l’ensemble du territoire national, restait en vigueur.

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Le marché pétrolier se reprend légèrement vendredi, en dépit des inquiétudes persistantes sur une surabondance de l’offre, porté par les sanctions américaines contre la Russie.

Vers 16H30 GMT, le baril de WTI nord-américain gagnait 0,44% à 59,69 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,35% à 63,60 dollars.

Cette hausse modeste s’explique par la décision de la société suisse de négoce en énergie Gunvor de retirer sa proposition de reprise des actifs internationaux du géant pétrolier Lukoil, après un commentaire sur X du Trésor américain.

« Le président Trump a été clair: la guerre doit cesser immédiatement. Tant que Poutine poursuivra ces tueries insensées, la marionnette du Kremlin, Gunvor, ne recevra jamais de licence pour opérer », avait écrit le Trésor jeudi sur X.

La décision américaine « est considérée comme un signe de la volonté de Trump d’appliquer des sanctions et de paralyser les revenus pétroliers de la Russie », expliquent les analyste de DNB, qui y voient l’origine de la légère hausse des prix.

Les sanctions américaines le mois dernier contre les deux principaux producteurs russes, Rosneft et Lukoil, face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine, semblent « avoir désormais un impact sur les exportations russes de pétrole brut par voie maritime », souligne aussi Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

Selon les données de Bloomberg, les exportations russes de pétrole « ont chuté de 20% pour atteindre un peu plus de 3 millions de barils par jour la semaine dernière, le niveau le plus bas en 10 semaines », ajoute M. Fritsch.

Les prix du pétrole restent cependant en baisse depuis le début de la semaine « face aux préoccupations liées à l’offre, avec une augmentation de la production dans un grand nombre de pays, tandis qu’une croissance de la demande inférieure à la moyenne devrait persister jusqu’en 2026 », remarque Derren Nathan, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Le suivi des inventaires mondiaux des analystes de DNB Carnegie « montre des signes évidents de la surabondance tant attendue sur le marché pétrolier ».

« Nous pensons que l’augmentation des stocks commerciaux de pétrole soutiendra la pression à la baisse sur les prix au cours des prochains mois », ajoutent-ils.

AFP

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Malgré la fraîcheur matinale, des membres du conseil traditionnel de Mangu, dans le centre du Nigeria, et des chefs religieux se sont réunis dans le palais du chef local. A l’ordre du jour: la coexistence religieuse, quelques jours après les menaces de Donald Trump d’intervention militaire au Nigeria à cause de supposés « persécutions » contre les chrétiens.

Le Nigeria, pays le plus peuplé du continent avec 230 millions d’habitants, est divisé de manière à peu près égale entre un sud principalement chrétien et un nord à majorité musulmane.

Il est le théâtre d’une multitude de conflits, notamment d’insurrections jihadistes, qui, selon les experts, tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction.

La semaine dernière, Donald Trump a menacé le pays d’une intervention militaire pour mettre fin à ce qu’il qualifie de meurtres « en très grand nombre » de chrétiens par des islamistes radicaux.

Mangu, petite ville rurale d’environ 300.000 habitants de l’Etat du Plateau, est familière des tensions entre communautés.

Pendant des décennies, musulmans et chrétiens, pour la plupart issus des mêmes familles, y vivaient ensemble, partageant les mêmes rues et les mêmes marchés, cohabitant de manière pacifique, et semblaient à l’abri des tensions régulières qui agitent les villages environnants.

Mais en janvier 2024, un différend entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs principalement chrétiens au sujet du contrôle des terres et des ressources a dégénéré en une flambée de violence qui a fait plusieurs dizaines de morts et réduit en cendres plusieurs bâtiments, dont la mosquée et l’église locales, toujours en ruines.

La plupart des conflits dans cette région trouvent leur origine dans les tensions foncières entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs des communautés mwaghavul (chrétiens) ou haoussa (musulmans), alors que le changement climatique menace les moyens de subsistance agricoles.

Depuis l’année dernière, les responsables locaux multiplient les discussions pour éviter de nouvelles violences et réconcilier les communautés.

« La paix pour laquelle nous avons tant prié commence à s’imposer », explique à l’AFP Moses Dawop, chef du district de Mangu, « notre devoir, c’est le dialogue permanent, pour vivre en paix ».

– Rétablir la confiance –

A Mangu, les chefs religieux et communautaires s’efforcent de retisser les liens brisés.

Le marché principal grouille de vendeurs et d’acheteurs des deux confessions. Dans les rues poussiéreuses de la ville, les enfants jouent en faisant rouler des pneus de moto hors d’usage.

Mais pour le pasteur Timothy Samson Dalang, président local de l’Association chrétienne du Nigeria (CAN), et l’imam principal de la ville, Ibrahim Hudu Manomi, le chemin de la réconciliation reste long.

« Nous travaillons jour et nuit pour retrouver la paix que nous avions autrefois », confie l’imam Manomi.

Selon le pasteur Dalang, la coopération entre responsables religieux a permis de déjouer les manœuvres des « fauteurs de troubles » cherchant à saboter le processus de réconciliation pour des « intérêts personnels », en référence aux bandes criminelles qui sillonnent la région et pillent régulièrement les fermes.

La reconstruction des maisons, lieux de culte et écoles incendiés avance lentement: les chefs religieux estiment qu’il faut rétablir la confiance avant de rebâtir les murs, et les moyens financiers manquent.

– Retour à la case départ –

Les habitants de Mangu, comme ceux du nord du Nigeria, qui subissent les violences jihadistes depuis plus de 15 ans, se disent inquiets des récentes déclarations de Donald Trump.

Beaucoup dans l’Etat du Plateau, estiment que ses propos pourraient compromettre les efforts de réconciliation.

« Cette déclaration risque de nous ramener à la case départ », estime Ghazali Isma’ila Adam, imam à Jos, la capitale régionale.

Saidu Sufi, enseignant en science politique à Kano (nord-ouest), rappelle que les groupes armés « se cachent souvent derrière la religion pour justifier leurs crimes ».

À Maiduguri, dans le nord-est du pays, Idris Suleiman Gimba, restaurateur musulman de 54 ans, porte encore les cicatrices de la guerre lancée par les jihadistes de Boko Haram en 2009: dix membres de sa famille ont péri dans un attentat contre une mosquée en 2014.

« Ils attaquent tout le monde, musulmans, chrétiens, païens », déclare-t-il à l’AFP. « Boko Haram n’a pas de frontières. Si vous n’êtes pas avec eux, vous êtes leur cible ».

Pour Adams Mamza, 28 ans, chrétien de Maiduguri, l’intervention de Trump ne serait acceptable que si elle visait « les bandits, Boko Haram et les jihadistes ».

L’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria, menée par Boko Haram et sa faction rivale de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de deux millions de personnes à fuir leurs foyers depuis 2009, selon des chiffres des Nations unies.

Le président Bola Tinubu a déclaré jeudi à ses ministres vouloir « que nos amis nous aident à intensifier notre lutte contre le terrorisme; Et nous l’éliminerons ».

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