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Le tambour sacré Djidji Ayokwè de retour après plus d’un siècle

La Côte d’Ivoire a vécu, ce vendredi 13 mars 2026, un moment historique avec le retour du Djidji Ayokwè, tambour-parleur sacré du peuple Atchan (Ébrié), confisqué durant la période coloniale. La cérémonie officielle de réception de cet objet patrimonial s’est tenue au pavillon présidentiel de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, sous la présidence de Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie.

Chimamanda Ngozi Adichie, la plume qui fait résonner le féminisme en Afrique

Découverte par une grande partie du public grâce au titre Flawless de la chanteuse Beyoncé, sorti en 2013 et intégrant un extrait de son discours We Should All Be Feminists, l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie s’est imposée au fil des années comme l’une des voix les plus influentes du féminisme contemporain. À travers ses œuvres et ses prises de position publiques, elle aborde des thématiques telles que le sexisme, le racisme, l’identité et l’immigration.

Franck Biaka : l’homme qui coiffe les femmes depuis trois décennies

Depuis plus de trente ans, Franck Biaka exerce comme coiffeur visagiste. Franco-ivoirien, il s’est formé dans l’univers de la coiffure à Paris, notamment à travers des formations professionnelles comme L’Oréal Paris, avant de poursuivre son activité avec ses deux salons entre l’Europe et l’Afrique. Pour lui, la coiffure ne se limite pas à l’esthétique « La coiffure dans la vie d’une femme est très importante, parce qu’elle permet de fixer son identité », explique-t-il.

Droits d’auteur : le BURIDA sensibilise les résidences meublées à la protection des œuvres artistiques

Dans un communiqué dont RTI info a reçu une copie, le Bureau Ivoirien du droit d’auteur a lancé une opération de sensibilisation, de recensement et de contractualisation visant les résidences meublées et établissements assimilés en Côte d’Ivoire. L’objectif est de garantir la protection et la valorisation des œuvres artistiques diffusées dans ces espaces accueillant du public. Selon la direction générale du BURIDA, cette campagne s’adresse aux gérants et propriétaires d’établissements qui mettent à la disposition de leur clientèle des contenus culturels tels que la musique, les films, les documentaires ou encore des programmes télévisés et radiophoniques. À travers cette initiative, l’organisme souhaite s’assurer que l’utilisation de ces œuvres respecte la réglementation en vigueur sur le droit d’auteur. Conformément à la loi n°2016-555 du 26 juillet 2016 relative au droit d’auteur et aux droits voisins, toute communication d’une œuvre littéraire ou artistique dans un lieu ouvert au public via des écrans ou des dispositifs audio doit faire l’objet d’une autorisation préalable du BURIDA ou du paiement d’une redevance destinée aux créateurs et ayants droit. Les résidences meublées, qui accueillent régulièrement des clients et diffusent des contenus audiovisuels dans leurs espaces, sont donc directement concernées par cette disposition légale. Le BURIDA précise que des tarifs forfaitaires ont été aménagés afin de faciliter la mise en conformité des établissements. À travers cette opération, l’institution chargée de la gestion collective des droits d’auteur en Côte d’Ivoire entend sensibiliser les acteurs du secteur de l’hébergement à l’importance du respect des droits des artistes et créateurs, tout en favorisant un usage légal et équitable des œuvres culturelles. Zézé Dressia

Sublime Women’s Festival : la 3ᵉ édition dévoilée à Yopougon IGES

La conférence de presse de la 3ᵉ édition du Sublime Women’s Festival s’est tenue au 2 plateaux Vallon, annonçant officiellement l’événement prévu les 06 et 07 mars 2026 à Yopougon IGES. Dédié à la célébration et à la valorisation de la femme, ce rendez-vous s’impose désormais comme une plateforme de promotion culturelle, sociale et économique. Le commissaire général a rappelé l’esprit et la vision du festival :  » Le Sublime Women’s Festival est bien plus qu’une célébration, c’est une plateforme qui valorise la femme dans toutes ses dimensions, culturelle, sociale et économique. La vision est déjà de promouvoir l’égalité entre l’homme et la femme du côté de notre belle commune. Il y a le changement de mentalité aussi, au travers des actions très fortes et remarquables. Et au-delà de ça, c’est vraiment éradiquer tout ce qu’on appelle pauvreté », a fait savoir Yann Boris. Ses propos traduisent la volonté de dépasser le cadre festif pour offrir un espace de réflexion, d’échanges et de mise en lumière des talents féminins. Au programme de cette 3ᵉ édition, formations, ateliers, expositions et prestations artistiques viendront rythmer deux journées placées sous le signe de l’inspiration et de l’engagement. Les thématiques abordées mettront en avant l’entrepreneuriat féminin, la créativité culturelle et l’impact des femmes dans le développement communautaire. Le festival entend également renforcer l’inclusion en donnant une place centrale aux jeunes et aux femmes issues de divers horizons. L’objectif est de créer un cadre participatif où chaque voix compte et où les initiatives féminines sont reconnues et valorisées. Avec cette nouvelle édition, le Sublime Women’s Festival confirme son rôle de catalyseur de changement et de reconnaissance. En plaçant la femme au cœur des débats, l’événement ambitionne de marquer les esprits et de contribuer à une société plus équitable et inclusive.

