Face au déficit persistant de professeurs de sciences (mathématiques, physique et chimie) dans les lycées et collèges, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a présenté le vendredi 13 février 2026 un vaste plan de redressement visant à relever le niveau des élèves et à renforcer la formation continue des enseignants.
Réuni à son cabinet, à Abidjan-Plateau, avec une délégation conduite par le président de la Société mathématique de Côte d’Ivoire, Saliou Touré, le ministre a détaillé les grandes lignes de cette stratégie, annoncée comme imminente.

Au cœur du dispositif : la lutte contre la baisse du niveau en mathématiques, particulièrement visible dans les classes de Seconde et de Terminale C, dont les effectifs connaissent une diminution préoccupante.
« Notre plan va permettre de redonner le goût des mathématiques à nos enfants… depuis les classes du premier degré (primaire) », a assuré N’Guessan Koffi. L’objectif affiché est double : consolider les bases dès le plus jeune âge et créer un vivier solide pour les filières scientifiques au secondaire et dans l’enseignement technique.
Le ministre ambitionne également de relancer les classes E dans les lycées techniques afin de former « massivement des ingénieurs industriels », répondant ainsi aux besoins croissants du marché de l’emploi.

La Société Mathématique de Côte d’Ivoire (SMCI) et l’Institut de Recherche Mathématique (IRMA) se sont engagés à accompagner le ministère dans cette dynamique.
« Nous sommes disponibles pour vous accompagner », a déclaré le Pr Saliou Touré, saluant une démarche concertée et structurée.
Les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment la révision des programmes d’enseignement, la politique des manuels scolaires et le dispositif d’encadrement de l’enseignement privé. Autres points importants de ce dispositif : la construction de nouvelles Écoles normales supérieures (ENS) et surtout, le renforcement de la formation continue des professeurs de mathématiques et de physique-chimie.

En affichant sa détermination à « régler rapidement » ces problématiques, le ministre entend rassurer les parents d’élèves inquiets du recul des performances scientifiques.
« Nous avons collectivement la solution à ces problèmes. Je suis convaincu qu’avec l’implication de tous les acteurs du système, nous parviendrons à offrir un enseignement de qualité dans les sciences à nos enfants », a-t-il affirmé.
À travers ce plan, le gouvernement ambitionne de repositionner les disciplines scientifiques comme un levier stratégique du développement national, en misant sur une réforme en profondeur, de la base jusqu’à la formation des enseignants.