Le Collectif des ONG de Lutte contre la Dépigmentation et les Produits Non Conformes (COLCDA) a présenté, le 21 juillet 2026, une série de recommandations visant à renforcer la régulation des produits cosmétiques en Côte d’Ivoire. Ces propositions ont été formulées lors d’une conférence de presse tenue au siège du collectif, à Yopougon Bimbresso.
À l’ouverture de la rencontre, le président du COLCDA, Marcellin Doh, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique.
« La présente conférence de presse n’a qu’un seul objectif : défendre le droit fondamental des populations ivoiriennes à la santé. Notre démarche vise à interpeller les autorités compétentes sur une situation qui, selon notre analyse, constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique », a-t-il déclaré.
Le collectif a formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer le contrôle du marché des produits cosmétiques. Il préconise notamment le renforcement des contrôles sur l’ensemble du territoire national, l’intensification des inspections inopinées des unités de fabrication, des importateurs, des distributeurs et des points de vente, ainsi que la publication régulière des statistiques relatives aux contrôles, aux analyses, aux retraits du marché et aux sanctions administratives.
Le COLCDA recommande également une coopération renforcée entre l’Autorité ivoirienne de Régulation pharmaceutique (AIRP), le ministère de la Santé, le ministère du Commerce, le Laboratoire national de Santé publique et les juridictions compétentes. Il suggère par ailleurs la mise en place d’un système de signalement permettant aux citoyens et aux professionnels de santé de notifier rapidement les produits susceptibles de présenter un risque sanitaire.
Au cours de la conférence, les responsables du collectif ont par ailleurs plaidé pour la création d’un Comité national de régulation des produits cosmétiques. Cette instance réunirait les administrations concernées, les organisations de consommateurs, les représentants de l’industrie, les ordres professionnels ainsi que des dermatologues, pharmaciens, toxicologues et experts scientifiques indépendants.
« Un tel comité permettrait de renforcer la transparence, d’améliorer le contrôle du marché et de restaurer la confiance des consommateurs », a expliqué Marcellin Doh.
Le COLCDA a, en outre, appelé à une plus grande transparence dans la diffusion des résultats des contrôles effectués sur les produits cosmétiques.
« Les citoyens ont droit à une information claire sur les actions entreprises pour protéger leur santé », a-t-il souligné.
Le collectif a annoncé qu’il va solliciter une audience auprès de Jean-Claude Yavo, président du Conseil de régulation de l’AIRP, afin de lui présenter les résultats de ses enquêtes, les témoignages recueillis sur le terrain ainsi que ses propositions de réforme.
À l’issue de la rencontre, les responsables du COLCDA ont réaffirmé leur disponibilité à collaborer avec les autorités compétentes dans le cadre des actions visant à renforcer la protection de la santé publique.
« La santé publique n’est pas négociable. Elle doit demeurer la priorité absolue de toutes les institutions chargées de la protéger », a conclu le président du collectif.