Novembre Bleu : La lutte contre le cancer de la prostate au cœur de la mobilisation en Côte d’Ivoire

Après Octobre Rose, consacré à la sensibilisation sur le cancer du sein, Novembre Bleu met l’accent sur la santé masculine et particulièrement sur la lutte contre le cancer de la prostate. En Côte d’Ivoire, cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par 4 041 nouveaux cas et 2 216 décès liés à cette maladie en 2022, selon les données de GLOBOCAN. Premier cancer chez les hommes dans le pays, le cancer de la prostate évolue souvent sans symptômes apparents à ses débuts. Cette situation favorise les diagnostics tardifs et complique la prise en charge. Le dépistage précoce reste donc un enjeu majeur pour améliorer les chances de guérison. C’est dans ce contexte que s’inscrit Novembre Bleu, une campagne internationale de sensibilisation consacrée à la santé masculine. Elle vise à informer sur le cancer de la prostate, encourager les consultations médicales et favoriser le dépistage précoce. Elle entend également lever les tabous qui entourent cette maladie et les examens qui permettent de la détecter. En Côte d’Ivoire, la campagne a pris forme le 30 octobre 2026 à Agboville, avec la cérémonie de clôture d’Octobre Rose et le lancement de Novembre Bleu. La rencontre a mobilisé plus de 500 participants autour de la prévention des cancers. Dans la continuité de cette initiative, des opérations de dépistage gratuit ont été organisées les 30 et 31 octobre à travers le déploiement de camions mobiles, avec plus de 1 000 personnes attendues. Le recours tardif aux soins demeure par ailleurs l’un des obstacles majeur de la prise en charge du cancer de la prostate. « Mieux vaut venir à l’hôpital quand on est en vie que de dépenser des millions à des funérailles » a déclaré Pierre N’Gou Dimba , Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle À travers cette campagne, l’objectif est de renforcer l’information des populations et d’encourager les hommes à ne pas attendre l’apparition des symptômes pour consulter. Au-delà de la mobilisation de novembre, l’enjeu reste de faire du dépistage un réflexe chez les hommes afin de favoriser la détection précoce du cancer de la prostate et de réduire les décès liés à cette maladie. YONA DIANHORÉ