Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) disposera en 2026 d’un budget de 31,26 milliards FCFA, soit 0,18 % du budget national, adopté à l’unanimité par les députés de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale. Le projet a été présenté le mercredi 19 novembre 2025 par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’gou Dimba, représentant la ministre Nassénéba Touré.
Ce budget vise à consolider les actions en faveur de l’autonomisation des femmes, de la cohésion familiale et de la protection des enfants, trois priorités que le ministère a déjà renforcées en 2024. Cette année-là, 68 000 femmes ont été formées dans 145 Institutions de formation et d’éducation féminine (IFEF), tandis que 1 453 femmes ont bénéficié d’un accompagnement à l’entrepreneuriat. Plus de 400 groupements féminins ont également été équipés pour améliorer leurs activités génératrices de revenus.
En matière de protection de l’enfance, les résultats sont tout aussi significatifs. Ainsi, 177 717 orphelins et enfants vulnérables ont reçu une assistance, 5 465 enfants en situation de rue ont été pris en charge et 796 enfants séparés de leurs familles ont pu être réinsérés. Le ministère a également assuré la prise en charge de 6 641 enfants victimes de violences et l’encadrement de 20 582 enfants âgés de zéro à cinq ans dans des structures adaptées.

Parallèlement, plus de 4 000 ménages vulnérables ont reçu un appui social, tandis que les campagnes de sensibilisation menées sur les droits des femmes et des enfants ont touché 62 000 personnes.
Le budget 2026 du MFFE s’articule autour de quatre programmes majeurs, notamment l’administration générale, la promotion du genre et l’autonomisation des femmes, la consolidation de la famille ainsi que la protection des enfants et adolescents vulnérables.
Il s’inscrit pleinement dans les piliers II et IV du Plan national de développement (PND), qui portent sur le renforcement de l’inclusion sociale et l’amélioration du capital humain.