À l’unanimité, l’Assemblée législative du peuple, dirigée par le régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré, a réintroduit la peine de mort, ce 20 octobre 2026. Au terme du vote, les 71 parlementaires ont adopté la nouvelle loi portant Code pénal au Burkina Faso.
« Cette réforme législative vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle permet d’introduire des innovations majeures visant à adapter le dispositif pénal aux exigences de protection de la société et de lutte contre les différentes formes de criminalité », a publié le ministère de la Justice et des Droits humains du Burkina sur sa page Facebook.

À travers cette nouvelle loi, le gouvernement entend maintenir son engagement en faveur d’une justice pénale qui répond aux aspirations du peuple. La peine pourra être prononcée, entre autres, dans des cas d’actes de terrorisme, d’espionnage, de trahison et de parricide.
Pour rappel, la peine capitale avait été abolie au Burkina Faso en 2018, et la dernière exécution recensée dans le pays remonte à 1988.
Cyrielle Brou