À Nairobi, lors du sommet Africa Forward organisé conjointement par la France et le Kenya les 11 et 12 mai 2026, le président de Heirs Holdings, Tony Elumelu, a porté un message clair devant plusieurs chefs d’État, investisseurs et dirigeants économiques internationaux : l’Afrique ne veut plus de relations fondées sur l’assistanat, mais de véritables partenariats bâtis sur l’égalité et les opportunités.
L’entrepreneur nigérian, également fondateur de la Tony Elumelu Foundation, a insisté sur les besoins prioritaires du continent africain. Selon lui, l’accès à l’électricité, le développement des infrastructures et la création d’emplois constituent les véritables leviers du développement économique africain.
« Nous accueillons favorablement les véritables partenariats, des partenariats solides et fondés sur l’équité, où les Africains et les solutions africaines contribuent à façonner l’avenir du continent », a déclaré Tony Elumelu. Pour lui, le secteur privé doit jouer un rôle central dans la transformation économique du continent. « Si nous créons un environnement propice aux affaires, nous créerons des emplois, réduirons la pauvreté et générerons une croissance durable », a-t-il soutenu.
Défenseur du concept d’« Africapitalisme », une philosophie économique selon laquelle le secteur privé africain doit être le moteur de la prospérité sociale et économique du continent, Tony Elumelu estime que la jeunesse africaine doit désormais être placée au cœur des politiques publiques et des investissements.
« Notre jeunesse n’a pas besoin d’assistanat ; elle a besoin d’emplois, d’un meilleur accès à l’électricité et à Internet. Ce qui compte, c’est de mettre en place les infrastructures et les conditions nécessaires pour permettre à nos jeunes de réaliser pleinement leur potentiel », a affirmé l’homme d’affaires, rappelant que plus de 65 % de la population africaine a moins de 35 ans.
Présent à ce sommet, le président français Emmanuel Macron a annoncé de nouveaux investissements français sur le continent et assuré vouloir bâtir une relation renouvelée avec l’Afrique. Le chef de l’État français a notamment insisté sur la notion de souveraineté dans le futur partenariat entre la France et les pays africains.
Le président kényan William Ruto a, pour sa part, estimé que l’Afrique devait définitivement sortir des anciennes logiques de dépendance envers l’Europe. Il a également profité de ce sommet pour réclamer une réforme de la gouvernance mondiale, notamment du Conseil de sécurité des Nations unies. « Il est indispensable qu’un continent de près de 1,5 milliard d’habitants cesse d’être exclu d’une représentation permanente au Conseil de sécurité », a-t-il affirmé.
À travers Heirs Holdings et surtout la Tony Elumelu Foundation, Tony Elumelu poursuit déjà son engagement en faveur du développement du continent. Depuis 2010, sa fondation a formé plus de 2,5 millions de jeunes Africains et financé plus de 27 000 entrepreneurs dans les 54 pays africains, faisant de cette initiative l’une des plus importantes plateformes dédiées à l’entrepreneuriat et à l’autonomisation des jeunes en Afrique.