Un internaute, identifié sous les initiales B.Z.H., a été interpellé par la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) pour avoir diffusé à plusieurs reprises de fausses informations sur les réseaux sociaux.
Sur son compte Facebook, B.Z.H. relayait des contenus sans en vérifier la véracité. Ces publications ont suscité des signalements auprès de la PLCC, centre technique de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI-CI).
Saisie de l’affaire, la PLCC a ouvert une enquête qui a conduit à l’interpellation de l’internaute. Lors de son audition, il a reconnu les faits, expliquant qu’il partageait ces informations sans preuve, pensant que les sources étaient fiables.
Déféré devant le parquet, B.Z.H. est poursuivi pour diffusion de fausses informations sur Internet, conformément à l’article 65 de la Loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, qui prévoit une peine de six mois à deux ans d’emprisonnement et une amende de 1.000.000 à 5.000.000 FCFA. Cette infraction est aussi prévue par l’article 372 du Code pénal.
Cette interpellation rappelle que la désinformation n’est pas sans conséquence. Pour éviter de relayer une fausse nouvelle, il est important de consulter d’abord les sources officielles avant toute publication. Il faut croiser les informations avec plusieurs médias reconnus et fiables, comme RTI Info, afin de s’assurer de leur exactitude. De plus, il convient de lire l’intégralité du contenu, et non seulement le titre, de vérifier la date et l’origine de l’information, et surtout de s’abstenir de partager en cas de doute.
La RTI 1 propose également une rubrique de vérification appelée “Alerte Infox”, diffusée dans le journal télévisé de 20h, où les fausses informations qui circulent sur Internet sont démenties et expliquées.
Restons vigilants et informés : s’informer à la bonne source, c’est protéger la cohésion sociale et contribuer à un climat apaisé pendant cette période électorale.
Phinées Abigail NIAVA