La Côte d’Ivoire accélère la transformation numérique de son administration. Un atelier national s’ouvre ce jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan pour identifier et prioriser les 100 premiers services publics à numériser. Une étape qui doit également permettre de poser les bases de la future feuille de route nationale des infrastructures publiques numériques.
Durant deux jours, 84 participants représentant 56 institutions publiques et partenaires techniques et financiers vont plancher sur les services administratifs jugés prioritaires. Organisée par le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique (MTNIT), en collaboration avec la Société nationale de développement informatique (SNDI), la rencontre se tient à l’hôtel Radisson Blu, près de l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny.
L’objectif est de passer d’une administration où les outils numériques restent parfois cloisonnés à un système davantage intégré. Plusieurs administrations disposent déjà de plateformes, de bases de données et de services en ligne. Mais l’interconnexion entre ces systèmes demeure limitée, obligeant parfois les usagers à fournir plusieurs fois des informations ou des justificatifs déjà détenus par l’État.

Pour y remédier, l’approche des infrastructures publiques numériques (DPI) prévoit la mise en place d’un socle commun reposant notamment sur l’identité numérique, l’échange sécurisé de données, les paiements numériques, les services de confiance ainsi que des registres et référentiels partagés.
Partir des besoins, plutôt que des technologies. C’est l’approche retenue pour cette rencontre. Chaque administration a été invitée à identifier trois procédures prioritaires. Les participants devront ensuite préciser les difficultés rencontrées, les améliorations recherchées, les données nécessaires et les administrations concernées.
La deuxième journée sera consacrée à la hiérarchisation des propositions selon trois critères : l’impact, la faisabilité et la transversalité. Les travaux doivent aboutir à un premier portefeuille d’environ 100 services publics à transformer, ainsi qu’à l’identification de solutions pouvant être rapidement déployées.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan national de développement 2026-2030 et de la Stratégie nationale de développement du numérique. Elle participe également à l’ambition gouvernementale du « Zéro papier à l’horizon 2030 ».
À terme, les conclusions de l’atelier doivent servir de première base à l’élaboration de la feuille de route nationale des infrastructures publiques numériques, avec l’ambition de rendre les services publics plus simples, plus rapides et davantage accessibles aux citoyens.