« Sécurité alimentaire : quel rôle pour l’innovation agricole ? », c’est le thème autour duquel s’est tenue la table ronde organisée par Bayer Afrique de l’Ouest et du Centre. Le mercredi 21 octobre 2026, Innocent Konan, le directeur général, a plaidé pour une innovation agricole adaptée aux besoins et aux réalités des producteurs, afin de renforcer la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
Selon lui, la thématique choisie rappelle que les décisions et les investissements d’aujourd’hui détermineront la résilience de nos systèmes alimentaires de demain.
Ayant en charge la zone Afrique subsaharienne, il fait savoir que les systèmes mis en place subissent de multiples pressions : difficultés d’accès à l’alimentation, variabilité climatique, accès limité à des intrants de qualité et aux connaissances agronomiques, insuffisance des infrastructures et du financement, accès inégal aux marchés.
« Face à ces défis, nous devons continuer à investir dans la science, tout en dépassant une vision trop étroite de l’innovation. Elle peut être une semence adaptée aux réalités locales, une pratique agronomique plus efficace, une formation ou un conseil délivré au bon moment. Elle peut aussi être un financement aligné sur le cycle agricole, une meilleure solution de stockage ou un partenariat qui sécurise les débouchés », propose-t-il.
Selon lui, les producteurs ont besoin de solutions performantes et accessibles, de semences de qualité, de connaissances agronomiques et d’un accompagnement adapté pour améliorer leurs performances. Ils doivent également pouvoir stocker, transporter et commercialiser leurs récoltes dans de bonnes conditions.
Il a saisi l’occasion pour mettre en avant le rôle de la culture du maïs dans l’alimentation humaine et animale, ainsi que dans le développement de plusieurs chaînes de valeur.
« L’amélioration de la productivité de cette culture et le renforcement de la filière semencière peuvent générer des opportunités pour les producteurs », informe le directeur général de Bayer Afrique de l’Ouest et du Centre.

En outre, il a rappelé que Bayer mobilise plusieurs leviers pour contribuer à cet objectif, notamment les semences hybrides conventionnelles sur les marchés concernés, l’amélioration de la qualité et le traitement des semences, les démonstrations ainsi que les recommandations techniques.
Cette rencontre a également été rehaussée par la présence d’Alexandre Dibi Kokora, Directeur Général de la Planification, des Statistiques et des Projets au Ministère de l’Agriculture, représentant le ministre Bruno Koné qui n’a pas manqué de féliciter l’initiative.
« Cette rencontre doit nous permettre de passer du constat à l’action, de lever les principaux freins à l’adoption des innovations, de clarifier les priorités de chaque acteur et d’essayer d’émerger une part dans les collaborations contraires pour la souveraineté », a-t-il souhaité.
Par ailleurs, il a égrené quelques pistes de solutions, qui pourront aider à accompagner les producteurs dans leurs projets semenciers.
Selon les organisateurs, cette rencontre s’inscrit dans une démarche régionale autour de l’innovation, de la durabilité et de la sécurité alimentaire. La Côte d’Ivoire et la Tanzanie constituent les deux marchés prioritaires de cette initiative 2026.