Constituant l’un des piliers de l’économie ivoirienne, la filière anacarde fait face à des défis liés à la déforestation, au manque de consensus dans la fixation des prix et aux conditions de travail dans le secteur de la transformation. Pour résoudre ces problèmes, Inades-Formation et ses partenaires ont décidé de mettre en place, un projet d’appui à l’amélioration de la durabilité de la filière en Côte d’Ivoire. Le mercredi 10 décembre 2025, les parties prenantes se sont réunies pour présenter les acquis du projet précédent et les nouvelles perspectives.
« L’objectif pour nous est de sensibiliser les producteurs d’anacarde à des pratiques agroécologiques, les accompagner à renoncer aux produits phytosanitaires pour traiter leurs parcelles, parce que cela détruit l’environnement », a fait savoir Mamadou Bamba, Chargé du programme anacarde et entrepreneuriat collectif agricole à Inades-formation.

Au titre des acquis précédents, il ajoute que plusieurs producteurs ont bénéficié d’un accompagnement à la commercialisation des noix de cajou, la mise en place d’un mécanisme qui permet aux coopératives de fonctionner convenablement.
Cet atelier de formation a également permis au bailleur et les autres parties prenantes de prendre l’engagement pour faciliter le dialogue entre producteurs, transformateurs et acheteurs.
« Le but pour nous est de mettre tous les acteurs ensemble pour une meilleure prise de conscience des défis, des réalités ici sur le terrain, mais aussi trouver des solutions, des bonnes pratiques, pour une bonne traçabilité et de transparence », a expliqué Simen Hoy Dypvik, Conseiller principal de l’association Ethical Trade Norway.

Pour lui, toutes ces actions vont permettre aux producteurs locaux de connaître les exigences qui existent dans le marché européen.
Au nom du Gouvernement, Richard Delo, représentant le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des cultures vivrières, a félicité Inades formation pour son engagement, aux côtés de la communauté rurale et son appui technique.

« Ce projet vise à contribuer au développement d’une filière anacarde durable, plus respectueuse de l’environnement et de la biodiversité, qui améliore la sécurité alimentaire et les revenus des producteurs, mais qui profite également, à renforcer le pouvoir des organisations professionnelles agricoles », s’est-il réjoui.
Elaboré pour la période de 2025-2027, ce projet a pour objectif principal, de contribuer au développement d’une filière anacarde durable, d’améliorer la conduite et la productivité des systèmes de production à base d’anacardiers.
La phase expérimentale avait touché les régions du Gontougo, de la Marahoué et du Bounkani.