« Le Cameroun joue toute sa compétition sur ce match » et « ils ont tout à perdre ». À la veille du choc entre le Maroc et le Cameroun en quart de finale de la CAN 2025, Walid Regragui a donné le ton en conférence de presse. Lucide et mesuré, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a tenu à présenter son adversaire comme le véritable favori de l’affiche, tout en dégageant son groupe de toute pression excessive.
Pour Regragui, l’équation mentale est claire, le Cameroun arrive lancé et expérimenté. « S’ils ne vont pas plus loin, ils devront attendre deux ou trois ans avant une grande compétition. De notre côté, quatre mois après, il y a une Coupe du monde », a-t-il expliqué, soulignant l’intensité émotionnelle qui entoure cette rencontre pour les Lions Indomptables. Un discours qui rejoint celui de David Pagou, lequel refuse lui aussi le costume de favori et renvoie la responsabilité au pays hôte.
Malgré cet échange de politesses, Regragui n’a jamais caché son profond respect pour une sélection camerounaise qui « répond toujours présente » dans les grands rendez-vous. Pour le technicien marocain, ce quart de finale dépasse le simple cadre sportif. « Ce sera un grand match et on espère montrer un beau visage du football africain », a-t-il insisté, conscient de l’attente du public et de l’enjeu continental.
Sur le plan tactique, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a entretenu le flou. « Peut-être qu’on jouera à trois derrière demain, on verra », a-t-il glissé, avant de rappeler sa ligne directrice : la confiance. « Quand on a confiance, est-ce qu’on change ? Parfois, changer signifie qu’on a peur. Et ce n’est pas ma mentalité ».
Une chose est toutefois certaine : le Maroc ne veut pas prolonger le suspense. « Notre objectif est de résoudre la rencontre dans le temps réglementaire », a affirmé Regragui, déterminé à faire la différence en 90 minutes. Dans cette quête, le retour annoncé d’Hamza Igamane, désormais apte à 100 %, constitue un atout de poids.
Poussé par son public mais respectueux du Cameroun, le Maroc avance sans excès de pression. Vendredi, Lions de l’Atlas et Lions Indomptables joueront un quart de finale où chacun s’efforce, en apparence, de laisser le costume du chasseur à l’autre.