Abidjan accueille la conférence « AVANCE »

La conférence « AVANCE » est un cadre de transformation personnelle dédié à la jeunesse africaine. Initiée par Anaïs Marie-Axelle Allou, auteure et conférencière, cette rencontre a été lancée à Abidjan le 21 février autour du thème : « Se libérer de la comparaison pour avancer à son rythme ». Cette conférence africaine est pensée comme un espace de prise de conscience et d’élévation. L’ambition est d’amener la jeunesse à changer de posture face aux doutes, au sentiment de retard et à la perte de confiance en soi, souvent alimentés par la comparaison avec le parcours des autres. Anaïs Allou, 24 ans, veut déconstruire les croyances limitantes très en vogue dans la génération Z, parfois perçue comme insouciante. Elle veut surtout encourager les jeunes à évoluer à son propre rythme, en mettant un accent particulier sur la discipline mentale, présentée comme un levier essentiel de réussite. Dans un environnement marqué par la domination des réseaux sociaux et la surinformation, la promotrice estime que l’attention est devenue une ressource fragile. Pour elle, « si l’on ne discipline pas son cerveau quant à ce qu’il consomme, regarde ou écoute, on s’expose à la distraction permanente, un frein majeur à la concentration, à la productivité et à la clarté des objectifs ». Au-delà des échanges, « AVANCE » se positionne également comme un espace de connexion et de réseautage pour les jeunes en quête de repères et de sérénité face à l’avenir.Pour l’initiatrice, « la qualité de l’entourage influence directement les ambitions, les opportunités et la perception de soi. » « Se connecter aux bonnes personnes devient ainsi un facteur déterminant pour évoluer dans un environnement stimulant et porteur de croissance », a-t-elle préconisé. Débutée en Côte d’Ivoire, la conférence « Avance », est prévue se tenir à Lomé le 14 Mars et à Cotonou le 21 Mars 2026. À travers cette initiative, Anaïs Allou entend offrir à la jeunesse africaine des outils concrets pour structurer sa vision, avancer sans se comparer et bâtir un parcours en accord avec ses propres objectifs. Marie-France ZÉZÉ

Restitution du tambour parleur « Djidji Ayôkwè » : un acte historique entre la Côte d’Ivoire et la France

La cérémonie officielle de restitution du tambour-parleur « Djidji Ayôkwè », spolié au peuple Bidjan en 1916, s’est tenue le vendredi 20 février 2026 au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris. 
La signature de l’acte de restitution a été effectuée par Rachida Dati, ministre de la Culture de la République française, et Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie de la République de Côte d’Ivoire. Un moment solennel, marqué par une forte charge symbolique, scellant officiellement le retour de cette pièce emblématique du patrimoine ivoirien.

Tissou Touré dévoile « Vivre de Bon’heur », un hymne à la résilience

L’écrivaine Aïssatou Diallo Tissou Touré a mis sur le marché du livre, son nouvel ouvrage « Vivre de Bon’heur ». Le samedi 07 février à la cérémonie de dédicace à Jacobleu Art Gallery, elle a présenté son livre, au titre évocateur, comme une véritable ode à la résilience et à la force intérieure. À travers ces pages, l’auteure invite ses lecteurs à transformer les épreuves de la vie en tremplins vers un bonheur durable. Dans un style accessible et inspirant, elle partage des réflexions nourries par son propre parcours et par les témoignages de personnes ayant surmonté des situations difficiles. Loin des recettes toutes faites, « Vivre de Bon’heur » propose une approche authentique à savoir, apprendre à accueillir les obstacles, à cultiver la gratitude et à redonner du sens à chaque instant. Le livre s’articule autour de plusieurs thématiques clés comme la gestion des blessures émotionnelles, la capacité à rebondir après un échec, et l’importance de la solidarité dans le chemin vers la guérison. Touré insiste également sur le fait que la résilience n’est pas une qualité réservée à quelques privilégiés, mais une compétence que chacun peut développer. « Pour moi, « Vivre de Bon’heur », c’est être libre, malgré les épreuves traversées, et continuer à croquer la vie à pleines dents. C’est comprendre que le bonheur ne signifie pas l’absence de difficultés, mais la capacité de leur donner un sens » a fait savoir Tissou Touré. Avec ce nouvel ouvrage, l’auteur ambitionne de toucher un large public, des jeunes en quête de repères aux adultes confrontés aux défis du quotidien. « Vivre de Bon’heur » se veut à la fois un guide pratique et une source d’inspiration, offrant des pistes concrètes pour bâtir une vie plus sereine et épanouie. La sortie de ce livre marque une étape importante dans la carrière de Tissou Touré, qui confirme son rôle de voix engagée pour le bien-être et la résilience en Afrique et au-delà. Plus qu’un simple ouvrage, « Vivre de Bon’heur » est une invitation à croire en la capacité humaine de se relever et de sourire à nouveau. Yoann APIA

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