Un atelier d’information et de sensibilisation sur les changements introduits par l’annexe fiscale 2026, applicables aux plateformes technologiques de VTC, notamment les dispositions relatives à la patente transport et aux nouvelles obligations fiscales, s’est tenu le mardi 10 février dernier à Abidjan. Lors des échanges, la Direction générale des Impôts a informé qu’un changement majeur a été mis en place, pour redéfinir les responsabilités et les équilibres entre chauffeurs, propriétaires de véhicules et plateformes numériques.
Avec pour objectif, de présenter en détail les nouvelles dispositions fiscales applicables au secteur des VTC et lever toute ambiguïté avant l’entrée en vigueur effective du dispositif, les discussions ont portées sur l’article 30 de l’annexe fiscale 2026, qui encadre désormais le régime applicable aux véhicules opérant via des plateformes numériques.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche pédagogique visant à encourager l’adhésion volontaire des opérateurs et à prévenir les incompréhensions lors des premières déclarations, les autorités fiscales ont insisté sur l’importance d’une bonne compréhension du mécanisme, pour garantir une parfaite transition.
« La disposition antérieure prévoyait un prélèvement de 4 % jugé difficile à appliquer. Désormais, chaque véhicule sera soumis au paiement d’une patente de transport selon son type et les modalités d’exercice de l’activité », a expliqué Diézou Landry de la Direction des grandes entreprises (DGE).
Il ne manque pas de souligner que cette réforme vise à instaurer davantage d’équité et de justice fiscales dans le secteur du transport.
Pour sa part, Maître Noël Faustin Kouamé, directeur associé du cabinet IKT, a indiqué que l’atelier répond à un impératif de pédagogie autour des innovations de l’Annexe fiscale 2026.

« Un contribuable bien informé est un bon contribuable », a-t-il affirmé, saluant la disponibilité des services techniques de la DGI pour répondre aux préoccupations des participants.
Présente à cette rencontre, Elodie Filopon, responsable des politiques publiques Afrique francophone chez Yango, a indiqué l’importance de l’appropriation des réformes par tous les acteurs afin d’assurer la conformité avec les exigences légales.
Au-delà de la question fiscale, les chauffeurs attirent également l’attention sur un autre enjeu : le niveau des commissions prélevées par les plateformes numériques. Avec la disparition du prélèvement de 4 %, ils espèrent une révision des modalités financières afin que l’allègement bénéficie concrètement à ceux qui assurent le service au quotidien.