Selon l’ambition du plan d’accélération numérique 2026-2028 de l’État de Côte d’Ivoire, 40 projets prioritaires, notamment dans le développement des compétences numériques au profit des jeunes va voir le jour. Mais face aux besoins croissants, Orange Côte d’Ivoire a décidé de miser sur la formation des talents locaux. Lors d’un panel en marge de la 14è édition de la CGECI Academy 2026, Mame Diop-Ba directrice des Opérations d’Orange Cloud & Cyber Solutions, a appelé à adapter ces formations afin de mieux répondre aux besoins des entreprises.
Placée autour du thème « Bâtir des champions nationaux de la connaissance », le 29 octobre dernier, Mame Diop-Ba a fait savoir que la formation ne doit pas se limiter aux connaissances théoriques, mais doit également préparer les jeunes aux réalités du monde professionnel, particulièrement dans les domaines du cloud, de la cybersécurité et des réseaux.
Elle a insisté sur l’importance de développer chez les futurs professionnels des compétences techniques et comportementales, notamment la capacité d’adaptation, l’ouverture d’esprit et la volonté d’apprendre.

Pour elle, le développement des métiers du numériques passe par une meilleure adéquation formation-emploi. Les compétences techniques doivent aussi s’accompagner de qualités humaines, telles que l’adaptabilité et la capacité à apprendre, dans un secteur marqué par des évolutions constantes.
Pour sa part, Dr Moussa Abdoul Kader Diaby, directeur général de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), a mis l’accent sur le rôle de la recherche et de l’innovation dans la production de nouvelles connaissances.
Il a cité les publications scientifiques, les brevets et les applications concrètes des résultats de recherche comme des moyens de valoriser les travaux des institutions de formation et de recherche.
À travers cette édition tenue sous la thématique générale « Capital Humain, levier stratégique pour l’Afrique », la CGECI Academy remet au centre du débat une conviction essentielle : le développement économique de l’Afrique ne peut se faire sans un investissement durable dans les compétences et les talents.