Le secteur bancaire ivoirien continue de renforcer son poids dans l’espace ouest-africain. Le classement 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA confirme la position centrale de la Côte d’Ivoire, qui place six établissements parmi les dix premières banques de l’Union. Au sommet, la Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI) conserve son leadership, tandis que la Banque nationale d’investissement (BNI) réalise la progression la plus spectaculaire.
Avec un total bilan de 3 682,2 milliards de FCFA en 2025, la SGCI reste la première banque de l’UMOA. La filiale ivoirienne du groupe Société Générale conserve ainsi une position dominante, portée notamment par son implantation historique, son activité auprès des grandes entreprises et sa capacité à mobiliser d’importants volumes de financement.
Derrière elle, la BNI s’impose désormais comme le principal challenger. Son total bilan atteint 3 211,2 milliards de FCFA, en forte progression par rapport aux 2 359,5 milliards enregistrés un an plus tôt, soit une hausse de 36,1 %. Cette performance permet à la banque publique ivoirienne de passer de la quatrième à la deuxième place du classement régional en seulement un an.
Cette ascension bouleverse le podium. NSIA Banque Côte d’Ivoire recule à la troisième place, avec un bilan de 3 076,1 milliards de FCFA, malgré une croissance de 21,4 %. Coris Bank International Côte d’Ivoire occupe désormais le quatrième rang avec 2 807,6 milliards de FCFA, en hausse de 11,1 %.
La suite du classement confirme également la solidité du système bancaire ivoirien. Banque Atlantique Côte d’Ivoire se maintient à la cinquième place avec 2 418,7 milliards de FCFA, devant Ecobank Côte d’Ivoire et la Société ivoirienne de Banque (SIB), qui figure au neuvième rang. Au total, six banques de Côte d’Ivoire apparaissent dans le top 10 de l’UMOA.
Cette domination intervient dans un secteur régional en forte expansion. Le total bilan des établissements de crédit de l’Union est passé de 72 068,3 milliards de FCFA en 2024 à 82 298,8 milliards en 2025, soit une progression de 14,1 %.
Le classement révèle surtout une recomposition des rapports de force. Si la SGCI conserve les commandes, la progression de la BNI montre que l’écart se resserre au sommet. Entre banque privée internationale, établissements panafricains et acteurs publics, la concurrence devrait continuer de s’intensifier sur le marché ivoirien, porté par la croissance économique, les besoins de financement des entreprises et l’accélération de la transformation numérique du secteur.