Amnesty International a dévoilé son rapport annuel 2024-2025, le mardi 29 avril dernier, lors d’une rencontre à Abidjan. Dressant un état des lieux des droits humains dans 150 pays, la Côte d’Ivoire y figure avec des préoccupations persistantes, notamment en matière de liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que sur les droits économiques et sociaux, témoignant des défis que le pays continue d’affronter en 2024.

Ce rapport met en évidence diverses violations, dont celles liées aux conflits armés, à la répression des voix dissidentes, aux discriminations, aux inégalités économiques, aux injustices climatiques et à l’usage abusif des technologies au détriment des libertés fondamentales. Cette rencontre s’est effectuée en présence de plusieurs acteurs institutionnels et de la société civile.

Lors de la cérémonie, un résumé régional axé sur l’Afrique a permis de soulever plusieurs préoccupations. Le rapport indique qu’au Burkina Faso, 223 civils auraient été tués par des éléments de l’armée. Au Congo, 580 personnes ont été arrêtées entre mai et juin 2024 dans le cadre de l’opération « 𝐂𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐠 » menée par les autorités de Brazzaville.
D’autres faits marquants incluent les violences sexuelles liées aux conflits, les détentions arbitraires et les disparitions forcées. Selon le directeur exécutif d’Amnesty International Côte d’Ivoire, Kokou Hervé Delmas, ces dérives rappellent que « la loi doit s’appliquer à tous sans distinction ».
L’organisation a rappelé qu’elle mène ses actions en étroite collaboration avec l’État de Côte d’Ivoire ainsi qu’avec d’autres organisations non gouvernementales. Le directeur exécutif, Hervé Delmas Kokou, a souligné l’importance du respect des droits humains en déclarant que « 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑖 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑠’𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑖𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ».
C’est dans ce cadre que le coordonnateur de campagne, Ismaila Kangoye et le Président du conseil d’administration, Hervé Bonfin, ont évoqué la situation préoccupante à Yopougon Gesco. Ils ont dénoncé les déguerpissements qui ont conduit à la destruction de nombreux habitats et réduit des familles à la précarité. Des élèves se sont également retrouvés sans établissements scolaires, certains ayant perdu leur année académique.

Le rapport annuel 2024-2025 d’Amnesty International met aussi en lumière des préoccupations persistantes en matière de droits humains en Côte d’Ivoire. Malgré les engagements pris, des dispositions juridiques continuent de restreindre les droits fondamentaux.
Cette initiative représente une opportunité pour un développement plus durable, à condition que les projets soient transparents, inclusifs et respectueux des droits des populations affectées. Face à ces constats, l’organisation appelle les autorités ivoiriennes à respecter les engagements pris en matière de droits humains et à garantir un espace civique libre et sécurisé pour tous les citoyens.
Il est essentiel que les réformes législatives servent à protéger les droits, et non à les restreindre.