Les rideaux sont tombés sur la 3è édition du Porlahla Festival de Kouto, dans la région de la Bagoué. Le samedi 7 février 2026, Téné Birahima Ouattara, Haut patron du festival, a exhorté les organisateurs à pérenniser cette initiative, car elle contribue à renforcer l’unité nationale et à valoriser l’image culturelle de la Côte d’Ivoire.
Prenant la parole, Téné Birahima Ouattara, Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, a insisté sur la dimension structurante du festival pour le développement local et le rayonnement national. Il a salué la mobilisation des partenaires tout en réaffirmant l’engagement de l’État à soutenir les initiatives culturelles favorisant la paix et la cohésion.

« Le Porlahla constitue un rendez-vous culturel de dimension internationale et incontournable dans notre pays. Kouto a vibré aux rythmes de ses danses, de ses traditions, de sa musique et de son patrimoine puisé dans la culture sénoufo. Ce festival a démontré la richesse culturelle exceptionnelle de la région et la vitalité de nos valeurs coutumières », a-t-il dit.
Pour lui, au-delà du spectacle, Porlahla incarne une vision culturelle ancrée dans les valeurs de solidarité et de transmission.
« En valorisant notre identité culturelle, vous transmettez aux jeunes générations l’héritage précieux de nos ancêtres. Cette 3e édition a été celle du brassage des cultures. Des milliers de festivaliers, des hommes et des femmes, venus de la Côte d’Ivoire, de la Chine, du Mali, du Ghana, d’Afrique du Sud, du Bénin, du Togo, du Sénégal, du Cameroun, se sont retrouvés à Kouto autour de la culture et du tourisme », a-t-il affirmé.

Dans la même dynamique, Diarrassouba Maférima, vice-présidente du conseil régional de la Bagoué, a rappelé l’importance symbolique du festival pour les communautés locales. « La parole des anciens rencontre l’énergie de la jeunesse. Les tambours racontent l’histoire de nos peuples. Les masques parlent sans voix », a-t-elle déclaré, soulignant la capacité de la biennale à faire dialoguer mémoire et modernité.
Porté par l’engagement de son initiateur, Bernard Koné Dossongui, et soutenu par des partenaires engagés tels qu’Orange Côte d’Ivoire, le Festival Porlahla s’affirme ainsi comme un espace où la culture devient un levier de cohésion sociale, de transmission des savoirs et de développement territorial.
À travers la valorisation du patrimoine sénoufo et l’implication d’acteurs publics et privés, il contribue à écrire une nouvelle page du récit culturel ivoirien, en conjuguant héritage ancestral et perspectives contemporaines.

Organisé en collaboration avec Orange Côte d’Ivoire, le festival met en lumière la richesse du patrimoine sénoufo à travers la danse, la musique, les arts traditionnels et les expressions communautaires. Pendant plusieurs jours, des milliers de festivaliers ont participé à cette célébration, transformant la ville de Kouto en un carrefour d’échanges culturels et humains.
Plus qu’un rendez-vous artistique, Porlahla s’impose comme un espace de transmission intergénérationnelle où traditions, identités locales et ouverture internationale se rencontrent dans une dynamique de valorisation culturelle.