Lancé en Côte d’Ivoire et au Ghana en 2020, le projet Cocoa4Future vise à accompagner la transition agroécologique de la cacao culture. Le mardi 2 décembre 2025, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et l’Agence française de développement (AFD), ont livré les conclusions sur la durabilité des exploitations cacaoyères en Côte d’Ivoire. Durant deux jours, cet atelier a réuni des acteurs publics, privés, scientifiques et de la société civile.
Soulignant l’importance du projet Cocoa4Future, porteur d’enjeux essentiels pour la durabilité et l’évolution des systèmes de production, Dr Serge Marlet, directeur régional du CIRAD pour l’Afrique de l’Ouest, a fait savoir que les résultats confirment la pertinence de l’initiative financée par l’UE, en particulier les avancées en agroforesterie et en solutions agroécologiques contre le Swollen Shoot.
Il a saisi l’occasion pour insister sur la nécessité de réfléchir désormais à la mise à l’échelle de ces acquis, qui apportent une meilleure compréhension des déterminants de la durabilité, des impacts environnementaux, de la performance technico-économique et des dynamiques institutionnelles et organisationnelles.
« Je tiens à féliciter tous les acteurs de consortium pour la qualité scientifique et opérationnelle de leur travail. Comme vous le savez, l’Union Européenne est déterminée à lutter activement contre la déforestation. Son objectif est clair, garantir que les produits consommés en Europe, tels que le cacao et ses dérivés, ne contribuent pas à la déforestation ni à la dégradation des forêts », a indiqué Laure Demoulin, représentante le chef de la délégation de l’UE en Côte d’Ivoire.
Elle a n’a pas manqué de préciser que ce projet financé à hauteur de 470 millions d’euros en Côte d’Ivoire, constitue une étape cruciale pour l’avenir de la cacao culture ivoirienne.

« L’initiative s’inscrit dans la stratégie européenne visant à promouvoir des investissements durables et à renforcer les efforts mondiaux contre la déforestation », a-t-elle rappelé.
Pour sa part, professeur Aboudramane Bamba, a, au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, salué l’initiative, rappelant l’importance stratégique du secteur agricole pour la Côte d’Ivoire : 30 % du PIB et 40 % des recettes d’exportation, portées en grande partie par le cacao, dont le pays est le premier producteur mondial.
Il a rappelé les défis majeurs auxquels la filière est confrontée perturbations climatiques, sécheresses, mauvaise répartition des pluies, déforestation et propagation du Swollen Shoot, qui entraîne des pertes de 30 à 40 % des recettes au niveau national.
Face à ces enjeux, l’État ivoirien a engagé plusieurs projets, notamment dans l’agriculture de précision, l’innovation technologique et l’étude approfondie du Swollen Shoot. Le ministère voit en Cocoa4Future un projet parfaitement aligné avec le Plan national de développement et la stratégie nationale de recherche et d’innovation.
Durant 5 ans, le projet Cocoa4Future repose sur un cadre permettant de conduire un large éventail de recherches. Objectifs, diffuser des systèmes de cacao culture agroforestiers performants et adaptés aux attentes des cacaoculteurs. Aussi, promouvoir des leviers de durabilité socio-économique des exploitations cacaoyères.