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L’OQSF-CI lance un baromètre pour évaluer la qualité des services financiers

L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers de Côte d’Ivoire (OQSF-CI) procédera, le 21 mai 2026 à partir de 8h, au lancement officiel du Baromètre de satisfaction des services financiers. La cérémonie se tiendra à l’Auditorium du Ministère d’État, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Placée sous le haut patronage du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, cette rencontre réunira les principaux acteurs du secteur financier ivoirien autour du thème : « Mesure de la qualité des services financiers en Côte d’Ivoire : Enjeux, méthodes et leviers d’amélioration de l’expérience client ». L’événement enregistrera la participation des institutions publiques et parapubliques, des régulateurs du secteur, des fournisseurs de services financiers ainsi que des associations de consommateurs. Les échanges porteront notamment sur les mécanismes d’amélioration de l’expérience client et la promotion d’une finance plus inclusive et transparente. Présenté comme le premier outil national de notation indépendante, le Baromètre OQSF-CI vise à évaluer la qualité des prestations fournies par les banques, compagnies d’assurances, établissements de microfinance, systèmes financiers décentralisés et autres prestataires du secteur. Plusieurs critères seront pris en compte, notamment l’accueil, la disponibilité, l’écoute, les délais de traitement, le temps d’attente ainsi que la qualité des services proposés. Créé par le décret n°2016-1136 du 21 décembre 2016, l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers de Côte d’Ivoire est une structure rattachée au ministère en charge des Finances. Sa mission principale est de renforcer la transparence et la confiance entre les acteurs du système financier, tout en contribuant à une inclusion financière plus accrue en Côte d’Ivoire.

Proparco et Atlantic Group renforcent leur coopération pour accompagner les secteurs clés de la croissance africaine

À l’occasion du Sommet Africa Forward, co-organisé par la France et le Kenya à Nairobi les 11 et 12 mai 2026, Proparco et Atlantic Group ont signé, le 11 mai, un protocole d’accord visant à structurer un partenariat stratégique de long terme en Afrique. Cette alliance s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’économie réelle, avec un accent particulier sur des secteurs clés tels que l’agro-industrie, l’industrie cimentière, les mines et les services financiers. L’objectif est d’accompagner la croissance d’acteurs privés africains à fort impact et de contribuer à la transformation structurelle des économies du continent. Filiale du groupe Agence française de développement, cette institution financière de développement est engagée depuis près de 50 ans dans le financement du secteur privé. Présente sur le continent à travers six bureaux régionaux et cinq agences locales, Proparco a mobilisé plus de 4,6 milliards d’euros en Afrique entre 2022 et 2025, soit plus de 1,1 milliard d’euros par an. Face à elle, Atlantic Group, actif depuis plus de 40 ans, s’impose comme un acteur structurant de l’économie africaine grâce à sa présence dans plus de 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et de l’Océan Indien. Il intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agro-industrie, l’industrie, la finance et les télécommunications, contribuant à l’industrialisation, à la création d’emplois et à l’inclusion financière. Dans le cadre de cet accord, l’institution financière française mobilisera ses instruments de financement, ses garanties et son expertise technique afin de soutenir les projets portés par le groupe africain et ses filiales, dans une logique de développement durable. « La confiance acquise consacre notre engagement en faveur du développement de nos marchés et de la valorisation des expertises locales », a déclaré Abissa Kouakou, Directeur général d’Atlantic Group, soulignant que cette collaboration permettra d’accélérer l’impact des activités du groupe dans les secteurs clés de la croissance africaine. De son côté, Françoise Lombard, Directrice générale de l’institution française, a indiqué que ce partenariat reflète la volonté d’accompagner des acteurs africains solides et de valoriser les réussites du continent. À travers cet accord, les deux partenaires entendent renforcer leurs capacités d’intervention et soutenir un secteur privé africain plus dynamique, structuré et inclusif, moteur d’une croissance durable.

Lutte contre le blanchiment de capitaux : l’APSFD-CI renforce les capacités des institutions de microfinance

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF-CI), a organisé du 6 au 8 mai 2026 à Abidjan-Cocody, une session de formation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP).

Finance digitale : un service mobile money à domicile lancé à Abidjan  

Officiellement lancé ce 8 mai 2026 à Abidjan, ce produit propose un concept inédit : faire venir le service financier directement au client. Grâce à l’application mobile, les utilisateurs peuvent solliciter un dépôt ou un retrait d’argent, puis recevoir la visite d’un agent chargé d’exécuter la transaction sur place.

Maroc, Côte d’Ivoire, Kenya… les lauréats des 20 ans des Bâtisseurs de l’Économie Africaine dévoilés à Abidjan

