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La Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest prépare sa riposte face aux futures épidémies

Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO a ouvert, mardi 18 août 2026 à Abidjan, un atelier régional consacré à la validation technique du Plan stratégique régional de préparation et de réponse aux épidémies et autres urgences de santé publique. Les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 21 août. Cette rencontre vise à examiner le troisième Plan stratégique régional, couvrant la période 2027-2031. Le document doit renforcer la surveillance épidémiologique, l’alerte précoce, les capacités de réponse, les laboratoires, le partage des données et la mutualisation des ressources entre les États membres. Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le directeur général de la Santé, Professeur Mamadou Samba, a procédé à l’ouverture officielle des travaux. Il a rappelé que l’Afrique de l’Ouest a été confrontée ces dernières années à plusieurs crises sanitaires majeures, notamment Ebola, la Covid-19 et la Mpox, mais aussi à des flambées récurrentes de fièvre jaune, de méningite, de choléra, de rougeole et de fièvres hémorragiques virales. Ces crises, a-t-il souligné, démontrent qu’« aucun pays ne peut faire face seul aux urgences sanitaires ». La prévention, la détection précoce et la riposte exigent des systèmes nationaux solides, mais également une coordination régionale structurée et une mutualisation des capacités. Professeur Mamadou Samba a salué les progrès accomplis par la CEDEAO à travers le CRSCM, notamment en matière de coordination, de renforcement des capacités et de mise en réseau des expertises. Il a insisté sur la nécessité d’assurer la cohérence du Plan avec les priorités nationales, le Règlement sanitaire international et les engagements régionaux. Il a également appelé à des choix stratégiques réalistes, à un mécanisme crédible de suivi-évaluation et à un chiffrage précis des besoins afin de faciliter la mobilisation des financements. La mutualisation régionale des capacités de laboratoire, des équipes d’intervention rapide, des stocks stratégiques et de la logistique d’urgence figure également parmi les priorités. L’approche « Une seule santé », prenant en compte les interactions entre santé humaine, santé animale et environnement, devra par ailleurs être intégrée au dispositif régional. Directeur exécutif du CRSCM de la CEDEAO, Dr Mamadou Diarrassouba a, pour sa part, relevé la complexité croissante des risques sanitaires, notamment avec les zoonoses et les effets du changement climatique. Il a souligné les avancées enregistrées sous le leadership de la CEDEAO, notamment le renforcement du CRSCM comme institution régionale de coordination de la sécurité sanitaire, l’amélioration des capacités de surveillance et de laboratoire et le développement de réseaux régionaux d’experts. Dr Mamadou Diarrassouba a particulièrement salué l’appui du projet RPPP de la GIZ à l’élaboration du Plan stratégique régional, exprimant sa gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Une fois validé, le Plan devra servir de cadre commun pour harmoniser la surveillance, l’alerte précoce, l’investigation et la réponse rapide aux épidémies. Le CRSCM entend accompagner sa mise en œuvre par la mobilisation des ressources, le renforcement de la coopération technique et le suivi des progrès. Pour le directeur exécutif, les États membres doivent désormais s’approprier le document et l’intégrer à leurs stratégies nationales. « La sécurité sanitaire est un investissement, non un coût », a-t-il rappelé.

CEDEAO : le Sénégal propose le Général Birame Diop à la présidence de la Commission

Le Sénégal a officiellement annoncé la candidature du Général d’armée aérienne (2S) Birame Diop à la présidence de la Commission de la CEDEAO. L’annonce a été faite à travers un communiqué du ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, publié le 31 mai 2026 à Dakar.

Entre libre circulation et sécurité : la CEDEAO et l’OIM se réunissent autour des défis migratoires

À Abidjan, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tient depuis ce 29 avril 2026 une réunion ministérielle du Dialogue sur la migration en Afrique de l’Ouest (MIDWA). Cette rencontre stratégique de haut niveau, qui se poursuit jusqu’au 30 avril 2026, réunit ministres, experts et partenaires techniques autour des défis liés à la migration.

Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest : la surveillance épidémiologique entre dans l’ère du numérique

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) accélère la transformation numérique de son dispositif de surveillance épidémiologique. L’atelier régional consacré à la surveillance intégrée des maladies et aux systèmes numériques d’alerte précoce, fondé sur l’approche « Une Seule Santé », s’est ouvert le lundi 23 février 2026 à Cotonou, au Bénin, en présence de hauts responsables sanitaires, d’experts régionaux et de partenaires techniques et financiers.

Journée des droits de l’homme de la CEDEAO : le CNDH plaide pour une éducation à la santé intégrant les pratiques culturelles autochtones

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a célébré, vendredi 16 janvier 2026 à Abidjan, la Journée des droits de l’homme de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Placée sous le thème « Promouvoir le droit à l’éducation à la santé et l’opportunité de profiter des pratiques de santé culturelles autochtones », cette commémoration a mis en lumière la nécessité d’une approche inclusive et contextualisée du droit à la santé dans l’espace ouest-africain. À travers ce thème, les organisateurs ont insisté sur l’importance de reconnaître les réalités socioculturelles des communautés dans la promotion du droit à la santé. Pour la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, il s’agit de dépasser une vision strictement biomédicale de la santé afin d’y intégrer l’éducation, la prévention et les savoirs locaux. « Le droit à la santé ne se limite pas à la prise en charge de la maladie. Il englobe la prévention, l’information, la sensibilisation autour des modes de vie sains et le respect de la dignité humaine », a-t-elle souligné. Mme Sangaré a également rappelé que le droit à la santé est indissociable de l’accès à une éducation de qualité, inclusive et adaptée aux réalités locales. Selon elle, l’éducation à la santé constitue un levier essentiel pour autonomiser les populations, en particulier les femmes et les jeunes, et améliorer durablement le bien-être des communautés. La cérémonie a par ailleurs été l’occasion de mettre en avant la reconnaissance et la valorisation des pratiques de santé culturelles autochtones. Longtemps marginalisées, ces pratiques constituent pourtant un premier recours en matière de soins pour de nombreuses populations et font partie intégrante de l’identité culturelle des communautés ouest-africaines. Instituée en 2016 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, la Journée des droits de l’homme vise à promouvoir les droits humains et la gouvernance participative dans la sous-région, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes. La date du 16 janvier fait référence à l’entrée en fonction, le 16 janvier 2006, d’Ellen Johnson-Sirleaf, ancienne présidente du Liberia et première femme élue chef d’État en Afrique. À travers cette célébration, le CNDH et la CEDEAO entendent renforcer la sensibilisation et la mobilisation des acteurs publics, de la société civile, ainsi que des femmes et des jeunes, autour des droits de l’homme, afin de favoriser des politiques publiques plus inclusives et respectueuses des réalités locales.

Renforcement de l’approche One Health en Afrique de l’Ouest : une coordination régionale face aux maladies d’origine animale

La capitale ghanéenne accueille depuis le 10 novembre 2025 la réunion technique annuelle des experts sur la surveillance des maladies zoonotiques prioritaires, une rencontre régionale organisée dans le cadre de l’opérationnalisation de l’approche One Health au sein de la CEDEAO. Pendant quatre jours, les participants venus des États membres examinent les mécanismes de coordination et de partage d’informations afin de renforcer la résilience des systèmes de santé face aux maladies d’origine animale.

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