La Direction du Contrôle Financier (DCF) a présenté, le mercredi 3 décembre 2025 à Cocody-Angré, sa politique qualité ainsi que la cartographie détaillée de ses processus. Une démarche stratégique qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement ivoirien de renforcer la transparence, la performance et la régularité dans la gestion des finances publiques.
Cette présentation marque une étape majeure dans la modernisation administrative. En tant qu’organe central du ministère chargé du Budget, la DCF joue un rôle essentiel dans le contrôle administratif permanent des dépenses publiques. Elle s’assure de la conformité des opérations financières menées par les institutions, ministères, collectivités territoriales et structures bénéficiant de fonds de l’État.

Pour N’da Kacou Ange, directeur du contrôle financier, cette initiative traduit l’engagement de la structure à s’aligner sur les standards internationaux : « La mise en place d’une politique qualité n’est pas une option mais une exigence au regard des ambitions de l’État. Elle marque notre volonté d’améliorer la cohérence de nos pratiques, d’uniformiser les méthodes et de garantir un contrôle plus réactif et plus fiable », a-t-il affirmé.
La politique qualité vise à renforcer le suivi des différentes étapes de la chaîne de dépense publique – de l’engagement à la liquidation, en passant par le service fait. Elle permettra également d’améliorer la performance de l’action administrative grâce à une meilleure organisation des procédures et à une harmonisation des pratiques internes.
L’un des points forts de cette démarche demeure la cartographie des processus, considérée comme un instrument fondamental dans la maîtrise des risques. Elle offre une vision claire et détaillée des étapes critiques du contrôle financier, facilitant ainsi l’identification des zones sensibles et l’anticipation des irrégularités potentielles.
Djibril Sékongo, Directeur général de QUALITAS, partenaire technique de la démarche, a insisté sur l’importance de cet outil : « La cartographie des processus est un instrument stratégique. Elle permet de clarifier le fonctionnement interne, de réduire les risques opérationnels et de garantir une meilleure qualité de service », a-t-il expliqué, soulignant qu’une administration performante repose sur des processus bien maîtrisés.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre du budget-programme désormais en vigueur en Côte d’Ivoire. Axé sur les résultats et la redevabilité, ce mode de gestion impose une plus grande rigueur dans l’utilisation des ressources publiques. La DCF entend ainsi jouer un rôle moteur dans l’accompagnement de l’État vers une gouvernance budgétaire plus efficace et orientée vers l’impact des politiques publiques.
À court terme, cette initiative devrait professionnaliser davantage les interventions des contrôleurs financiers et améliorer la qualité des rapports. À moyen terme, elle contribuera à réduire les irrégularités, renforcer la confiance des partenaires et optimiser les ressources publiques.
Comme l’a rappelé N’da Kacou Ange, « notre ambition est de faire du contrôle financier un véritable outil de pilotage, au service de la performance publique ».
La présentation de la politique qualité et de la cartographie des processus illustre la volonté de l’administration ivoirienne d’adopter des standards modernes de gestion, de transparence et d’efficacité.
Elle constitue une avancée significative dans l’amélioration continue du contrôle des finances publiques et dans la construction d’une administration plus performante au service des citoyens.