La question de l’exploitation semi-industrielle de l’or en Côte d’Ivoire était au centre du 7è numéro du Café de l’Union des Journalistes de Bouaké (UJB), tenu ce mercredi 17 décembre à Yamoussoukro. Cette rencontre d’échanges a porté sur le thème : « Exploitation semi-industrielle de l’or en Côte d’Ivoire : défis et perspectives de la protection de l’environnement et de l’emploi des jeunes. Le cas de Kassa Gold S.A ».
Invité principal de cette tribune, Bi Galla Denis Tohozan, Directeur général de KASSA GOLD S.A, a partagé la vision et les engagements de sa société minière. Entreprise anonyme regroupant neuf sociétés filiales détentrices de licences minières en Côte d’Ivoire, Kassa Gold S.A entend inscrire ses activités dans une logique de responsabilité économique, sociale et environnementale.
Au cours de son exposé, le Directeur général a annoncé la volonté de Kassa Gold S.A d’accompagner l’État ivoirien à travers la mise à disposition de stages et d’opportunités d’emplois au profit des étudiants et jeunes diplômés ivoiriens. Cette démarche, a-t-il précisé, s’appuie sur des critères de qualification rigoureux, notamment dans le domaine environnemental, afin de garantir une exploitation minière respectueuse des normes en vigueur.
« Notre ambition est de préserver la biodiversité, de réduire l’empreinte écologique et carbone de nos activités, tout en assurant une exploitation rentable et durable », a-t-il déclaré. L’entreprise prévoit également de concilier ses performances économiques avec la réalisation de projets sociaux communautaires de base, destinés aux populations des zones d’exploitation.
Selon Bi Galla Denis Tohozan, Kassa Gold S.A fait le choix d’un partage équitable des revenus issus de l’exploitation de l’or, afin que l’État, les communautés d’accueil et les entreprises minières bénéficient ensemble des retombées de cette activité stratégique. Cette approche vise à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers et à favoriser un développement local inclusif.

Le Directeur général a par ailleurs plaidé pour un code minier plus incitatif, susceptible d’offrir davantage d’opportunités aux jeunes Ivoiriens et de mieux intégrer ces derniers dans les chaînes de valeur du secteur extractif.
De son côté, Soro Korona, président de l’Union des Journalistes de Bouaké, a salué la qualité des échanges et la disponibilité du Directeur général de Kassa Gold S.A. Il a souligné l’importance de promouvoir les initiatives qui œuvrent à la lutte contre l’orpaillage illégal, un phénomène qui représente, selon lui, un manque à gagner considérable pour l’économie nationale.
« Plus de 400 milliards de francs CFA sortent chaque année de la Côte d’Ivoire à travers la vente illégale de l’or. Il est donc impératif d’accompagner les actions du gouvernement en faveur d’un orpaillage responsable, respectueux de l’environnement et créateur d’emplois », a-t-il insisté.
Profitant de cette tribune, le président de l’UJB a également dévoilé les perspectives de l’organisation pour l’année 2026, qui sera consacrée au renforcement des capacités des journalistes. L’accent sera mis sur la compréhension des enjeux sociaux majeurs, dont l’orpaillage illégal, ainsi que sur la maîtrise des nouveaux outils technologiques, notamment l’intelligence artificielle, désormais incontournable dans le métier.
Au terme de ce 7è Café de l’UJB, les participants ont salué une rencontre riche en enseignements, réaffirmant la nécessité d’un dialogue permanent entre médias, acteurs miniers et pouvoirs publics pour une exploitation de l’or responsable, durable et bénéfique à la jeunesse ivoirienne.