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Affaire Renault-Nissan : quatre ans de prison requis contre l’ex-ministre Rachida Dati et Carlos Ghosn

Le Parquet national financier (PNF) de Paris en France a requis, lundi 28 septembre 2026, quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, contre Rachida Dati, jugée à Paris pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif » dans l’affaire liée à Renault-Nissan. Le tribunal correctionnel a également requis 4 ans de prison contre Carlos Gohn, ancien PDG du Groupe Renault-Nissan.  Au terme de son réquisitoire devant le tribunal correctionnel de Paris, le PNF a également demandé une amende de 450 000 euros (environ 290 millions de FCFA) à l’encontre de l’ancienne ministre, ainsi que la confiscation de biens d’une valeur de 900 000 euros, soit plus de 590 millions de FCFA. Les procureurs ont par ailleurs requis cinq ans d’inéligibilité, cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction publique et cinq ans d’interdiction de la profession d’avocat, avec exécution provisoire. Rachida Dati est poursuivie pour des faits liés aux 900 000 euros qu’elle a perçus entre 2010 et 2012 de l’Alliance Renault-Nissan, alors qu’elle était députée européenne. L’accusation soupçonne ces rémunérations d’avoir été liées à des interventions ou démarches en faveur du groupe automobile. Durant les audiences, l’ancienne garde des Sceaux a contesté avoir exercé une activité de lobbying au Parlement européen. Elle a notamment affirmé n’avoir disposé d’« aucune influence » au sein de cette institution et a défendu la réalité du travail réalisé pour le développement international de Renault, notamment au Maghreb et au Moyen-Orient. Les débats ont toutefois fait apparaître plusieurs documents et interventions au Parlement européen que le parquet considère comme susceptibles d’étayer ses accusations. La défense de Rachida Dati doit désormais plaider la relaxe. L’ancienne ministre disposera ensuite d’une dernière prise de parole avant que le tribunal ne mette sa décision en délibéré. L’affaire concerne également Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault-Nissan. Resté au Liban depuis sa fuite du Japon en 2019, il est jugé en son absence par le tribunal correctionnel de Paris. Quatre ans de prison ont également été requis contre lui dans ce dossier. Le procès porte notamment sur les relations contractuelles nouées entre Rachida Dati et Carlos Ghosn à partir de 2009. Le PNF avait auparavant estimé que les prestations juridiques invoquées pour justifier les rémunérations pouvaient masquer un accord de nature corruptive. À ce stade, les réquisitions du parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal correctionnel doit encore rendre sa décision à l’issue du délibéré.

France : La dette à 10 ans franchit le seuil de 4,2% malgré l’appétit des investisseurs

La France emprunte de plus en plus cher pour financer sa dette. Lors de son émission obligataire de jeudi, l’État a obtenu un taux moyen de 4,23% sur ses emprunts à dix ans, un niveau inédit depuis près de vingt ans. Malgré cette hausse du coût du financement, les investisseurs ont largement répondu présents, avec une demande plus de deux fois supérieure à l’offre.

L’ambassade ivoirienne en France dénonce des déclarations « insultantes » suite aux propos de Jean-Luc Mélenchon sur la Côte d’Ivoire

L’Ambassade de Côte d’Ivoire près la République française et la Principauté de Monaco a vivement réagi, jeudi 16 juillet 2026, aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la vie politique ivoirienne, les qualifiant d’« irresponsables », d’« insultantes » et de « dégradantes » à l’égard du peuple ivoirien et du président Alassane Ouattara.

France : six personnes en garde à vue après les incendies de la forêt de Fontainebleau, un pompier volontaire passe aux aveux

L’enquête sur les incendies qui ont déjà ravagé plus de 2 050 hectares dans la forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, connaît une avancée majeure. Six personnes ont été placées en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a reconnu avoir provoqué l’un des départs de feu, a annoncé ce mardi 14 juillet la procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik.

Fin du procès en appel du financement libyen : Nicolas Sarkozy clame son innocence avant le verdict du 30 novembre

Le procès en appel du financement libyen présumé de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 s’est achevé mercredi à Paris, dans une atmosphère lourde d’émotion et de tension. Après deux mois et demi d’audience, l’ancien président français a livré une déclaration finale marquée par la colère et l’émotion, dénonçant un « mensonge » et un « complot » avant que la cour ne mette sa décision en délibéré au 30 novembre prochain.

