À la veille du huitième de finale de la CAN Maroc 2025 contre le Burkina Faso prévu ce mardi 06 janvier à Marrakech, Emerse Faé et Jean-Philippe Krasso ont affiché un message clair : la Côte d’Ivoire veut poursuivre son aventure et assume son statut, sans jamais sous-estimer l’adversaire. Devant la presse, les deux hommes ont rappelé la détermination du groupe, sa cohésion et la nécessité de conserver l’état d’esprit qui a permis de franchir la phase de groupes.
Emerse Faé a d’abord insisté sur l’importance de la fraîcheur retrouvée. « Les jours de repos nous ont fait du bien, on en a profité avec nos familles », a-t-il indiqué, avant de rappeler les exigences d’un tel rendez-vous : « pour passer le cap du Burkina Faso, il faudra les mêmes ingrédients que face au Cameroun. C’est un 1/8e de finale, il faudra être concentrés ».
Le sélectionneur ivoirien refuse d’accorder une valeur excessive à l’ascendant psychologique supposé : « une fois que le match commence, il n’existe plus. Les deux équipes voudront gagner ». Il insiste sur la nécessité de jouer libéré, tout en maîtrisant l’intensité d’un derby toujours particulier. Satisfait des enseignements tirés du succès contre le Gabon, Faé se veut néanmoins prudent : « le Burkina peut nous éliminer sur un match. Rien ne sera facile ».
Jean-Philippe Krasso partage cette analyse. Pour lui, l’objectif est clair. « Peu importe l’équipe en face, il faut gagner le match ». L’attaquant met en avant la cohésion du vestiaire, affirmant qu’ils regardent tous dans la même direction. « C’est en formant une famille qu’on va y arriver », insiste-t-il. Il juge la CAN « très relevée », soulignant qu’aucune équipe n’est présente par hasard à ce stade.
Confiants mais vigilants, les Éléphants abordent ce huitième de finale avec une seule ambition : poursuivre leur route et justifier les attentes placées en eux. « On espère être là jusqu’au bout », conclut Krasso, déterminé à défendre le maillot jusqu’à la dernière minute.
Boris Odilon Blé