Les parties prenantes du projet d’utilisation du four amélioré TIKA se sont réunies ce jeudi 12 mars 2026 à Abidjan-Cocody, à l’occasion d’un atelier consacré à la mise à l’échelle de cette technologie de cuisson destinée à alléger la charge du travail domestique des femmes en milieu rural ivoirien.
Organisée par le Centre Ivoirien de Recherches Économiques et Sociales (CIRES), la rencontre s’est tenue à Abidjan-Cocody, au sein dudit centre. Elle a rassemblé des représentants du secteur public et privé, des organisations de la société civile ainsi que l’équipe de mise en œuvre du projet.

Mis en œuvre depuis mars 2024 avec l’appui financier du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) du Canada, le projet vise à promouvoir des technologies de cuisson propres afin de réduire le temps consacré aux travaux domestiques non rémunérés, tout en contribuant à l’autonomisation des femmes et à la réduction de l’empreinte carbone des ménages.
Selon les résultats déjà enregistrés, 2 204 ménages vulnérables ont bénéficié de la distribution de foyers améliorés dans plusieurs régions du pays, notamment le Tchologo, le N’Zi, le Lôh-Djiboua et le Tonkpi. L’utilisation de cette technologie permet aux femmes de gagner en moyenne deux heures par jour sur les activités de cuisson, un temps pouvant être réinvesti dans d’autres activités économiques ou sociales.
Au cours de cet atelier, les participants ont partagé les bonnes pratiques issues de la mise en œuvre du projet et échangé sur les opportunités de collaboration entre les différentes parties prenantes. Les discussions ont également porté sur les contraintes et les perspectives liées à l’extension de cette initiative à une plus grande échelle.
Pour Diarra Ibrahim, Directeur du CIRES et enseignant-chercheur, l’objectif du projet est de permettre aux femmes rurales de mieux valoriser le temps gagné grâce à cette technologie.

« Dans le cadre de ce projet, il s’agit de dégager du temps qui permettra aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. Ce temps supplémentaire obtenu grâce au fourneau leur offre la possibilité de s’orienter vers des activités qui leur procurent des ressources et renforcent ainsi leur autonomie », a-t-il expliqué.
Adoptant une approche participative, les travaux ont alterné présentations des résultats, discussions en plénière et échanges autour des contributions attendues de chaque partenaire pour assurer la durabilité du projet.
À l’issue de la rencontre, un rapport détaillé a été produit afin de consigner les recommandations formulées et les engagements pris par les partenaires en vue de renforcer l’impact de cette initiative au profit des ménages ruraux ivoiriens.
Yidéman KOUADIO