Du 25 au 26 février 2026 au Plateau, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) lance un projet stratégique intitulé « Renforcer la résilience communautaire grâce à une gestion optimisée des ressources naturelles et de l’eau et la préparation aux catastrophes à travers l’utilisation de technologies satellitaires ». Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les pressions environnementales et climatiques accentuent les vulnérabilités des communautés, notamment en Afrique de l’Ouest.
L’objectif principal du projet est de promouvoir une gestion durable et inclusive des ressources naturelles, en particulier de l’eau dans les régions de Boukani et du Tchologo afin de réduire les risques liés aux conflits, aux migrations forcées et à l’insécurité alimentaire. L’OIM entend ainsi renforcer la capacité des populations locales à s’adapter aux crises environnementales et à bâtir des systèmes résilients face aux aléas climatiques.
Le projet met également en avant l’importance de la coopération régionale et internationale. En favorisant le partage d’expériences et la mise en place de mécanismes participatifs, l’OIM souhaite créer un cadre durable où les communautés deviennent actrices de leur propre résilience.
Pour David Preux, « le but de cet atelier est de ramener un certain nombre d’expertises ensemble afin de s’entendre sur la situation dans le nord de la Côte d’Ivoire, notamment le Tchologo et le Bounkani…sur tout ce qui a trait aux mouvements de population, que ce soit les mouvements de transhumances, les populations déplacées, l’impact que ça a sur l’accès aux services de bal, la compétition autour des ressources naturelles et comment on peut faire de ces mouvements, plutôt qu’une source de tension au niveau local, une opportunité pour le développement de la Côte d’Ivoire » , a fait savoir le chargé des missions de l’OIM.
Durant ces deux journées, des ateliers et panels vont réunir des experts, des représentants institutionnels, des organisations communautaires et des acteurs de la société civile. Les discussions vont porter sur des solutions innovantes pour une meilleure gouvernance des ressources, avec un accent particulier sur l’implication des femmes et des jeunes, souvent en première ligne face aux défis liés à l’eau et à la dégradation des terres.
Quant au directeur du cabinet du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), « Il faut dire que les différentes études que l’atelier propose vont nous permettre de résoudre surtout le problème de conflits entre agriculteurs et éleveurs, et entre villageois et éleveurs, parce qu’aujourd’hui, cette problématique de transhumance est un fléau, je ne dirais pas, est un problème pour la Côte d’Ivoire parce que ça menace un peu les différentes plantations que nos populations font… Donc ces résultats que nous allons prendre à la suite de cet atelier vont nous permettre de voir comment prévenir ces conflits et comment les solutionner si éventuellement ça meurt» a déclaré Assoumany Gouromenan.
Au-delà de la dimension technique, cette initiative se veut un appel à la responsabilité collective, préserver l’eau et les ressources naturelles, c’est investir dans la paix, la stabilité et l’avenir des populations.
Yoann APIA