Le gouvernement ivoirien franchit une nouvelle étape dans la protection des agriculteurs ivoiriens. Conscient de leur vulnérabilité face aux aléas climatiques et aux difficultés structurelles, il a procédé à l’extension de la Couverture Maladie Universelle (CMU) aux planteurs de café-cacao, coton-anacarde et hévéa-palmier à huile.
L’annonce a été faite par Me Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, le 16 avril 2026 à Nouakchott en Mauritanie, lors de la 34ᵉ Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique. Aux côtés de son homologue de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, il a plaidé pour une intégration accrue de la protection sociale dans les politiques agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience et de développement.
« Un système agroalimentaire ne peut être performant que si les femmes et les hommes qui le font fonctionner sont eux-mêmes sécurisés », a-t-il affirmé. Dans ce cadre, le financement des cotisations des planteurs sera assuré par les Caisses de stabilisation des cultures concernées.
Le ministre a également rappelé le lancement, en décembre 2025, du Programme d’Investissement en Protection Sociale (PIPS), doté de 187,4 milliards FCFA, destiné aux agriculteurs des autres spéculations et au secteur informel.
Cette initiative s’inscrit dans une réforme structurante impulsée par le Président de la République, Alassane Ouattara, avec la mise en place de la CMU et du Régime Social des Travailleurs Indépendants (RSTI). Pour Adama Kamara, investir dans la protection sociale des agriculteurs, c’est investir dans la continuité et la solidité des systèmes alimentaires.
Yoann APIA