Le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) revient pour sa 18e édition, du 28 avril au 03 mai 2026 entre Abidjan et Dimbokro. Fidèle à sa vocation de mêler culture et réflexion citoyenne, l’événement innove cette année avec un thème inédit : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? »
Lancé officiellement le mardi 24 mars au Sofitel Hôtel Ivoire par A’Salfo, commissaire général du festival et membre du groupe Magic System, le FEMUA 18 entend dépasser le cadre musical pour devenir une plateforme de débats sur les enjeux technologiques qui bouleversent le continent. Le Gabon, pays invité d’honneur sera de la partie.
Au programme, une riche combinaison de concerts, panels et ateliers. Les scènes vont accueillir des artistes africains et internationaux, tandis que des conférences vont réunir chercheurs, entrepreneurs et acteurs culturels autour des impacts de l’IA sur l’emploi, l’éducation, la création artistique et la gouvernance. Les jeunes seront particulièrement mis à l’honneur, avec des sessions de sensibilisation aux opportunités offertes par les nouvelles technologies.
Pour cette 18e édition, le commissaire général a choisi une dizaine d’artistes pour se présenter au festival : Meiway (Côte d’Ivoire), Dena Mwana ( RDC), Fatoumata Diawara (Mali), Kedjevara (Côte d’Ivoire), l’Oiseau Rare (Gabon), les Garagistes (Côte d’Ivoire), Black M (France), Roselyne Layo (Côte d’Ivoire), Didi B (Côte d’Ivoire), Youssou N’Dour ( Sénégal).

Le choix thématique de cette édition traduit une volonté claire : interroger l’avenir de l’Afrique face à une révolution numérique qui suscite autant d’espoirs que de craintes. L’IA est perçue comme un levier de développement, capable d’améliorer la santé, l’agriculture ou l’éducation, mais aussi comme une menace potentielle pour l’emploi et la souveraineté numérique.
En outre, comme innovation de cette année, le FEMUA COMEDY CLUB fera partie des activités, ce 28 avril à l’Institut Français, avec Prissy la degameuse, une panoplie d’humoristes ivoiriens et de l’étranger.

Par ailleurs, en plaçant l’intelligence artificielle au centre de ses réflexions, le FEMUA confirme son rôle de festival citoyen, engagé au-delà de la musique. Il s’inscrit dans une dynamique où la culture devient un vecteur de dialogue sur les grandes transformations du continent.
Yoann APIA