Les noms des pays lauréats de la 20e édition des « Africa Economy Builders Forum Awards », plus connus sous l’appellation « Les Bâtisseurs de l’Économie Africaine », ont été dévoilés le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan, au cours d’une conférence de presse animée par le président fondateur de l’événement, Russel Lohoré. Créée en 2006 dans la capitale économique ivoirienne, cette cérémonie de distinction s’est imposée au fil des années comme un rendez-vous majeur de célébration de l’excellence africaine. L’initiative récompense les élites entrepreneuriales et managériales, les entreprises performantes, les institutions économiques, les investisseurs internationaux, les talents de la diaspora ainsi que les multinationales qui contribuent au progrès économique et social du continent. Pour cette édition marquant les 20 ans de l’événement, les organisateurs ont décidé d’innover en récompensant des États africains pour leurs performances dans des secteurs stratégiques. Face aux journalistes, Russel Lohoré a expliqué la vision qui sous-tend cette nouvelle orientation. « Depuis deux décennies, nous mettons en lumière les femmes et les hommes qui apportent une contribution remarquable à la transformation de l’économie du continent. Mais cette année, forts de nos 20 ans de terrain qui nous confèrent une légitimité pleine et entière, nous avons souhaité aller plus loin », a-t-il déclaré. Selon lui, cette édition spéciale entend également mettre en avant les politiques publiques qui participent durablement à la transformation des économies africaines. « Nous avons décidé de reconnaître, dans une catégorie spéciale, des pays ayant enregistré des avancées significatives dans des secteurs stratégiques, sous le leadership de dirigeants dont les politiques publiques ont eu un impact significatif sur le développement économique et social », a-t-il poursuivi. Le promoteur des Bâtisseurs de l’Économie Africaine a par ailleurs insisté sur l’indépendance du processus de sélection. « Cette initiative est indépendante, fondée sur des critères objectifs et portée par un jury composé d’experts et de journalistes reconnus de plusieurs pays », a-t-il affirmé. Le jury de cette édition anniversaire est présidé par Valentin Mbougueng, journaliste spécialiste des questions internationales et de développement, ancien dirigeant de plusieurs rédactions panafricaines, notamment Afrique-Asie, Continental Magazine, Syrte Magazine et Émergence Économique du groupe Fraternité Matin. Prenant la parole à son tour, le président du jury a détaillé les critères ayant guidé les choix des lauréats. « Cette fois, il y aura des États parmi les primés. Des pays qui ont mis en place des politiques publiques efficaces à fort impact dans leurs pays et dans la sous-région. Les critères de performance, de niveau d’investissement et de résultats ont pesé dans le choix des primés », a expliqué Valentin Mbougueng. Il a également mis en avant la crédibilité du jury composé d’une vingtaine d’experts venus de plusieurs pays africains. Journalistes, bureaucrates, technocrates et spécialistes des questions économiques, financières, environnementales et du développement ont participé au processus d’évaluation. Selon lui, le jury s’est appuyé sur les classements de référence des organisations internationales et sous-régionales ainsi que sur plusieurs publications spécialisées reconnues pour effectuer ses analyses. Au total, 11 catégories phares et 3 catégories spéciales ont été retenues pour cette édition des 20 ans. Les lauréats sont : Les prix spéciaux ont été attribués à : À travers cette édition anniversaire, les organisateurs entendent consolider le positionnement des Bâtisseurs de l’Économie Africaine comme une plateforme panafricaine de valorisation des performances économiques, de l’innovation et des politiques publiques à fort impact sur le continent. La cérémonie de distinction aura lieu le 18 juin 2026 à Abidjan. A cette occasion, les entreprises, institutions économiques et autres talents de la diaspora nominés seront connus et récompensés.

Le patronat ivoirien du transport routier alerte sur une concurrence jugée déloyale

Le secteur du transport routier terrestre en Côte d’Ivoire fait face à des tensions croissantes, sur fond de concurrence jugée déséquilibrée par les opérateurs locaux. Derrière les concertations engagées avec les autorités, un malaise profond s’installe, révélant les fragilités d’un secteur stratégique pour l’économie nationale. Depuis plusieurs semaines, des échanges se tiennent entre le ministère des Transports et les organisations professionnelles, notamment l’Association patronale des entreprises de transport terrestre de Côte d’Ivoire (APETT-CI) et le Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier. Officiellement axées sur l’encadrement du marché et l’attribution des autorisations de transport, ces discussions traduisent en réalité une inquiétude grandissante des acteurs locaux. Au cœur des préoccupations : l’expansion progressive de compagnies étrangères sur le marché ivoirien. Selon les transporteurs, certaines de ces entreprises, initialement positionnées sur des lignes internationales comme Niger-Abidjan ou Lomé-Abidjan, étendent progressivement leurs activités vers des lignes nationales déjà exploitées. Dotées de moyens financiers et logistiques plus importants, elles proposeraient des offres plus compétitives, fragilisant ainsi les opérateurs locaux, dont certains seraient aujourd’hui proches de la faillite. Les professionnels dénoncent également des pratiques jugées contraires à la réglementation. Des entreprises étrangères contourneraient le dispositif légal en s’appuyant sur des prête-noms ivoiriens pour obtenir des autorisations d’exploitation. Une stratégie qui leur permettrait d’opérer comme des structures locales, tout en échappant en partie aux mécanismes de régulation, compliquant ainsi la tâche des autorités. Face à cette situation qualifiée de « critique » par certains acteurs du secteur, des mesures de protection temporaire sont proposées. Parmi elles, la suspension, pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans, de certaines autorisations, notamment celles liées aux services de télétransport. L’objectif est de permettre aux entreprises nationales de se restructurer et de renforcer leur compétitivité. Dans ce contexte, le directeur général du Haut Conseil du patronat, Diaby Ibrahim, joue un rôle central dans les négociations en cours, tout en privilégiant une approche discrète pour favoriser une issue concertée. Du côté de l’APETT-CI, la prudence reste de mise, certains responsables affirmant ne pas disposer de mandat pour s’exprimer publiquement. Par ailleurs, des entreprises citées dans les échanges, à l’instar de SONEF, n’ont pas réagi, alimentant les spéculations autour de ce dossier sensible. Au-delà des tensions actuelles, cette situation met en lumière un enjeu majeur : celui de l’équilibre entre ouverture économique et protection des acteurs nationaux. Dans un espace régional marqué par la libre circulation, la régulation du secteur apparaît comme un défi crucial pour éviter une marginalisation progressive des entreprises ivoiriennes. Alors que les discussions se poursuivent, les transporteurs appellent à une prise de mesures rapides afin de préserver la viabilité d’un secteur clé, indispensable à la dynamique économique du pays. Yidéman KOUADIO

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