Médias : “Couleurs Tropicales” tire sa révérence après 31 ans d’antenne

C’est une page emblématique de la radio francophone qui se referme. L’émission “Couleurs Tropicales”, portée pendant plus de trois décennies par Claudy Siar sur les ondes de Radio France Internationale, a officiellement cessé sa diffusion, comme l’a annoncé son animateur dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux. 

SIA 2026 : Dally Jules invite la diaspora à investir dans le programme de renouvellement et d’extension de l’hévéa

En marge du Salon international de l’agriculture de Paris, la Fédération des organisations professionnelles agricoles de producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) a rencontré la diaspora ivoirienne lors d’une conférence de haut niveau organisée samedi 28 février à Paris-Nanterre. Cette rencontre a été l’occasion pour les responsables de la filière d’exposer les perspectives de développement de l’hévéaculture et d’inviter les Ivoiriens de l’extérieur à participer au financement du Programme d’urgence de renouvellement et d’extension du verger hévéicole (PURE) pour la période 2026-2035. Devant un auditoire composé d’investisseurs, d’acteurs de la diaspora et de professionnels du secteur agricole, le président du conseil d’administration de la FPH-CI, Dally Jules, a lancé un appel appuyé aux Ivoiriens vivant à l’étranger. Selon lui, la diaspora constitue un partenaire clé pour accompagner la modernisation et l’expansion de la filière hévéa, une culture stratégique pour l’économie nationale et les revenus des producteurs. Au cœur des échanges figurait la présentation détaillée du PURE par le président du conseil d’administration de l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière hévéa, l’APROMAC, Charles-Emmanuel Yacé. Ce programme structurant vise à renouveler et à étendre le verger hévéicole ivoirien afin de renforcer la production nationale de caoutchouc naturel. Le projet prévoit la création et la réhabilitation de 500 000 hectares de plantations d’hévéa sur une période de dix ans, soit environ 50 000 hectares par an. L’objectif est double : sécuriser l’approvisionnement des unités industrielles de transformation et améliorer durablement les revenus de plus de 240 000 producteurs à travers le pays. Pour la FPH-CI, ce programme représente une opportunité majeure pour dynamiser la filière et renforcer son impact socio-économique dans les zones rurales. Dally Jules a ainsi encouragé les membres de la diaspora à saisir cette opportunité d’investissement afin de participer activement à la transformation économique des territoires ruraux, tout en bénéficiant des retombées financières de cette culture d’avenir. Dans son intervention, Charles-Emmanuel Yacé a également insisté sur les défis auxquels fait face l’hévéaculture ivoirienne. « Dans sa marche pour une hévéaculture durable, compétitive et équitablement rémunératrice pour les acteurs de la chaîne de valeur, des défis conjoncturels et structurels se présentent », a-t-il expliqué. Selon lui, la réussite du PURE repose sur plusieurs conditions essentielles, notamment une compréhension partagée des enjeux, l’adhésion des acteurs de la filière, une synergie d’actions entre institutions et producteurs, ainsi qu’un accompagnement technique et institutionnel adapté. Au-delà de l’augmentation des superficies cultivées, le programme ambitionne également de promouvoir un modèle agricole plus durable et plus inclusif. Il prévoit notamment la diffusion de plants améliorés, la professionnalisation des exploitants et le développement de pratiques d’agroforesterie afin de concilier productivité agricole et préservation de l’environnement. Le PURE entend aussi favoriser une meilleure insertion des jeunes et des femmes dans la chaîne de valeur de l’hévéa. Par ailleurs, l’extension des plantations dans certaines zones marginales appelées à devenir de nouveaux bassins hévéicoles, notamment Bondoukou, Dabakala ou encore Touba, pourrait contribuer à la reconstitution du couvert végétal et à l’amélioration des conditions climatiques locales. Selon les responsables de la filière, l’installation de l’hévéaculture dans ces zones pourrait même favoriser l’augmentation de la pluviométrie. En invitant explicitement la diaspora à rejoindre cette initiative, Dally Jules entend renforcer la collaboration entre producteurs, investisseurs ivoiriens de l’extérieur et institutions de la filière. L’ambition est de faire de l’hévéaculture un véritable moteur de prospérité territoriale et de consolider la position de la Côte d’Ivoire, premier producteur africain et troisième producteur mondial de caoutchouc naturel.

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