Dans la région de la Marahoué, l’axe Sinfra-Bouaflé, long de 46 km, a connu une transformation majeure. Longtemps considéré comme difficilement praticable, ce tronçon routier est aujourd’hui entièrement bitumé, offrant aux usagers un confort de circulation nettement amélioré.
Moderne et sécurisée, cette infrastructure contribue à renforcer la sécurité routière, à réduire considérablement les temps de trajet et à fluidifier les déplacements entre les différentes localités. Pour les populations riveraines et les transporteurs, ce changement marque une véritable rupture avec le passé.
Conducteur de camion sur cet axe depuis près de trois décennies, Hassane Konda ne cache pas sa satisfaction : « C’est la première fois que nous pouvons effectuer jusqu’à cinq voyages par jour sur le tronçon Sinfra-Bouaflé. Pour nous, c’est un rêve devenu réalité », confie-t-il.
Même soulagement chez les transporteurs de voyageurs. Mory Fofana, chauffeur de minibus desservant l’axe Bouaflé-Sinfra-Daloa, souligne les bénéfices directs sur son activité : « Cette route était très dégradée et abîmait nos véhicules. Nous devions changer les pneus plusieurs fois par mois. Aujourd’hui, la chaussée est propre et fluide. »
Au-delà des professionnels du transport, les populations locales constatent également une amélioration significative de leur quotidien. À Blanfla, village situé à une dizaine de kilomètres de Bouaflé, les effets du désenclavement sont déjà perceptibles. « Je peux désormais rejoindre Bouaflé en cinq minutes à moto », se réjouit Étienne Gocon, habitant de la localité.
Le bitumage de cet axe stratégique constitue ainsi un facteur clé pour le développement économique et social de la région de la Marahoué. Il facilite notamment l’écoulement des produits agricoles, dynamise les échanges commerciaux et renforce l’attractivité des localités.
Cette réalisation s’inscrit dans une dynamique nationale de modernisation du réseau routier. Ces dernières années, la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé ses infrastructures, avec un linéaire de routes bitumées passé de 6 514 km en 2011 à 8 500 km en 2024.
À travers ce type de projets, les autorités entendent poursuivre le désenclavement des zones rurales et améliorer durablement les conditions de vie des populations.